Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 206

Les luthiers italiens aux 17è et 18e siècles; nouv. éd. du Parfait luthier de l'abbé Sibire, suivie de notes sur les mâitres des diverses écoles, 1869

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11796; mais il est permis de croire que, sans l’arrivée à Paris de Viotti, le nom de l’illustre chef de l’École crémonaise serait demeuré inconnu longtemps encore. C’est, en effet, au célèbre virtuose italien que les contemporains durent la connaissance du nouveau maître.
3Viotti possédait un admirable Stradivarius, dont la sonorité fut une révélation. Les prix de ces instruments étaient alors bien modestes : on pouvait rapporter d’Italie une basse ou un violon moyennant trois ou quatre cents francs; encore les prix avaient-ils singulièrement augmenté depuis la mort de Stradivarius, qui ne vendait ses instruments que quatre louis d’or.
5Nous devons à l’obligeance de M. Poignié, violoncelliste de mérite, l’un des élèves survivants de Duport, des détails qui ne manquent pas d’intérêt sur les vicissitudes qu’eut à subir le violoncelle-Stradivarius de son maître avant de devenir la propriété de M. Franchomme.
7Ce splendide instrument, modèle accompli de facture, avait été commandé à Stradivarius par un vieux médecin de Lyon, au retour d’un voyage d’Italie. Stradivarius n’avait demandé que son prix ordinaire; mais, sur les

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