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Scan 408
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1tains qu’il est souvent difficile, sinon impossible, d’en suivre la trace d’une manière à peu près positive, et nous devrons, pour les premiers temps surtout, invoquer des témoignages qui se rapprochent, pour la plupart, beaucoup plus de la légende que d’une réalité bien prouvée. Ce sont les poètes qui, les premiers, nous initieront à cette branche intéressante de l’art musical.
3Dans les pays scandinaves, ces poètes, nommés Scaldes, furent les premiers à exalter dans leurs poésies les vieilles légendes du Nord; ils les chantaient en s’accompagnant d’un instrument de musique. Guerriers illustres, chanteurs et musiciens tout ensemble, ils passaient pour les sages de la nation et ils étaient accueillis par les premiers rois de Norvège comme les plus considérés de leurs courtisans.
5L’Edda, qui est un recueil de traditions mythologiques des peuples du Nord, et les Sayas, poésies séparées des Scaldes, sont les monuments les plus importants de ce genre parvenus jusqu’à nous. On conserve encore en Norvège la musique sur laquelle se déclamait le fameux chant guerrier le Krakumal, œuvre d’un Scalde dont le nom est resté inconnu¹.
7Dans les Gaules et parmi les populations celtes comme les Bretons, les Kymris, les Irlandais, les Écossais, les poètes chanteurs furent appelés d’abord Bardes; ils prirent plus tard en France le nom de Harpeors, Jougleors, Trouvères, Ménestrels dans le Nord, et de Troubadours dans le Midi.
9Les Bardes formaient, sous la domination romaine dans les Gaules, une classe ayant sa place bien marquée dans l’état social
11¹. Introduction de J.-B. Depping à l’Histoire de la Normandie, de Th. Liquet. Rouen, 1835, 2 vol. in-8°. — P.-E. Muller, la Bibliothèque des Sayas.
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