Scan 227
Les luthiers italiens aux XVIIe et XVIIIe siècles, 1869
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1chez Silvestre que l’instrument arriva à Paris et fut proposé à Clapisson, qui l’acquit pour un prix fort modeste. Nous avons dit les qualités de sonorité et de coupe de ce petit joyau ; signalons aussi la particularité des doubles coins, ou plutôt la double échancrure des bords, qui rappellent beaucoup l’aspect de la viole de la Sainte Cécile du Dominiquin. La chalcographie du Louvre a publié d’excellentes gravures de ce tableau (1).
3Nous ne quitterons pas la vitrine aux pochettes sans dire un mot d’un violon à volute renversée qui y figure à titre de singularité ou d’innovation. — L’instrument est probablement une reproduction du violon de Channot aîné, très-habile luthier, bien connu de Savart, et qui travailla plus d’une fois sur les indications de ce savant acousticien. Channot avait le premier adopté et propagé cette modification de la volute, qui offrait quelques avantages au point de vue de la pose des cordes, surtout pour le la, trop engagé or-
5(1) Cæcilia virgo Domino decantans æri incisa ex tabula Dominican asservata in Pinacotheca Regia, 5 pedes alta, 3 pedes et 6 pollices lata. — Steph. Picart Romanus sculpsit. (Chalcographie du Louvre.)
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