Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 107

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1ne donnerait que des sons âcres et mordants; il périrait bientôt, si la superposition et l’extension d’un liquide onctueux ne le défendaient de l’intempérie des saisons, et surtout de l’haleine du joueur. Mais cette robe obligée ne doit pas avoir l’effet d’une sourdine. Puis donc qu’il faut indispensabellement, pour protéger le bois, d’abord un encollage, et ensuite un certain nombre de couches de vernis, il faut aussi que ces pâtes, parfaitement délayées, plus légères que massives, nourrissent les matériaux sans masquer leur vertu, et adoucissent les sons sans les obstruer. Ce ne serait pas la peine d’avoir pris tant de précautions avec le compas, pour les annuler avec des drogues. Émaillez tant qu’il vous plaira, mais n’assourdissez pas. Quand je vous commande un Violon, je souhaite qu’il soit joli, mais j’entends qu’il soit bon; et mon oreille, indignée et jalouse, ne vous pardonnerait pas d’avoir, à ses dépens, travaillé pour mes yeux.
3Commencez donc par me supprimer vos liqueurs acides et corrosives, dont surtout le sapin s’imbibe comme une éponge, et qui, furetant dans l’intérieur des bois, où elles n’ont que faire, brûlent et calcinent une séve intéressante. Ne vous servez pas non plus, ou du moins soyez très-sobres, même jusqu’à l’avarice, de ces huiles essentielles et desséchantes, dénaturées

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