Scan 420
Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la facture …, 1893
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1Comme instruments absolument nouveaux, il n'y a que le forte-piano, la clarinette venue d'Allemagne, vers 1750, et la clarinette-basse faite à Paris en 1772. On peut y joindre les reconstitutions d'instruments anciens faites d'après l'idée de Sarrette, les buccins et le tuba-curva, ainsi qu'un essai de contre-clairon (1791).
3A partir de la Révolution, naissent les nombreuses causes qui aident à la transformation et à l'extension des instruments de musique ; la science succède peu à peu à l'empirisme. Les procédés de travail s'augmentent et s'améliorent ; les instruments cessent d'être des objets de luxe, ils tiennent une place prépondérante dans l'enseignement du Conservatoire ; de nombreux corps de musique sont formés pour les armées et la célébration des fêtes nationales ; un peu plus tard, ce sont les sociétés civiles ; enfin, le goût de la musique se répand partout. Alors, la France peut non-seulement suffire à sa consommation et faire l'exportation, sur une grande échelle, mais elle contribue à son tour dans une large mesure, à la découverte de nouveaux agents sonores et au perfectionnement des instruments existants ; quelques-uns même subissent une telle transformation qu'ils constituent presque des créations. Point n'est besoin d'insister sur les améliorations considérables qui ont fait
5tose an III, « un cor anglais de Baur-Wier de Maëstricht ». Le cor anglais commença même à être cultivé peu après, car il en parut une méthode faite par Fr. Châlón, musicien du théâtre Feydeau et de la garde des consuls », dont la date est suffisamment indiquée par la dernière qualification (1799-1804).
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