Books › Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860 › scan 239
Scan 239
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
14 lines. Read by computer on 3 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1cathédrale de Liège, dans la première moitié du dix-huitième siècle, mort en 1747, a écrit de la musique d'église qui était estimée de son temps, et qui est restée en manuscrit. Il a publié trois Sonates pour deux violons et violoncelle; Liège, Miles Libert (note de M. Van Elewyck).
3RENTTE-LINSEN (J.-C.), professeur de musique à Amsterdam, est auteur d'un manuel élémentaire des principes de la musique et de solfège, à l'usage des écoles primaires de la Hollande, intitulé : Handleiding by het Onderrigt in de Toonen Zangkunst op de Schoolen van het lagere onderwys, etc.; Harlem, de l'imprimerie de J. Enschedé, 1823, in-4° ob. de 24 pages. M. Rente-Linsen vivait encore à Amsterdam en 1846.
5RENTSCH (JEAN-WOLFGANG). Voyez SAUER.
7RENOVOISY (RICHARD DE), chanoine et maître des enfants de chœur de la Sainte-Chapelle de Dijon, était un des plus habiles luthistes de son temps. On voit dans l'Histoire des commentateurs de la coutume de Bourgogne, par le président Boubier (p. xlv), que la trop libre fréquentation de Renvoisy avec ses élèves le fit tomber dans un crime pour lequel il fut condamné à être brûlé vif. La sentence fut exécutée le 6 mars 1586. M. Poisot (Les Musiciens bourguignons, p. 18) rapporte l'extrait du Journal manuscrit d'un chanoine musical de la Sainte-Chapelle de Dijon, nommé Pepin, dans lequel on lit ce passage, à la date de 1586 : « Le 13 février a été contraint M. de Renvoisy, par « Messieurs de la cour, et emporté en sa chaire, « assisté de plusieurs huissiers d'icelle cour, et « conduit en la conciergerie du palais, tous ses « biens séquestrés, etc. Il était maître de musique « habile, et des plus habiles qu'il y eût sur le « luth. » Le chanoine musical Pepin était assurément un singulier écrivain. Il existe des vers latins à la louange de Renvoisy, par un certain Philibert Colin, dont on trouve un extrait dans les œuvres de jurisprudence du président Boubier (Dijon, 1787, t. I, p. xxix). On a de Richard de Renvoisy les ouvrages dont voici les titres : 1° Psalmi Davidici quatuor vocum; Paris, Richard Breton, 1573, in-4° oblong. — 2° Les odes d'Anacréon mises en musique à quatre parties; Paris, Richard Breton, 1581, in-4° ob.
9RENZSCH (CHARLES-ERNEST), facteur d'orgues et de pianos à Dresde, a eu de la réputation en Allemagne. En 1797, il sortit de chez le facteur Horn pour établir lui-même des ateliers de construction d'instruments. Au nombre de ceux qu'il a faits, on remarque l'orgue d'Arnsfeld, près d'Annaberg.
11REPARAZ (D. ANTONIO), compositeur espagnol de l'époque actuelle, a fait jouer à San Juan de Oporto, en 1857, les opéras de sa composition intitulés : 1° Don Gonzal de Cordoba; 2° Don Pedro el Cruel; et dans la même année il a donné au théâtre de Saragosse l'opéra-comique (zarzuela) el Castillo feudal. On n'a pas d'autre renseignement sur cet artiste.
13REQUENO-Y-VIVÈS (L'abbé VINCENT), littérateur et numismate, naquit en 1743, à Calatrava, dans l'Aragon. A l'âge de quatorze ans, il entra dans la Société des Jésuites; et à l'époque où ils furent expulsés de l'Espagne, il s'embarqua pour l'Italie, avec beaucoup de ses confrères, et alla s'établir à Rome, où son érudition et son goût pour l'archéologie le firent connaître des savants. Plus tard, il profita de la permission accordée aux jésuites espagnols de rentrer dans leur patrie, et bientôt après il fut nommé membre de l'Académie d'Aragon et conservateur des médailles de cette société. Informé du rétablissement des jésuites en Sicile, il se hâta de retourner en Italie, pour se réunir à eux; mais il ne put arriver au terme de son voyage, étant mort à Tivoli, le 17 février 1811, à l'âge de soixante-huit ans. Ses ouvrages relatifs à la musique sont : 1° Saggio sul ristabilimento dell' arte armonica de' Greci e Romani cantori; Parme, 1798, 2 vol. in-8°. L'objet principal de ce livre est de démontrer, d'après la doctrine d'Aristoxène, que les Grecs n'ont fait usage dans leur musique que de l'octave divisée en douze demi-tons égaux. Requeno y considère Pythagore, et surtout Ptolémée, comme les destructeurs de la musique antique, par l'invention de leurs proportions des intervalles. Il soutient aussi l'existence de l'harmonie dans la musique grecque, et attribue l'invention du contrepoint à Lysandre, contemporain de Tyrte (part. I, chap. 11). Tout ce que renferme le livre de ce jésuite est dénué de fondement, car les Grecs n'ont eu aucune notion de ce que les acousticiens modernes appellent le tempérament : ce n'est pas de cela qu'il s'agit dans le système d'Aristoxène. Requeno a recours au monocorde pour la démonstration de sa fausse théorie des douze demi-tons de la gamme naturellement égaux, tandis qu'Aristoxène n'admet que l'oreille pour juge de la justesse des six tons égaux par lesquels il divise l'octave, en opposition aux pythagoriciens, qui, par le calcul, n'y trouvaient que cinq tons et deux demi-tons mineurs. Quant à la connaissance que les Grecs auraient eue de l'harmonie, dans le sens donné à ce mot par les peuples modernes, et à l'usage qu'ils en auraient
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.