Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 22

Une famille de grands luthiers italiens, Les Guarnerius, 1909

4 lines. Read by computer on 25 September 2026. Printed page 14. See the scan on archive.org.

1Serafino, étaient tous beaucoup plus jeunes que lui et ne purent que lui succéder auprès du maître. Aussi peut-on être étonné de l’erreur vraiment singulière dans laquelle est tombé George Hart dans un livre imparfait, mais néanmoins précieux et fort intéressant : Le Violon, et fait avec un véritable amour du sujet (1). En faisant connaître l’entrée du jeune Guarnerius chez Nicolas Amati, Hart s’écrie, dans un élan de lyrisme : — « De quel intérêt pour nous seraient les plus petits événements de la vie d’atelier d’Andrea, s’il nous avaient été conservés ! Nous savons que dans ses premières années Guarnerius travaillait côte à côte avec Stradivarius dans l’atelier de leur maître commun Nicolo Amati. Quel charme n’aurait pas pour les véritables amateurs du violon un souvenir ou une anecdote de cet âge d’or de la fabrication du premier des instruments ! L’idée seule que ces trois hommes vivaient ensemble dans un commerce journalier éveille dans le cœur des adorateurs du violon le sentiment d’une vive émotion. Malheureusement, un Boswell n’était pas là pour prendre note des petits événements de chaque jour, insignifiants alors, mais qui seraient si pleins d’intérêt aujourd’hui ». Malheureusement aussi, cet enthousiasme n’a pas de raison d’être, car lorsque André Guarnerius entra chez Nicolas Amati en 1641 il ne pouvait encore être question de Stradivarius, qui ne devait naître que trois ans plus tard, en 1644. Hart avait négligé de consulter les dates. J’aurai plus de plaisir à reproduire tout à l’heure l’opinion qu’il exprime sur le talent et les produits d’André Guarnerius, opinion raisonnée et d’un vrai connaisseur.
3(1) The violin, its famous makers and their imitators (Le violon, ses fameux feseurs et leurs imitateurs), London, 1875, in-4°. Une traduction française de cet ouvrage important, due à Alphonse Royer (ancien directeur de l’Opéra), a paru à Paris, chez Schott, en 1886. Georges Hart, luthier et l’un des plus fameux marchands d’instruments de Londres, très expert sous ce rapport, parce qu’il avait beaucoup étudié et comparé, était plus à même qu’aucun autre d’écrire un livre de ce genre. Ce livre est imparfait, je l’ai dit, en quelque sens, mais il est plein de détails et de renseignements que l’auteur est allé chercher lui-même en Italie, et il reste indispensable à consulter pour qui veut s’occuper sérieusement de lutherie.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.