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Scan 197
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1CHAPITRE II.
3Lorsque M. Vuillaume eut mis à nu ces six admirables instruments, dont la beauté était encore rehaussée par l’aspect misérable du lieu, il resta un instant immobile, toujours à genoux, promenant son regard de l’un à l’autre, entouré des hommes, des femmes et des enfants qui le regardaient avec de grands yeux ébahis! Certains sujets choisis par les peintres ont mérité moins que celui-là les honneurs du pinceau.
5Après être tombé d’accord avec les intéressés sur l’estimation de ces six violons, M. Vuillaume partit de suite pour Milan. À son arrivée en cette ville, il fut conduit dans un petit hôtel de dernier ordre, appelé avec quelque peu d’exagération Hôtel des Délices, demeure habituelle de Tarisio et son quartier-général. Là, dans une chambre, se trouvaient entassés pêle-mêle 244 violons, altos et violoncelles d’anciens maîtres. Après l’examen fait, le tout, formant un ensemble de 250 instruments, fut estimé, d’accord avec les parties, à la somme de 80,000 francs payée comptant, et M. Vuillaume revint en France avec cette précieuse collection qui ne tarda pas à se disperser de tous les côtés. Disons, pour terminer, que Tarisio laissait, en mourant, à ces parents que nous avons vus si misérables dans la pauvre ferme de la Croix, une fortune de 300,000 francs, produit de son commerce depuis 1825 environ jusqu’en 1854. Cet homme, qui ne savait ni lire ni écrire, avait concentré toutes ses facultés sur la lutherie ancienne, et à force d’activité, d’intelligence et d’économie, était parvenu à ce résultat surprenant dans une branche d’affaires qui n’était en réalité que du brocantage. one of two readings
6Après être tombé d’accord avec les intéressés sur l’estimation de ces six violons, M. Vuillaume partit de suite pour Milan. À son arrivée en cette ville, il fut conduit dans un petit hôtel de dernier ordre, appelé avec quelque peu d’exagération Hôtel des Déllices, demeure habituelle de Tarisio et son quartier-général. Là, dans une chambre, se trouvaient entassés pêle-mêle 244 violons, altos et violoncelles d’anciens maîtres. Après l’examen fait, le tout, formant un ensemble de 250 instruments, fut estimé, d’accord avec les parties, à la somme de 80,000 francs payée comptant, et M. Vuillaume revint en France avec cette précieuse collection qui ne tarda pas à se disperser de tous les côtés. Disons, pour terminer, que Tarisio laissait, en mourant, à ces parents que nous avons vus si misérables dans la pauvre ferme de la Croix, une fortune de 300,000 francs, produit de son commerce depuis 1825 environ jusqu’en 1854. Cet homme, qui ne savait ni lire ni écrire, avait concentré toutes ses facultés sur la lutherie ancienne, et à force d’activité, d’intelligence et d’économie, était parvenu à ce résultat surprenant dans une branche d’affaires qui n’était en réalité que du brocantage. one of two readings
8Depuis la disparition de Tarisio, ce genre de commerce n’a
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