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Scan 125
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1que les résultats ont toujours été ou médiocres ou mauvais. Il a même eu l’occasion d’en jouer un à Hirschberg (Silésie), qui était fait en écaille de tortue et avait coûté cent ducats; le son en était détestable. Il termine ainsi :
3« On a tenté ensuite de changer les formes de toutes les manières, et, en fin de compte, suivant mon opinion, le résumé de toutes ces innovations est que la forme actuelle du violon peut être difficilement changée en une meilleure¹. »
5Ce que disait Ernst en 1804 était juste de tout point, et cependant, en Allemagne même, les essais recommencèrent bien-tôt. En 1808 on propose un violon de nouvelle forme: l’auteur est d’avis de modifier le patron usité jusqu’alors, en plaçant les échancrures de manière que les deux parties, haut et bas, soient parfaitement égales en longueur et en largeur, et il place le chevalet au centre de l’instrument². En 1811, Jean-Antoine Hænsel, musicien de la chambre du duc de Schœnburg, à Rochsburg, et luthier, fait un nouveau modèle qui est à peu près le même que le précédent, et il dit l’avoir inventé dès l’année 1801³.
7En France, nous suivons la même voie : Baur, en 1810, propose un violon sans barre; Chanot⁴, en 1817, fait accepter
9¹. Allgemeine musikalische Zeitung, 1808, tome X, p. 809. L’article est signé de l’initiale P.
11². Ces essais dataient déjà de loin. Le musée du Conservatoire de Paris possède plusieurs violons en écaille datant du courant du xviiie siècle (n° 1, 2, 3 du catalogue). Un violon en cuivre, de 1776 (n° 12), un en faïence de Delft (n° 14). Il en existe un au musée des antiques de Rouen, en faïence. Le n° 14 du musée de Paris a été joué, et M. Gustave Chouquet, dans son intéressant catalogue, dit que la sonorité n’en est ni puissante ni agréable.
13³. Allgemeine musikalische Zeitung, 1811, tome XIII, p. 69 à 82.
15⁴. François Chanot était capitaine ingénieur de deuxième classe dans la marine française. Les lettres C. I. D., qu’il mettait dans les étiquettes de ses violons, sont les initiales de ce titre. Il nous est impossible d’entrer ici dans tous les détails techniques
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