Scan 208
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1instances du docteur, qui désirait un instrument encore plus soigné que de coutume, on convint de doubler la somme. La basse fut expédiée à Lyon, où son propriétaire ne devait pas en jouir bien longtemps. A la mort du docteur, la basse resta aux mains des héritiers pendant deux années environ; puis, elle fut apportée à Paris. L'instrument fut alors successivement proposé, mais sans succès, aux principaux luthiers, qui ne devinèrent pas la perle rare qui leur était offerte. En présence des difficultés d'une vente à l'amiable, on pensa à l'hôtel Bouillon. L'instrument y fut porté. La mise à prix n'ayant pas été couverte, on dût retirer le violoncelle. Duport jouait alors un Amati assez faible et racontait volontiers que, présent à la vente en compagnie de deux de ses élèves, les princes de Soubise et de Guéménée, il avait été plus d'une fois sur le point de surenchérir, honteux de la timidité de ces grands seigneurs. Malheureusement, il n'était pas en fonds. Déposé chez Cousineau, fabricant de harpes et luthier rue Mazarine, l'instrument resta là assez longtemps sans provoquer d'offres. Enfin, les propriétaires allèrent trou-
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