Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

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Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1nous a conservés (De Laud. sui., p. 037, Lin. 7, edit. Steph. Græc.), et dont le sens est : « Que tu étais heureux, Timothée, lorsque tu entendais le héraut publier à haute voix : Timothée de Milet a vaincu le fils de Cabon, ce joueur de cithare dans le godt ionien ! » Phrynis passe pour l'auteur des premiers changements introduits dans l'ancienne musique, par rapport au jeu de la cithare. Ces changements consistaient 1° dans l'addition de deux cordes aux sept dont l'instrument était monté avant lui ; 2° dans la marche de la modulation, qu'il rendit moins simple qu'autrefois ; 3° dans une foule d'ornements dont il surchargea le chant. Ces innovations lui valurent une foule de critiques, surtout de la part des poètes comiques. Aristophane, dans sa comédie des Nuées, met ces mots dans la bouche de la Justice, en parlant de l'éducation des jeunes gens : « Si quelqu'un d'entre eux s'avisaît de chanter d'une manière bouffonne, ou de meler dans son chant quelque inflexion de voix semblable à celles qui règnent aujourd'hui dans les airs de Phrynis, on le châtiait sévèrement. » Le poète Phérécrate, dans sa comédie de Chiron (dont Plutarque nous a conservé un fragment), fait tenir le langage suivant à la Musique personnifiée : « Phrynis, par l'abus de je ne sais quels roulements qu'il lui sont particuliers, me faisant fléchir et pirouetter à son gré, et, voulant trouver dans le nombre de sept cordes douze harmonies différentes, m'a totalement corrompue. » Ces passages semblent indiquer que Phrynis avait voyagé en Asie, et qu'il avait introduit dans la Grèce le goût des ornements du chant qui était général chez toutes les nations de l'Orient, comme il l'est encore aujourd'hui. Phrynis s'étant présenté aux jeux publics de Lacédémone avec sa cithare à neuf cordes, l'éphore Ecprépès se mit en devoir d'en couper deux, et lui laissa seulement à choisir entre les graves ou les aiguës. Timothée éprouva le même sort quelque temps après, aux jeux Carniens (voyez Burette, note 27me sur le Dialogue de Plutarque). Tant de préjugés et d'ignorance auraient suffi pour s'opposer aux progrès de la musique grecque, lors même que d'autres causes, qu'il serait trop long de détailler ici, n'y auraient pas contribué.
3PHYLLIS, musicien grec, né à Délos, a écrit un Traité des joueurs de flûte, qui est perdu (voyez Athénée, liv. XIV, c. 9). Il était aussi auteur d'un traité de la musique en deux livres ; j'ai lu dans un journal littéraire qu'on en a découvert le manuscrit à Herculanum.
5PIANTANIDA (JEAN), violoniste distingué, naquit à Florence, en 1705. En 1734, il se rendit à Pétersbourg avec une troupe de chanteurs dramatiques dont sa femme faisait partie. Après trois années de séjour dans cette ville, il alla passer l'hiver de 1737 à Hambourg, et y donna des concerts qui eurent de la vogue. De là il alla en Hollande, puis retourna en Italie et se fixa à Bologne, où Burney l'entendit, en 1770. Quoiqu'il fût alors âgé de soixante-cinq ans, il était encore plein de feu, et Burney n'hésite pas à le déclarer le premier violon italien de cette époque, bien qu'il y eût, dans sa position et dans le maniement de son archet, une apparence de gaucherie et d'embarras. Cet artiste est mort à Bologne, vers 1782. On a gravé de sa composition six concertos pour violon et orchestre, et six trios pour deux violons et violoncelle, à Amsterdam.
7PIANTANIDA (l'abbé ISIDORE), né à Milan dans la première moitié du dix-huitième siècle, a fait ses études musicales sous la direction du maître de chapelle Fioroni. Il vivait encore à Milan, en 1812. L'abbé Piantanida a beaucoup écrit pour l'église; on cite avec éloge une messe de sa composition, et surtout un Miserere considéré comme un morceau de grand mérite. On a gravé sous son nom : Salve Regina, pour deux sopranis, contralto et basse, avec contrebasse et violoncelle; Milan, Ricordi.
9PIANTANIDA (GAETAN), compositeur et pianiste, né à Bologne, en 1768, et non à Milan, comme il a été dit dans la première édition de cette Biographie, fut élève de Stanislas Mattei pour l'harmonie et le contrepoint. Dans sa jeunesse, il a voyagé en Allemagne, et a passé quelques années en Danemark, puis il est retourné dans sa patrie. Nommé professeur de composition au Conservatoire de Milan, il a occupé cette position jusqu'à ses derniers jours. Il est mort dans cette ville au mois de novembre 1856 : Vaccaj fut son successeur. Piantanida a publié de sa composition : 1° Sonate pour piano seul, op. 1; Milan, Ricordi. 2° Sonate avec violon obligé; ibid. 3° Trente-deux préparations pour des cadences, en forme d'exercices; ibid. 4° Valses pour le piano. 5° Six ariettes italiennes; Copenhague, Lose. 6° Six romances françaises; ibid. 7° Quelques morceaux de chant détachés, gravés en Allemagne.

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