Books › Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860 › scan 244
Scan 244
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
10 lines. Read by computer on 3 September 2026, twice; the two readings disagreed in places. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1(royez ce nom), en 1800, il s'en montra un des plus ardents adversaires, et cette circonstance, réunie à l'attachement qu'il témoigna à Lesueur dans ses querelles avec le Conservatoire, le fit exclure de cet établissement en 1802. Sa nomination de maître de la chapelle de Napoléon, en 1804, le consola de cette disgrâce. Le sort heureux dont il jouissait fut troublé, en 1809, par la mort de sa tille, jeune personne qui possédait un beau talent sur le piano. La douleur dont il fut saisi par cet événement le conduisit au tombeau, le 15 juillet 1810, à l'âge de soixante-seize ans. Il avait dirigé l'orchestre de l'Opéra pendant plus de trente ans avec une habileté dont il n'y avait point eu d'exemple en France avant lui. Depuis 1781 jusqu'à 1785 il avait aussi dirigé celui du Concert spirituel. Les compositions de ce digne artiste sont : 1° Apollon et Coronis, opéra en un acte, représenté à l'Académie royale de musique, en 1781. — 2° Tous les airs de danse de Tarare, opéra de Salieri, ibid., 1787. — 3° Ouverture d'Apollon et Daphné, 1787. — 4° Le troisième acte d'Avrile et Evelina, opéra que Sacchini avait laissé inachevé. Ce célèbre compositeur avait désigné Rey, son ami, pour terminer son ouvrage, qui fut représenté en 1788. — 5° Les airs de danse d'Édipe à Colone, opéra de Sacchini, en 1787. — 6° Diane et En-dymion, en deux actes, à l'Opéra, 1791. Rey a laissé en manuscrit deux messes solennelles avec orchestre, et plusieurs motets exécutés dans la chapelle du roi. On trouve quelques solfèges de sa composition dans la troisième partie des solfèges du Conservatoire de Paris. one of two readings
2(royez ce nom), en 1800, il s'en montra un des plus ardents adversaires, et cette circonstance, réunie à l'attachement qu'il témoigna à Lesueur dans ses querelles avec le Conservatoire, le fit exclure de cet établissement en 1802. Sa nomination de maître de la chapelle de Napoléon, en 1804, le consola de cette disgrâce. Le sort heureux dont il jouissait fut troublé, en 1809, par la mort de sa fille, jeune personne qui possédait un beau talent sur le piano. La douleur dont il fut saisi par cet événement le conduisit au tombeau, le 15 juillet 1810, à l'âge de soixante-seize ans. Il avait dirigé l'orchestre de l'Opéra pendant plus de trente ans avec une habileté dont il n'y avait point eu d'exemple en France avant lui. Depuis 1781 jusqu'à 1785 il avait aussi dirigé celui du Concert spirituel. Les compositions de ce digne artiste sont : 1° Apollon et Coronis, opéra en un acte, représenté à l'Académie royale de musique, en 1781. — 2° Tous les airs de danse de Tarare, opéra de Salieri, ibid., 1787. — 3° Ouverture d'Apollon et Daphné, 1787. — 4° Le troisième acte d'Avrile et Evelina, opéra que Sacchini avait laissé inachevé. Ce célèbre compositeur avait désigné Rey, son ami, pour terminer son ouvrage, qui fut représenté en 1788. — 5° Les airs de danse d'Édipe à Colone, opéra de Sacchini, en 1787. — 6° Diane et En-dymion, en deux actes, à l'Opéra, 1791. Rey a laissé en manuscrit deux messes solennelles avec orchestre, et plusieurs motets exécutés dans la chapelle du roi. On trouve quelques solfèges de sa composition dans la troisième partie des solfèges du Conservatoire de Paris. one of two readings
4REY (LOUIS-CHARLES-JOSEPH), frère du précédent, naquit à Lautrec, le 26 octobre 1735. Comme son frère, il fit ses études musicales à l'abbaye de Saint-Sernin, et entra comme violoncelliste au théâtre de Montpellier, à l'âge de seize ans. En 1755 il se rendit à Paris, pour y prendre des leçons de Bertaut. Après deux années de séjour en cette ville, il accepta une place de violoncelliste au théâtre de Bordeaux, et en remplit les fonctions pendant neuf ans. De retour à Paris vers la fin de 1766, il entra à l'orchestre de l'Opéra l'année suivante, et fut admis dans la chapelle du roi en 1772. Retiré de l'Opéra à la fin de 1806 avec la pension, après un service de quarante ans, il se coupa la gorge avec un rasoir dans un accès de fièvre nerveuse, et mourut à Paris, le 12 mai 1811. Rey eut quelque part dans l'opéra de son frère, Apollon et Coronis. Il a fait graver de sa composition : 1° Trios pour 2 violons et violoncelle ; Paris, Cousineau. — 2° Airs variés pour violon et violoncelle ; Paris, Sieber. — 3° Duos pour 2 violoncelles, liv. 1 et 2 ; Paris, Bailleux. Papillon de Laferté, intendant des menus-plaisirs du roi, ayant exprimé dans une brochure son mécontentement des difficultés que les artistes du théâtre et de l'orchestre lui faisaient éprouver dans l'administration de l'Opéra, Rey y fit une réponse intitulée : Mémoire justificatif des artistes de l'Académie royale de musique, ou réponse à la lettre qui leur a été adressée le 4 septembre 1789; Paris, 1789, in-8°. one of two readings
5REY (LOUIS-CHARLES-JOSEPH), frère du précédent, naquit à Lautrec, le 26 octobre 1735. Comme son frère, il fit ses études musicales à l'abbaye de Saint-Sernin, et entra comme violoncelliste au théâtre de Montpellier, à l'âge de seize ans. En 1755 il se rendit à Paris, pour y prendre des leçons de Bertaut. Après deux années de séjour en cette ville, il accepta une place de violoncelliste au théâtre de Bordeaux, et en remplit les fonctions pendant neuf ans. De retour à Paris vers la fin de 1766, il entra à l'orchestre de l'Opéra l'année suivante, et fut admis dans la chapelle du roi en 1772. Retiré de l'Opéra à la fin de 1806 avec la pension, après un service de quarante ans, il se coupa la gorge avec un rasoir dans un accès de fièvre nerveuse, et mourut à Paris, le 12 mai 1811. Rey eut quelque part dans l'opéra de son frère, Apollon et Coronis. Il a fait graver de sa composition : 1° Trios pour 2 violons et violoncelle ; Paris, Cousinéau. — 2° Airs variés pour violon et violoncelle ; Paris, Sieber. — 3° Duos pour 2 violoncelles, liv. 1 et 2 ; Paris, Bailleux. Papillon de Laferté, intendant des menus-plaisirs du roi, ayant exprimé dans une brochure son mécontentement des difficultés que les artistes du théâtre et de l'orchestre lui faisaient éprouver dans l'administration de l'Opéra, Rey y fit une réponse intitulée : Mémoire justificatif des artistes de l'Académie royale de musique, ou réponse à la lettre qui leur a été adressée le 4 septembre 1789; Paris, 1789, in-8°. one of two readings
7REY (JEAN-BAPTISTE), né à Tarascon, vers 1760, fut élevé à la maîtrise de la collégiale de cette ville, et apprit seul à jouer du clavecin, du violon et du violoncelle. Après avoir été organiste et maître de musique des cathédrales de Viviers et d'Uzès, il vint à Paris en 1795, et s'y fixa comme professeur de musique. Admis à l'orchestre de l'Opéra en qualité de violoncelliste l'année suivante, il y est resté jusqu'à sa mort, arrivée dans l'été de 1822. Il a publié de sa composition : 1° Pot-pourri pour le piano, op. 1; Paris, Leduc. — 2° Cours élémentaire de musique et de piano-forté, ou méthode pratique de l'art de toucher le piano-forté ; Paris, Naderman. Partisan du système de la basse fondamentale, qu'il prétendait appliquer à l'échelle chromatique, quoique Rameau n'édit eu pour principe que la gamme diatonique dans la création de ce système, il écrivit, pour la propagation de sa méthode, un livre intitulé : Exposition élémentaire de l'harmonie; théorie générale des accords d'après la basse fondamentale, vue selon les différents genres de musique ; Paris (sans date, mais publié en 1807), veuve Naderman, grand in-8° de 198 pages gravées.
9REY (V.-F.-S.), ancien vérificateur des domaines, employé à la comptabilité de l'eurégistrement, naquit à Lyon, vers 1762. La protection de son compatriote Sonnerat lui fit obtenir en 1782 un emploi dans l'administration financière, où il a passé toute sa vie. Il vivait encore à Paris en 1816. Comme ses homonymes, il était admirateur de la théorie de l'harmonie imaginée par Rameau, qu'il essaya de résumer dans de grands tableaux publiés sous ce titre : Tablature générale de la musique, pour servir à l'intelligence du système dans tout l'ensemble de la musique. Le second titre de ces tableaux est celui-ci : Système harmonique développé et traité d'après les principes du célèbre Rameau, ou grammaire de musique sous le titre de tablature, se rapportant au Dictionnaire de J.-J. Rousseau ; Paris, Sieber fils, grand in-fol. de 15 pages gravées, sans date (1795). Plus tard, Rey développa et modifia ses idées concernant la théorie de la musique et de l'harmonie, dans un livre intitulé : L'Art de la
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.