Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 118

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1stance. Cette chanterelle est quelquefois trop mince, et toujours trop claire. Cela provient de ce que les voûtes du fond, trop aiguës et trop étranglées, coupent au vif les oscillations de l’air, et le font pointiller dans le haut quand il devrait s’arrondir; en sorte qu’au lieu d’être mâle et robuste, le mi a un son femelle qui tire un peu sur le clinquant. Pour l’empêcher de se quintessencer, et rétablir les vraies proportions, je conseillerais aux propriétaires de la tenir un peu élevée sur le chevalet, et de faire porter à l’instrument un boyau d’une certaine rondeur; car, défaut pour défaut, il vaut mieux infirmer tant soit peu la proportion des cordes que de laisser subsister dans les sons une disproportion déplaisante. La transition d’une corde à l’autre serait bien moins sensible, et peut-être cette légère nuance d’un son trop brillanté finirait-elle par disparaître.
3Nicolas Amati, neveu d’Antoine, qu’il ne faut pas confondre avec le Nicolas, oncle d’Antoine, dont j’ai parlé ci-dessus, a fait des Violons très-recherchés et dignes de l’être, surtout les grands modèles. Portées sur des éclisses moyennes ou basses, les deux tables sont très-épaisses dans les centres, et minces dans les flancs. Le son est assez brillant et d’une bonne force sur la chanterelle, les basses sont rondes et onctueuses, ainsi que la troisième; mais très-souvent la se-

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