Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 155

Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869

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1Rien ne doit se ressembler. Le mécanisme de l’auteur doit servir à régler la main du réparateur; une table plus ou moins épaisse est une donnée qui fixe la faiblesse ou la force de la barre. Des croissants plus épais ou plus minces demandent une âme plus ou moins longue, un peu plus rapprochée du chevalet ou de la barre; la construction du tout exige un manche plus plat ou plus renversé. A des violons clairs il faut des chevalets plus élastiques; à des violons robustes, des chevalets plus forts, plus roides, plus évidés, etc. Toutes ces observations, et une foule d’autres que je supprime, avaient été faites par l’auteur avant que diverses altérations successives en eussent effacé la trace; maintenant il faut les ressaisir: il avait mis dans son ouvrage ce qui devait y être, ce qui n’y est plus; il faut lui restituer ce qui lui appartient, c’est-à-dire qu’il faut être en même temps, et l’auteur et soi-même.
3Que d’impôts à la fois un luthier doit payer à son art! Plus les réparations sont conséquentes, plus ses obligations sont étendues. Le nombre des modes de restaurations étant incalculable, comme celui des contusions et des chocs, c’est presque toujours à la justesse du coup d’œil et à l’inspiration du moment à diriger la main-d’œuvre. Ces combinaisons manuelles de la pru-

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