Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 245

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1musique théori-physico-pratique générale et élémentaire, ou exposition des bases et des développements du système de la musique, Paris, Godefroy, 1806, in-4° de 54 pages, et de 43 planches, en partie gravées et en partie imprimées avec les caractères de musique d'Olivier et Godefroy. A l'égard des planches gravées sous ce titre : La Couronne d'Apollon, ou le guide de la musique, citées par M. Quérard dans la France littéraire (tome 7, page 557), elles appartiennent à l'ouvrage précédent.
3REY-DUSSEUIL (ANTOINE-FRANÇOIS-MARIAUX), littérateur, né à Marseille, le 12 juillet 1800, fit ses études dans cette ville, puis suivit des cours de droit à Aix et à Paris. Il abandonna la culture de cette science pour se livrer à celle des lettres, contribua à la rédaction de plusieurs journaux politiques et littéraires, publia des romans qui eurent quelque succès, et mourut aliéné à Paris, en 1837. Attaché à la rédaction du nouveau Mercure de France pendant quatre ans, il y a inséré des Lettres sur les théâtres lyriques, où il analysait le mérite des compositeurs, des opéras et des acteurs. Ces lettres se font remarquer par une tournure d'esprit originale, et par une critique pleine de causticité; mais Rey-Dusseuil n'avait pas les connaissances nécessaires en musique pour donner de la solidité à ses jugements.
5REYER (LOUIS-ÉTIENNE-ERNEST), né à Marseille, le 1er décembre 1823, entra à l'âge de six ans à l'école communale de musique dirigée par M. Barsotti (voyez ce nom), qui, trouvant en lui d'heureuses dispositions réunies à une jolie voix de soprano, en fit un bon lecteur : le premier prix de solfège fut décerné deux fois au jeune Reyer dans les concours de son école. Ses parents ne le destinaient pas à la profession de musicien, il fut envoyé à Alger, à l'âge de seize ans, et entra dans les bureaux de son oncle (M. Louis Farrenc), aujourd'hui trésorier payeur de la province de Constantine. Les affaires administratives, pour lesquelles M. Reyer avait peu de penchant, ne le détournaient pas de son goût pour la musique. Il jouait du piano, étudiait avec ardeur l'harmonie, organisait des concerts et devenait l'âme des salons où l'on faisait de la musique. Bientôt il fit ses premiers essais de composition dans des romances qui obtinrent de la vogue et se chantent encore ; enfin, lorsque le duc d'Aumale arriva à Alger, M. Reyer composa une messe qu'il dédia à la duchesse, et qui fut exécutée solennellement devant les princes. De bonnes choses furent remarquées dans cet œuvre, resté inédit jusqu'au moment où cette notice est écrite. one of two readings
6REYER (LOUIS-ÉTIENNE-ERNEST), né à Marseille, le 1er décembre 1823, entra à l'âge de six ans à l'école communale de musique dirigée par M. Barsotti (voyez ce nom), qui, trouvant en lui d'heureuses dispositions réunies à une jolie voix de soprano, en fit un bon lecteur : le premier prix de solfège fut décerné deux fois au jeune Reyer dans les concours de son école. Ses parents ne le destinaient pas à la profession de musicien, il fut envoyé à Alger, à l'âge de seize ans, et entra dans les bureaux de son oncle (M. Louis Farrenc), aujourd'hui trésorier payeur de la province de Constantine. Les affaires administratives, pour lesquelles M. Reyer avait peu de penchant, ne le détournaient pas de son goût pour la musique. Il jouait du piano, étudiait avec ardeur l'harmonie, organisait des concerts et devenait l'âme des salons où l'on faisait de la musique. Bientôt il fit ses premiers essais de composition dans des romances qui obtinrent de la vogue et se chantent encore; enfin, lorsque le duc d'Aumale arriva à Alger, M. Reyer composa une messe qu'il dédia à la duchesse, et qui fut exécutée solennellement devant les princes. De bonnes choses furent remarquées dans cet œuvre, resté inédit jusqu'au moment où cette notice est écrite. one of two readings
8Après la révolution de 1848, M. Reyer se rendit à Paris, avec le dessein de se livrer sans réserve à la culture de l'art vers lequel il se sentait entraîné. Son premier soin fut de perfectionner, par des études nouvelles, ses connaissances dans la partie technique de la composition : ce fut sa tante, Mme Louise Farrenc, qui le dirigea dans ce travail, rendu facile par la vive intelligence du jeune artiste. Après avoir produit quelques œuvres légères qui ne lui fournissaient que d'insuffisantes ressources pour son existence, M. Reyer se lia d'amitié avec Théophile Gautier, qui écrivit pour lui le poème d'une ode symphonique, avec des airs et des chœurs, sur un sujet oriental dont le titre était le Selam. Cet ouvrage fut exécuté avec succès au Théâtre-Italien, le 5 avril 1850 ; la critique toutefois opposa au Selam le Désert de Félicien David, et crut voir dans l'un de ces ouvrages une imitation de l'autre, quoique M. Reyer n'ait puisé ses mélodies que dans son propre fonds, au lieu de les emprunter, comme son prédécesseur, aux chants des Arabes. Au Selam succéda Maître Wolfram, opéra en un acte, dont le poème était de Mery, et qui fut représenté au Théâtre-Lyrique, le 20 mai 1854, quelques jours avant sa clôture. Repris plus tard à l'Opéra-Comique, il est resté au répertoire. Les conditions désavantageuses de la carrière de compositeur dramatique en France se montrent avec évidence dans celle de M. Reyer, car ce n'est qu'à de longs intervalles qu'il lui est donné d'aborder la scène. Le 20 juillet 1858 il fit représenter à l'Académie impériale de musique Sacountala, ballet en deux actes sur un sujet indien, dont le scenario était de Théophile Gautier. Malheureusement, la première représentation ne précéda que de peu de jours le départ pour Pétersbourg de Mme Ferraris, qui y jouait le rôle principal, et, plus malheureusement encore, les décors de Sacountala furent brûlés dans l'incendie du magasin de l'Opéra, rue Richer. La Statue, opéra en trois actes de M. Reyer, fut joué au Théâtre-Lyrique, le 11 août 1861, et y obtint un succès mérité. On y a remarqué, au premier acté, le cheur des fumeurs d'opium, la romance Toi que n'atteint pas l'ardeur du soleil, le finale du deuxième acte, le cheur Bonjour, Bonjour, dont le caractère a de l'originalité, au troisième acte le duo de Marygane et Sélim, et le trio qui le suit. En général, la partition de la Statue fait appercevoir dans le talent de M. Reyer un cachet individuel auquel il ne manque qu'une plume plus exercée dans l'art d'écrire : la charté, la simplicité s'y font parfois désirer. Le 21 août 1862, cet artiste a fait représenter à one of two readings
9Après la révolution de 1848, M. Reyer se rendit à Paris, avec le dessein de se livrer sans réserve à la culture de l'art vers lequel il se sentait entraîné. Son premier soin fut de perfectionner, par des études nouvelles, ses connaissances dans la partie technique de la composition : ce fut sa tante, Mme Louise Farrenc, qui le dirigea dans ce travail, rendu facile par la vive intelligence du jeune artiste. Après avoir produit quelques œuvres légères qui ne lui fournissaient que d'insuffisantes ressources pour son existence, M. Reyer se lia d'amitié avec Théophile Gautier, qui écrivit pour lui le poème d'une ode symphonique, avec des airs et des chœurs, sur un sujet oriental dont le titre était le Selam. Cet ouvrage fut exécuté avec succès au Théâtre-Italien, le 5 avril 1850 ; la critique toutefois opposa au Selam le Désert de Félicien David, et crut voir dans l'un de ces ouvrages une imitation de l'autre, quoique M. Reyer n'ait puisé ses mélodies que dans son propre fonds, au lieu de les emprunter, comme son prédécesseur, aux chants des Arabes. Au Selam succéda Maître Wolfram, opéra en un acte, dont le poème était de Mery, et qui fut représenté au Théâtre-Lyrique, le 20 mai 1854, quelques jours avant sa clôture. Repris plus tard à l'Opéra-Comique, il est resté au répertoire. Les conditions désavantageuses de la carrière de compositeur dramatique en France se montrent avec évidence dans celle de M. Reyer, car ce n'est qu'à de longs intervalles qu'il lui est donné d'aborder la scène. Le 20 juillet 1858 il fit représenter à l'Académie impériale de musique Sacountala, ballet en deux actes sur un sujet indien, dont le scenario était de Théophile Gautier. Malheureusement, la première représentation ne précéda que de peu de jours le départ pour Pétersbourg de Mme Ferraris, qui y jouait le rôle principal, et, plus malheureusement encore, les décors de Sacountala furent brûlés dans l'incendie du magasin de l'Opéra, rue Richer. La Statue, opéra en trois actes de M. Reyer, fut joué au Théâtre-Lyrique, le 11 août 1861, et y obtint un succès mérité. On y a remarqué, au premier acté, le cheur des fumeurs d'opium, la romance Toi que n'atteint pas l'ardeur du soleil, le finale du deuxième acte, le cheur Bonjour, Bonjour, dont le caractère a de l'originalité, au troisième acte le duo de Maryane et Sélim, et le trio qui le suit. En général, la partition de la Statue fait appercevoir dans le talent de M. Reyer un cachet individuel auquel il ne manque qu'une plume plus exercée dans l'art d'écrire : la charté, la simplicité s'y font parfois désirer. Le 21 août 1862, cet artiste a fait représenter à one of two readings

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