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Scan 61
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1Reine, à Londres, elle y excita des transports d'admiration qui s'accrurent pendant les saisons de 1857 et 1858. Dans l'été de cette dernière année, elle fut appelée à New-York, où ses succès eurent aussi beaucoup d'éclat. De retour à Londres, en 1860, elle y a retrouvé toute la faveur des dilettanti.
3PICERLI (le P. SILVANIO), docteur en théologie de l'ordre des mineurs observants réformés, au couvent de Naples, dont il était gardien, naquit à Rieti, dans les dernières années du seizième siècle. On a de lui trois traités sur la musique, sous les titres suivants : 1° Specchio primo di musica, nel quale si vede chiaro non sol' il vero, facile e breve modo d'imparar di cantare il canto figurato e fermo; ma vi se vedon' anco dichiarato con brevissim' ordine tutte le principali materie, che ivi si trattano, sciolte le maggiori difficoltà, etc.; Naples, Ottavio Beltrano, 1630, in-4° de quatre-vingt-une pages. 2° Specchio secondo di musica, nel quale si vede chiaro il vero e facile modo di comporre di canto figurato e fermo, di fare con nuove regole ogni sorte di contrappunti e canoni, etc.; Naples, Matteo Nucci, 1651, cent quatre-vingt-seize pages in-4°. Le troisième traité, sous le titre de Specchio terzo di musica, est relatif à la musique théorique et aux proportions. J'ignore la date de l'impression de ce traité. Forkel, qui n'a connu Picerli et ses ouvrages que par la citation fautive et laconique de La Borde, le nomme Piverli, et range le Specchio primo et le Specchio secondo parmi les traités généraux de musique, au lieu de les placer chacun à la division qui leur convient (Allgem. Litter. der Musick, p. 286). L'erreur de La Borde a pour origine une faute d'impression de la table des auteurs du 1er volume de l'Histoire de la musique, par le P. Martini. M. Lichtenthal a copié Forkel; quant à M. Becker, il a commis une singulière inadvertance, en citant les livres de Picerli sous le véritable nom de leur auteur (p. 475 du Systematisch-Chronol. Darstellung der musicalischen Literatur), et dans un autre endroit (p. 286, ibid.), sous celui de Piverli.
5PICHEL ou PICHL (WENCESLAS), compositeur, naquit en 1741, à Bechin, en Bohême, et commença l'étude de la musique dès sa septième année, sous la direction de Jean Pockorny, recteur de l'école de ce lieu. En 1755, il fut admis au séminaire des jésuites de Brzeznicz, en qualité d'enfant de chœur : il y fit ses humanités. Lorsqu'elles furent terminées, il alla à l'université de Prague pour y suivre les cours de philosophie, de théologie et de droit. Dans le même temps, il fut placé comme violoniste au séminaire de Saint-Wenceslas. Après avoir pris pendant deux années des leçons de contrepoint dans l'école du célèbre organiste Segert, il entra dans la chapelle de l'évêque de Grosswardein, en qualité de sous-directeur. Son goût pour la poésie latine le porta dans le même temps à faire quelques petits opéras en cette langue, tels que Olympia Jovi sacra; Pythia, sens ludi Apollinis; Certamen Deorum, etc., qui furent mis en musique par lui-même, ou par le maître de chapelle Ditters. C'est à la même époque qu'il composa des messes, des symphonies et des concertos de violon. En 1769, la cour de Saint-Pétersbourg lui fit faire des propositions pour la place de directeur de musique; mais il préféra rester dans sa patrie, et il accepta le même titre chez le comte de Hartig, à Prague. Après deux années passées chez ce seigneur, il fut appelé à Vienne, en qualité de premier violon du théâtre national, et l'impératrice Marie-Thérèse le fit entrer, en 1775, chez l'archiduc Ferdinand, à Milan, en qualité de directeur de musique. Pendant les vingt et un ans de la durée de son séjour en Italie, il fit des voyages à Rome, Naples, Florence, Parme, Venise, et autres villes importantes, et y lia des relations d'amitié avec les principaux artistes de cette époque. Lorsque la Lombardie fut envahie par l'armée française, en 1796, Pichl retourna à Vienne avec l'archiduc, et bientôt il apprit que sa bibliothèque musicale, laissée à Milan, ainsi qu'une histoire des musiciens de la Bohême, qu'il avait écrite et qui lui avait coûté de longues recherches, lui avaient été enlevées par les Français. Après avoir visité Prague, au mois de décembre 1802, avec sa fille, excellente cantatrice, il retourna à Vienne, où il mourut au mois de juin 1804, d'une apoplexie foudroyante, pendant qu'il exécutait un concerto de violon chez le prince de Lobkowitz. D'après la liste de ses compositions, écrite par lui-même, il a publié : I. Vingt-huit symphonies à grand orchestre, divisées dans les œuvres 1, 8, 15, 17, 19, 38, 39, 115; Vienne, Offenbach et Paris. II. Trois sérénades à grand orchestre, op. 9; ibid. III. Douze quintettes pour deux violons, deux violas et basse, op. 5, 28 et 42; ibid. Cinq de ces quintettes ont été publiés à Paris, chez Sieber, et à Offenbach chez André, comme œuvres 3 et 50. IV. Douze quatuors pour deux violons, alto et violon- one of two readings
6PICHEL ou PICHCL (WENCESLAS), compositeur, naquit en 1741, à Bechin, en Bohême, et commença l'étude de la musique dès sa septième année, sous la direction de Jean Pockorny, recteur de l'école de ce lieu. En 1755, il fut admis au séminaire des jésuites de Brzeznicz, en qualité d'enfant de chœur : il y fit ses humanités. Lorsqu'elles furent terminées, il alla à l'université de Prague pour y suivre les cours de philosophie, de théologie et de droit. Dans le même temps, il fut placé comme violoniste au séminaire de Saint-Wenceslas. Après avoir pris pendant deux années des leçons de contrepoint dans l'école du célèbre organiste Segert, il entra dans la chapelle de l'évêque de Grosswardein, en qualité de sous-directeur. Son goût pour la poésie latine le porta dans le même temps à faire quelques petits opéras en cette langue, tels que Olympia Jovi sacra; Pythia, sens ludi Apollinis; Certamen Deorum, etc., qui furent mis en musique par lui-même, ou par le maître de chapelle Ditters. C'est à la même époque qu'il composa des messes, des symphonies et des concertos de violon. En 1769, la cour de Saint-Pétersbourg lui fit faire des propositions pour la place de directeur de musique; mais il préféra rester dans sa patrie, et il accepta le même titre chez le comte de Hartig, à Prague. Après deux années passées chez ce seigneur, il fut appelé à Vienne, en qualité de premier violon du théâtre national, et l'impératrice Marie-Thérèse le fit entrer, en 1775, chez l'archiduc Ferdinand, à Milan, en qualité de directeur de musique. Pendant les vingt et un ans de la durée de son séjour en Italie, il fit des voyages à Rome, Naples, Florence, Parme, Venise, et autres villes importantes, et y lia des relations d'amitié avec les principaux artistes de cette époque. Lorsque la Lombardie fut envahie par l'armée française, en 1796, Pichl retourna à Vienne avec l'archiduc, et bientôt il apprit que sa bibliothèque musicale, laissée à Milan, ainsi qu'une histoire des musiciens de la Bohême, qu'il avait écrite et qui lui avait coûté de longues recherches, lui avaient été enlevées par les Français. Après avoir visité Prague, au mois de décembre 1802, avec sa fille, excellente cantatrice, il retourna à Vienne, où il mourut au mois de juin 1804, d'une apoplexie foudroyante, pendant qu'il exécutait un concerto de violon chez le prince de Lobkowitz. D'après la liste de ses compositions, écrite par lui-même, il a publié : I. Vingt-huit symphonies à grand orchestre, divisées dans les œuvres 1, 8, 15, 17, 19, 38, 39, 115; Vienne, Offenbach et Paris. II. Trois sérénades à grand orchestre, op. 9; ibid. III. Douze quintettes pour deux violons, deux violas et basse, op. 5, 28 et 42; ibid. Cinq de ces quintettes ont été publiés à Paris, chez Sieber, et à Offenbach chez André, comme œuvres 3 et 50. IV. Douze quatuors pour deux violons, alto et violon- one of two readings
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