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Scan 461
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1courut la Suisse, l’Italie, puis se rendit à Paris, où il séjourna trois ans, sans cesse occupé de l’étude du style de Viotti, le plus beau modèle qu’il put choisir. De retour en Allemagne, il s’arrêta à Stuttgart; et entra dans la musique du duc de Wurtemberg, en qualité de maître de concerts. Il y était depuis sept ans et jouissait d’une existence heureuse, lorsque l’entrée des troupes françaises dans le duché de Wurtemberg, en 1792, lui enleva sa position. Il voyagea alors en Allemagne, et y donna des concerts; mais bientôt l’intempérance le fit tomber dans une misère si profonde que, ne possédant plus même de violon, il allait à pied de ville en ville, empruntant l’instrument dont il devait se servir. Il vivait encore ainsi en 1799; mais on n’a plus eu de renseignements sur sa vie depuis cette époque. Cet artiste est le premier qui imagina de jouer en harmonie sur les quatre cordes du violon, en détachant le talon de l’archet afin que les crins touchassent toutes les cordes pendant que la hagquette frottait le dos de l’instrument. Cet effet a été reproduit depuis lors par plusieurs violonistes.
3SCHELWIG (SAMUEL), professeur de théologie, bibliothécaire et recteur du gymnase de Dantick, fut d’abord pasteur à Thorn. Il naquit en 1640, à Lissa, en Pologne, et mourut à Dantick, le 18 juin 1715. On a de lui une thèse intitulée Disputatio de musica; Thorn, 1671, in-4°.
5SCHEMELL (GEORGES-CHRISTOPHE), Cantor à Zeitz, vécut vers le milieu du dix-huitième siècle. Il a publié un livre choral qui renferme neuf cent cinquante-quatre mélodies du culte évangélique, sous le titre de Musikalisches Gesangbuch; Leipsick, 1736, in-4°.
7SCHENCK (JEAN), musicien au service de l’électeur Palatin, vers la fin du dix-septième siècle, et virtuose sur la basse de viole, se fixa à Amsterdam, où il parait avoir terminé sa carrière. Il y fit graver les ouvrages suivants : 1° Sang-Arien van Opera van Ceres en Bacchus, op. 1 (Airs et chansons de l’opéra de Cérès et Bacchus). 2° Konst-afle-ningen, etc., quinze sonates pour basse de viole et basse continue, op. 2; Amsterdam, 1688. 3° Il Giardino armonico consistente in diverse sonate a due violini, viola di gamba, e basso continuo, op. 5; ibid., 1692, in-fol. 4° Scherzi musicali per la viola di gamba con basso continuo ad libitum, op. 6; ibid., in-fol. oblong. 5° Dix-huit sonates à violon seul et basse continue, op. 7; ibid., 1693, in-fol. 6° La Ninfa del Reno, contenant douze sonates pour basse de viole, composées de préludes, allemandes, sarabandes, etc., op. 8. 7° L’Écho du Danube, sonates pour basse de viole et basse continue, op. 9. 8° Les Bizarretries de la goutte, contenant douze sonates pour basse de viole et basse continue, op. 10.
9SCHENCK (JEAN-GEORGES), facteur d’orgues et d’instruments à clavier à Weimar, naquit en 1760, à Osthain, en Bavière. Devenu élève de Stein, à Augsbourg, il apprit dans ses ateliers les éléments de sa profession, puis se fixa à Weimar. En 1790, il avait déjà acquis de la réputation par ses grands pianos, supérieurs aux instruments anglais de la même époque. En 1800, il construisit un piano-écho dont on trouve la description dans le journal des Modes, de Vienne (mai 1800, pages 265-267). La forme de cet instrument était un carré long : Schenck y employa une longue table d’harmonie, dont le premier essai avait été fait par Hildebrand, en 1783, et qui fut employée peu d’années après à Paris, avec de considérables modifications du mécanisme, par Pfeiffer et Petzold. one of two readings
10SCHENCK (JEAN-GEORGES), facteur d’orgues et d’instruments à clavier à Weimar, naquit en 1760, à Ostheim, en Bavière. Devenu élève de Stein, à Augsbourg, il apprit dans ses ateliers les éléments de sa profession, puis se fixa à Weimar. En 1790, il avait déjà acquis de la réputation par ses grands pianos, supérieurs aux instruments anglais de la même époque. En 1800, il construisit un piano-écho dont on trouve la description dans le journal des Modes, de Vienne (mai 1800, pages 265-267). La forme de cet instrument était un carré long : Schenck y employa une longue table d’harmonie, dont le premier essai avait été fait par Hildebrand, en 1783, et qui fut employée peu d’années après à Paris, avec de considérables modifications du mécanisme, par Pfeiffer et Petzold. one of two readings
12SCHENCK (JEAN), compositeur, naquit à Neustadt sur la Vienne, dans la Basse-Autriche, le 30 novembre 1753. Tomasselli, chanteur italien de la cathédrale, lui trouvant une belle voix, se plut à la cultiver, et lui donna des leçons de chant et de clavecin. Devenu enfant de chœur à l’âge de dix ans, Schenck reçut les premières leçons d’harmonie du Stall, directeur de l’école, et apprit à jouer du violon et de plusieurs instruments à vent. Plus tard, il fut élève de Wagenseil. Les compositions de Dittersdorf et de Haydn étaient devenues ses modèles : il imita leur manière dans ses premiers essais. En 1744, il se rendit à Vienne, où il trouva des protecteurs puissants qui lui procurèrent les moyens de compléter son éducation musicale. À l’âge de seize ans, il écrivit sa première messe solennelle, qui fut exécutée le 8 janvier 1778. Elle fut suivie de plusieurs compositions pour l’église et autres qui le firent connaître avantagéusement, et lui firent obtenir la direction de la musique du prince d’Auersberg. Dans sa carrière laborieuse, il écrivit la musique de plusieurs drames et opéras, des cantates, des symphonies, et d’autres morceaux de musique instrumentale. Dans sa vieillesse, il tomba dans l’indigence et mourut à Vienne, le 20 décembre 1830, à l’âge de quatre-vingt-deux ans. Ce fut Schenck qui éclaira Beethoven sur la négligence qu’avait apportée Haydn
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