Scan 153
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
4 lines. Read by computer on 30 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1léger accident est un appel aux hommes de l’art, et cet appel est très-fréquent. De là cette immense variété dans les travaux d’une profession qui, bornée à la simple facture, serait trop circonscrite. Sur un violon à établir, mille se présentent à raccommoder. Pour peu que les luthiers aient du renom, ils ne savent auquel entendre, et la création, qui dans tout autre état est la partie brillante et principale, n’est presque dans le leur qu’un objet secondaire.
3Observez en second lieu que l’art de la restauration sert beaucoup à perfectionner celui de la fabrique, en lui donnant une plus grande étendue. Il n’est rien de tel, pour exceller dans une profession, que d’être rompu dans tous les genres. Un luthier fait très-sagement d’adopter de préférence une manière habituelle, mais il ne doit donner l’exclusion formelle à aucune ; autrement il ne serait point en mesure pour contenter toutes ses pratiques. Les musiciens n’ont pas tous la même oreille; l’un est pour l’éclat, et l’autre pour la force. Comment les satisfaire également tous les deux? En raisonnant différemment les épaisseurs; avec elles, vous pouvez prendre, parfaitement juste, la mesure de leurs sensations. Au lieu de vous astreindre à leurs idées, tenterez-vous de leur inoculer ou de leur vacciner votre unique manière, comme étant la
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.