Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 24

Une famille de grands luthiers italiens, Les Guarnerius, 1909

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1ques du plus haut degré. Les violons de ce maître sont la plus haute expression de son talent ; la main-d’œuvre est admirable, elle ne s’élève pas cependant au beau fini d’Amati ».
3André dut produire beaucoup, bien que ses instruments, je l’ai dit, soient devenus d’une grande rareté, car il a travaillé plus de quarante ans. Nous en avons la preuve par une de ses étiquettes que Vidal a reproduite dans son livre et qui porte la date de 1696, deux années avant sa mort. Il était déjà septuagénaire. Ses violoncelles sont devenus plus rares encore que ses violons, selon ce qu’en disent MM. Hill dans leur beau livre sur Stradivarius (1) : — « Nous ne pouvons parler qu’avec une certaine réserve des violoncelles produits par André Guarnerius ; du reste, il n’en fit apparemment que très peu ; nous n’en avons rencontré que cinq ou six d’une indiscutable authenticité. Le patron nous rappelle un peu les Maggini ; la largeur n’est pas en proportion avec la longueur ». Rares ou non, il est certain qu’ils ont acquis une valeur considérable. J’en trouve la preuve dans un livre récent de M. Albert Fuchs : Taxe der Streich-Instrumente (Leipzig, 1907, in-8°), qui est comme une sorte de guide commercial du luthier. Cet écrivain, après avoir indiqué que le prix des violons d’André Guarnerius est d’environ 3.000 marks (3.750 francs), et que celui de ses violoncelles est beaucoup plus élevé, ajoute : « Quant à l’instrument solo de la Société des violoncellistes Böckmann de Dresde (das Dresdner cellisten Böckmann), œuvre d’Andreas Guarneri de 1794, d’une supériorité égale pour le son et pour la beauté, c’est en vain qu’un négociant anglais en offrit 40.000 marks », soit 50.000 francs. On peut donc juger que celui-là est en effet d’une valeur exceptionnelle.
5On ne cite point d’autres élèves d’André Guarnerius que ses deux fils, Pierre et Joseph ; il est cependant probable qu’il en dut former plusieurs
7(1) Antoine Stradivarius, sa vie et son œuvre, par Henry, Arthur et Alfred Hill, traduction française de M. Maurice Reynold (Paris, Fischbacher, 1908, un vol. in-4°, richement illustré). C’est, avec la brochure de Fétis, le seul écrit spécialement consacré à l’illustre luthier.

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