Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 353

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1passa ses dernières années dans le calme et le repos. Il y mourut, le 2 mars 1854. Une notice biographique sur ce célèbre chanteur a été publiée par M. Augustin Locatelli, sous ce titre : Cenni biografici sulla straordinaria carriera teatrale percossa da G. B. Rubini, cantante di camera, etc.; Milan, 1844, in-8°. Ses richesses surpassaient celles de tous les chanteurs que la fortune a le plus favorisés. La première année qui suivit la fin de son engagement avec Barbaia, il gagna 125,000 francs : depuis lors, son revenu annuel a dépassé 200,000 francs, et le total de sa fortune s'est élevé à trois millions et demi.
3Rubini avait épousé, en 1819, Mlle Chomel, cantatrice française qui obtenait alors des succès à Naples, sous le nom de la Comelli. Née à Paris, le 31 mai 1794, Mlle Chomel avait été admise au pensionnat de chant du Conservatoire de Paris, au mois de mars 1810, y avait reçu des leçons de vocalisation de Gérard, et était devenue ensuite élève de Garat. Partie pour l'Italie en 1818, elle arriva à Naples l'année suivante ; elle s'y fit connaître par le rôle du page dans l'Elisabetta de Rossini, et eut un brillant succès dans le Gianni di Parigi, de Morlacchi. Le Maometto de Rossini lui offrit l'occasion de consolider sa réputation. En 1831, elle chantait avec son mari dans le Pirate à Londres. Ce fut la dernière saison où elle se fit entendre en public.
5RUBINO ou ROBINO (….), compositeur français, dont le nom était vraisemblablement Robin, succédait à Arcadelt, en qualité de maître des enfants de chœur de la chapelle pontificale à Rome, en 1539. Son engagement, qui était de cinq années, à raison de cinq écus romains par mois, se termina au mois de janvier 1545, et Rubino se retira pour entrer à Saint-Jean-de-Latran, où il remplissait encore le même emploi en 1549. Au mois de janvier 1550, il fut nommé maître des enfants de chœur de la basilique du Vatican, aux appointements de six écus par mois ; mais il ne conserva cet emploi que jusqu'au mois d'août 1551. De là il entra, en 1553, à Sainte-Marie Majeure, où il obtint un canoniciat. Pintoni dit (Notizie de' contrappuntisti, etc.) qu'il a vu dans les archives de Saint-Laurent in Damaso des motets de Rubino dont il fait l'éloge. On voit dans le livre de l'abbé Paul de Angelis intitulé : Basilica S. Mariae Majoris de urbe descriptio et delineatio (lib. 8, cap. 2, page 149), que Rubino était Français, chanteur excellent, et qu'il laissa par testament ses livres et ses manuscrits à l'église Sainte-Marie Ma-
7jeure, dont il était chanoine (voyez Baini, Mem. storico-critiche della vita e delle opere di Giov. Pierl. da Palestrina, t. I, p. 30 ; 57, 68, et notes 41, 45, 105, 109, 440 et 623).
9RUBINSTEIN (Antoine), pianiste et compositeur, est né le 12 novembre 1829 (suivant le calendrier russe, ou le 30 du même mois, suivant le calendrier romain), à Wechwoytnez, village de la Moldavie, sur les frontières de la Russie et de la Bessarabie. Bientôt après sa naissance, sa famille alla s'établir à Moscou. Son père y fonda une fabrique de crayons. Sa mère, bonne musicienne, jouait du piano : elle remarqua les dispositions de son fils pour la musique par sa persévérance à rester près de l'instrument lorsqu'elle s'y exerçait. En 1835, elle lui enseigna les éléments de la musique et du piano. Les progrès de cet enfant précoces furent si rapides, que sa mère fut obligée de le confier, deux ans après, aux soins de Villoing, premier professeur de piano de Moscou, qui fut le seul maître de Rubinstein pour cet instrument. Parvenu à l'âge de neuf ans, il donna son premier concert à Moscou en 1838. Un an après, M. Villoing, ayant été obligé de faire un voyage à Paris, ne voulut pas confier Rubinstein à un autre maître, et s'en fit accompagner dans cette ville. En 1840, Rubinstein y donna un concert, où les artistes les plus renommés assistèrent : il y joua de la musique de Bach, Beethoven, Hummel, Chopin et Liszt. Ce dernier félicita l'enfant prodige, l'engagea à travailler sérieusement et conseilla à son maître de lui faire visiter l'Allemagne. Ils parcoururent la Hollande, l'Angleterre, l'Allemagne, la Suede, le Danemark, et partout Rubinstein inspira le plus vif intérêt. Rentré en Russie dans l'année 1843, le jeune artiste y resta près d'un an, donnant presque sans relâche des concerts. Son jeune frère, Nicolas, alors âgé de six ans seulement, faisait apercevoir de rares dispositions pour la composition : leur mère prit alors la résolution de les conduire en Allemagne pour leur faire étudier l'art d'écrire la musique. Arrivée à Berlin avec ses enfants, Mme Rubinstein consulta Meyerbeer sur le choix d'un maître de composition : il lui conseilla de les confier à Dehn (voyez ce nom). Ils devinrent en effet les élèves de ce professeur qui, pendant deux ans leur enseigna la théorie de l'harmonie et du contrepoint. « Aucun indice ne montrait en moi du talent (me disait un jour Rubinstein), j'avais la volonté d'écrire de grandes choses, et j'entretenais en effet des concertos pour le piano, des opéras, des cantates et des symphonies ; mais tout cela n'était que du

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