Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 312

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1tition, op. 27; ibid.—23° La puissance du chant, de Schiller, chant avec orchestre, en partition, op. 28; ibid.—24° La Pucelle d'Orléans, monologue de Schiller, avec orchestre, en partition, op. 38; ibid.—25° Ode de Kosegarten, à 4 voix et orchestre; en partition, op. 42, Bonn, Simrock.—26° Le Comte de Hapsbourg, ballade de Schiller, à voix seule et orchestre, en partition, op. 43; ibid.—27° Le Désir, de Schiller, à voix seule et orchestre, op. 44; ib.—28° L'Harmonie des Sphères, de Kosegarten, à 4 voix et orchestre, en partition, op. 45; ibid.—29° Plusieurs suites de chants à 3 voix et piano; Hambourg, Böehme.—30° Sept opéras; on n'a gravé que les partitions pour piano de la Magnanimité de Scipion et des Ruines de Patuzi. Tant de travaux furent peu productifs, car André Romberg laissa en mourant sa veuve et six enfants dans une situation voisine du besoin : plusieurs villes de l'Allemagne vinrent à leur secours avec le produit de concerts donnés à leur bénéfice.
3ROMBERG (BERNARD), chef de l'école du violoncelle en Allemagne, naquit à Dinklage, près de Münster. Son père, Antoine Romberg, habile bassoniste, né en 1745; avait été d'abord attaché à la cathédrale de cette ville, puis s'était établi à Bonn; plus tard il fut premier basson à l'orchestre de Hambourg, et enfin il se retira à Münster, où il mourut en 1812. Les biographes placent l'époque de la naissance de Bernard Romberg en 1770; cependant je crois qu'elle doit être récule de quelques années, car lorsqu'il joua en public du violoncelle avec son cousin André Romberg, qui n'était âgé que de sept ans, il n'aurait été que dans sa quatrième année; ce qui est peu vraisemblable. On ne connaît pas le nom de son maître, il y a lieu de croire que ce fut quelque musicien obscur de la chapelle de Münster, et que Romberg ne dut qu'à lui-même le beau talent admiré de l'Europe entière. Après avoir fait applaudir la précocité de ce talent, dans les voyages qu'il fit avec son oncle Gérard Henri, et avec son cousin André, il vécut pendant plusieurs années à Bonn, où l'étude et la méditation mûrissent ce talent donné par la nature. En 1793, Bernard Romberg partit de Bonn à l'approche de l'armée française, et alla s'établir avec sa famille à Hambourg, où il entra en qualité de premier violoncelliste à l'orchestre du théâtre dirigé par Schroeder. Trois ans après il partit pour l'Italie, et y excita une vive sensation partout où il donna des concerts. De retour à Hambourg, il n'y resta que peu de temps, car il en partit en 1799 pour se rendre en Angleterre. Après avoir donné quelques concerts à Londres, il visita le Portugal, l'Espagne, et arriva à Paris, en 1800. Les succès qu'il ob-
4tint aux concerts de la rue de Cléry et du théâtre des Victoires le firent appeler à remplir une place de professeur de violoncelle au Conservatoire de cette ville, en 1801. Son beau talent était alors dans tout son éclat. Si le son de Duport avait plus de rondeur et de moelleux; si le style de Lamare était plus délicat et plus élégant, Romberg ne se montrait pas moins le premier des violoncellistes sous les rapports de l'énergie et de la puissance de l'exécution. Duport était alors à Berlin, et Lamare se disposait à partir pour la Russie : l'acquisition d'un professeur tel que Romberg était donc précieuse pour le Conservatoire : malheureusement il ne prolongea pas son séjour à Paris au-delà de 1803. Il retourna alors à Hambourg, et y demeura jusqu'en 1805, où le roi de Prusse l'appela à Berlin, en qualité de violoncelliste solo de sa chapelle. Les événements de la guerre de Prusse en 1806 vinrent troubler l'heureuse situation de Romberg, et l'obligerent à faire un voyage à Prague, en Hongrie et à Vienne. De retour à Berlin, après la paix de Tilsit, il y resta jusqu'en 1810, puis visita la Silésie, la Pologne et la Russie. Arrivé à Pétersbourg, il y rencontre Ries (voyez ce nom), et voyagea avec lui dans l'Ukraine, à Kiev et dans quelques autres chefs-lieux de provinces de l'empire russe. Les deux artistes se disposaient à visiter Moscou, quand la nouvelle de l'incendie de cette ville leur parvint et les fit changer de direction. Romberg se rendit à Stockholm, donna des concerts à Copenhague, Hambourg, Brême, dans les principales villes de la Hollande et de la Belgique, puis fit un court séjour à Paris. Dans un second voyage en Russie, il demeura près de deux ans à Moscou, et enfin retourna, en 1827, à Berlin, qui devint son séjour habituel. Au mois de février 1840, il a fait un voyage à Paris, et y a joué quelques-unes de ses dernières compositions dans les salons de plusieurs artistes. Je l'ai entendu à cette époque, et je puis assurer qu'il n'existait plus rien du beau talent que j'avais admiré à Paris trente-huit ans auparavant. Un son faible, un jeu timide, des intonations douteuses, un archet débile, avaient pris la place des grandes qualités de l'artiste d'autrefois. C'était un triste spectacle que celui de ce vieillard qui ne voulait pas finir avec ce qui le quittait, et qui semblait se plaire à porter de mortelles atteintes à sa belle renommée.
6Le mérite de Romberg, dans ses compositions pour le violoncelle, ne fut pas inférieur à son talent d'exécution. Ses concertos sont encore considérés comme des modèles d'un style noble et brillant à la fois. Il s'est aussi essayé dans d'autres productions instrumentales, et même

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