Books › Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876 › scan 176
Scan 176
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
22 lines. Read by computer on 28 September 2026, twice; the two readings disagreed in places. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1Antonio Stradivari est mort le 18 décembre 1737. Il laissait une belle aisance, presque une fortune pour le temps, car on disait, paraît-il, à Crémone : Riche comme Stradivari! — Et cependant, combien était modeste la rémunération pécuniaire qu’il tirait de ses instruments! Il paraît acquis à l’histoire qu’il vendait ses violons quatre louis d’or¹.
3En admettant que le prix fût double pour les violoncelles, à quels chiffres arrive-t-on par la comparaison de ce que se payent aujourd’hui ces chefs-d’œuvre?
5Cinq de ses enfants vivaient encore lorsqu’il mourut :
7DU PREMIER LIT :
9Francesco, qui était resté célibat¹⁰, âgé de soixante-six ans,
10Omobono, — — — cinquante-huit ans,
11Cattarina, qui était restée fille, âgée de soixante-trois ans.
13DU SECOND LIT :
15Giuseppe, prêtre, âgé de trente-trois ans,
16Paolo, négociant, âgé de vingt-neuf ans.
18Ce dernier s’était marié le 7 septembre 1737, c’est-à-dire un peu plus de trois mois avant la mort de son père, qui pouvait ainsi emporter dans la tombe l’espoir que son nom ne s’éteindrait pas avec lui. Antonio Stradivari fut enterré à Crémone, dans l’église Saint-Dominique des pères dominicains, dans la chapelle du Rosaire, à gauche en entrant. Le tombeau de sa famille, dont l’emplacement avait appartenu jusqu’en 1729 aux Villani, lui avait alors été cédé par ces derniers, et depuis lors
20¹. Fétis, A. Stradivari, Paris, 1856, page 76. one of two readings
21¹ Fétis, A. Stradivari, Paris, 1856, page 76. one of two readings
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.