Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

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Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1REICH (Le P. Hoynos), né en 1677, à Wangen, en Bavière, entra en 1693 au couvent d'Ottoheurn, où il fit ses études et ses vœux. Il y mourut en 1750. Excellent organiste et bon compositeur pour l'église, il a laissé en manuscrit beaucoup de messes, Misérere, motets et litanies.
3REICHA (Joseph), violoncelliste et compositeur, naquit à Prague en 1746. Après avoir été pendant plusieurs années attaché au service du comte de Wallerstein, il entra en 1787 chez l'électeur de Cologne, à Bonn, en qualité de maître de concerts et de chef d'orchestre du théâtre. La goutte dont il était tourmenté ne lui permit pas de remplir longtemps ce dernier emploi. Il mourut à Bonn en 1795, et non en 1793, comme il est dit dans le Lexique universel de musique publié par le docteur Schilling. Reicha a eu de son temps la réputation d'un violoncelliste habile, d'un bon chef d'orchestre et d'un compositeur de mérite. On a publié de sa composition : 1° Six duos concertants pour violon et violoncelle, op. 1, liv. 1 et 2; Bonn, Simrock. — 2° Trois concertos pour violoncelle et orchestre, op. 2; Offenbach, André. — 3° Symphonie concertante pour 2 violons, ou violon et violoncelle, op. 3; Bonn, Simrock. — 4° Trois duos pour violon et violoncelle, op. 4; ibid. — 5° Symphonies à dix parties, op. 5, n° 1, 2, 3; ibid. — 6° Symphonies concertantes pour violon et violoncelle, n° 2 et 3; ibid. — 7° Symphonie concertante pour 2 cors; ibid.
5REICHA (Antoine), neveu du précédent, est né à Prague le 27 février 1770. Admis comme enfant de chœur à l'église de la Croix-du-Seigneur, à l'âge de neuf ans, il apprit en même temps que la musique les éléments de la langue latine, puis suivit les cours de l'université. Parvenu à sa seizième année, il se rendit à Bonn près de son oncle, qui lui fit continuer ses études musicales. Le traité de la fugue de Marpurg, et le livre de Kirnberger sur la composition pure, furent ses seuls guides dans l'art d'écrire. Ses progrès furent rapides, car à dix-sept ans il dirigea lui-même l'exécution de sa première symphonie. Plus tard, il disait que l'étude de l'algèbre lui avait été fort utile pour pénétrer les mystères de l'harmonie : si l'on ne savait d'ailleurs que cette étude ne peut conduire à rien de réel en musique, on aurait la preuve, par les ouvrages de Reicha sur la théorie de cette science, qu'elle n'empêche pas de tomber dans de graves erreurs.
7En 1794, Reicha alla s'établir à Hambourg, où il donna pendant cinq ans des leçons de piano et d'accompagnement. Il y écrivit la musique d'un opéra français intitulé : Godefroid de Montfort.
9Après une répétition de cet essai dramatique dirigée par Rode, qui se trouvait alors à Hambourg avec Garat, le directeur du théâtre de cette ville fit à Reicha des propositions pour qu'il y fit représenter son ouvrage; mais M. de Fombrune, émigré français, lui donna le conseil de le faire entendre à Paris. Séduit par l'espoir du succès dans la capitale de la France, Reicha ne fut plus occupé que du désir de faire des économies pour s'y rendre, et pendant plusieurs années il se livra à l'enseignement avec ardeur dans ce but. Il put enfin se mettre en route, et arriva à Paris au commencement de 1799. Il s'y fit connaître avantageusement par une symphonie exécutée aux concerts de la rue de Cléry, qui jouissaient alors d'une célébrité méritée. Cet heureux début lui fit obtenir le livret d'un opéra destiné au théâtre Feydeau. Déjà sa partition était prête, lorsque les deux théâtres d'opéra-comique de la rue Feydeau et de Favart furent successivement fermés. Le dénouement jeté dans l'âme du compositeur par ces contremes le décida à s'éloigner de Paris pour aller à Vienne, où il se lia d'amitié avec Haydn, Albrechtsberger, Salieri et Beethoven. Ce fut alors que Reicha se livra avec activité à la composition, et qu'il écrivit un nombre considérable d'ouvrages en tout genre, où il fit preuve de plus de facilité que de génie. Ce fut alors aussi que ses idées commencèrent à se formuler en ce qui concernait la théorie de l'harmonie, la modulation et les formes didactiques des compositions. Le premier ouvrage où il montra sa tendance pour l'innovation dans ces formes, est le recueil de Trente-six fugues pour le piano d'après un nouveau système, qu'il dédia à Haydn. Ce nouveau système, qui consistait à faire des réponses aux sujets de fugues à tous les degrés de la gamme, au lieu de les traiter en fugues réelles ou tonales, à la tonique et à la dominante, n'était autre chose que ce que les compositeurs italiens du dix-septième siècle appelaient ricercare di fantasia, et que Langlè avait essayé de faire revivre dans son Traité de la fugue. C'est dans ce livre que Reicha avait pris l'idée de ce prétendu nouveau système, pendant son séjour à Paris : il avait cru y trouver le principe d'une modulation plus riche de variété, et ne s'était pas aperçu qu'il aménâtissait le sentiment de la tonalité, sur lequel repose toute la musique possible du système européen. D'ailleurs la réunion des formes scolastiques aux libertés de la fantaisie gâte les unes et les autres, chacune de ces choses représentant un ordre d'idées dont l'objet est différent. Dans une notice fournie par Reicha aux compilateurs du Dictionnaire historique des musiciens, il est dit

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