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Scan 86
Les instruments à archet: les feseurs, les joueurs d'instruments, leur histoire sur le continent européen, vol. 1, 1876
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1HISTOIRE DES INSTRUMENTS.
3chercher des voies nouvelles. Le dessin que nous donnons (Pl. IX, fig. 1) est une reproduction fidèle du manuscrit¹; nous y voyons les éclisses bien marquées, le tire-corde, les ouïes en forme de croissant allongé, et placées face à face. La tête est garnie d'une boue, destinée probablement à tendre et détendre les cordes. Le dessinateur a omis le chevalet, mais comme l'archet est placé côté de l'instrument, il ne peut y avoir aucun doute sur sa nature. L'accord est marqué sur chacune des quatre cordes : d. g. c. — La. Ré. Sol. Ut. L'auteur attribue l'invention de cette viole à un certain Albinus, sans donner d'autres détails que le dessin que nous reproduisons.
5Dans le cours du xvᵉ siècle, nous rencontrons peu de chose sur les instruments à archet, et cependant les modifications apportées dans leur construction nous sont clairement indiquées par les dessins du temps. En examinant, par exemple, la viole jouée à l'épaule par le personnage qui figure dans la jolie peinture du Psaultier du roi René, composé vers 1485², nous y trouvons déjà la forme dégrossie du violon. Les échancrures, les éclisses, la forme des contours, le tire-corde, la position du chevalet, tout indique que déjà à cette époque les améliorations étaient sensibles. René de Lorraine, grand amateur des beaux-arts comme son grand-père³, avait fait la guerre en Italie, et il
7¹. Nous possédons un calque parfait et complet de cet opuscule pris sur l'original unique existant à la bibl. de Gand. Nous le devons à l'obligeance et à l'habileté d'un de nos amis, M. Frédéric Faber, de Bruxelles, qui n'a pas reculé, dans le seul but de nous être agréable, devant ce travail de bénédictin. Le ms., qui n'est pas signé, est titulé De diversis monocordis, tetracordis, extacordis (sic), eptacordis et ex quibus versas formantur instrumenta musica. Il est de la fin du XIVᵉ siècle et non du XIIIᵉ, comme l'indique Fétis dans sa brochure sur Stradivari, Paris, 1856, p. 36. one of two readings
8¹. Nous possédons un calque parfait et complet de cet opuscule pris sur l'original unique existant à la bibl. de Gand. Nous le devons à l'obligeance et à l'habileté d'un de nos amis, M. Frédéric Faber, de Bruxelles, qui n'a pas reculé, dans le seul but de nous être agréable, devant ce travail de bénédictin. Le ms., qui n'est pas signé, est titulé De diversis monocordis, tetracordis, extacordis (sic), eptacordis et ex quibus versas formantur instrumenta musica. Il est de la fin du XIVe siècle et non du XIIIe, comme l'indique Fétis dans sa brochure sur Stradivari, Paris, 1856, p. 36. one of two readings
10². Ce dessin sert de frontispice au présent volume.
12³. René II, duc de Lorraine. Petit-fils de René d'Anjou, roi de Naples et de Sicile
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