Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 77

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860

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1Manheim, en 1804, il entra dans la chapelle du prince palatin. Deux ans après, il se remit en voyage, s’arrêta quelque temps à Vienne, puis se fixa à Prague, où il fut nommé professeur du Conservatoire et chef d’orchestre du théâtre. Il est mort dans cette ville, le 20 octobre 1842. Quelques-unes des compositions attribuées par le Manuel de la littérature musicale de Whistling à Jean-Pierre Pixis, frère de Frédéric-Guillaume, appartiennent à ce dernier, notamment les variations pour violon et orchestre sur l’air allemand : War’s vielleicht um eins; Vienne, Leidersdorf, et un concertino pour violon et orchestre, op. 1; ibid.
3PIXIS (JEAN-PIERRE), frère du précédent, né à Manheim en 1788, a eu de la réputation comme pianiste et comme compositeur. Élève de son père, il voyagea avec lui et avec son frère pour donner des concerts, dès l’âge de neuf ans. Depuis 1803 jusqu’en 1808, il reprit à Manheim le cours de ses études musicales, et s’y livra à l’enseignement du piano. En 1809, il s’établit à Munich, et y publia quelques-unes de ses compositions, puis se rendit à Vienne, où il vécut plusieurs années. Fixé à Paris, en 1825, il y fit paraître quelques-uns de ses meilleurs ouvrages, et y fut considéré comme un des bons professeurs de piano de cette époque. Il avait adopté pour sa fille une orpheline allemande, connue sous le nom de Francilla Pixis, mais dont le nom de famille était Güringer; depuis lors il se livra presque exclusivement à l’éducation musicale de cette jeune personne, et en fit une cantatrice distinguée. Dès ce moment, il a cessé de se faire entendre dans les concerts, et ses travaux dans la composition ont eu moins d’activité. En 1828, il était allé revoir sa ville natale, après avoir fait un voyage à Londres. En 1835, il voyagea en Allemagne avec sa fille adoptive, et la fit entendre avec succès à Prague, Leipsick et Dresde. De retour à Paris, où son élève ne réussit pas aussi bien qu’il l’avait espéré, il partit avec elle pour l’Italie, et lui procura des engagements pour quelques théâtres où son talent se développa. Après avoir brillé sur le théâtre de Palerme, Francilla Pixis obtint un beau succès au théâtre de Saint-Charles, à Naples, dans Sapho, opéra écrit pour elle par Pacini (1840). Après que cette cantatrice se fut mariée, Pixis alla se fixer à Baden-Baden, où il avait acheté une maison. Je l’ai retrouvé dans cet agréable lieu, en 1850; il s’y livrait à l’enseignement avec beaucoup d’ardeur, et paraissait avoir cessé de composer. Je crois qu’il y vit encore (1863).
5Plus de cent cinquante œuvres de tout genre sont connus sous le nom de cet artiste estimable : dans le nombre, on remarque une symphonie à grand orchestre, op. 5, Breslau, Förster; des quintettes pour deux violons, deux altos et basse; des quatuors pour deux violons, alto et violoncelle, op. 7, Vienne, Mechetti, et op. 69, Leipsick, Probst; des concertos pour piano; un concertino idem, op. 68; des rondes brillants pour piano et orchestre; de grandes variations, idem, op. 36, 59, 66, 87, etc.; un quatuor pour piano, violon, alto et basse, op. 4; Leipsick, Breitkopf et Hertel; des trios pour piano, violon et violoncelle, op. 75 et 87, compositions d’un mérite remarquable; des sonates pour piano, violon ou flûte, et violoncelle, op. 14, 17, 24, 30, 35, 38, 62, etc.; des sonates pour piano seul, op. 3, 10 et 85; enfin, une multitude de fantaisies, de variations et de pièces de différents genres pour piano à quatre et à deux mains. En 1831, Pixis a fait représenter, au théâtre allemand de Paris, Bibiana, opéra écrit pour madame Schröder-Devrient: cet ouvrage n’a point obtenu de succès. En 1850, il a donné aussi, au théâtre Koenigstadt, de Berlin, l’opéra intitulé Die Sprache des Herzens (le Langage du cœur).
7PIXIS (Théodore), fils de Frédéric-Guillaume, naquit à Prague, le 13 avril 1851. Élève de son père pour le violon, il débuta dans sa ville natale à l’âge de dix ans, et s’y fit remarquer par sa précoce habileté. En 1846, il se rendit à Paris près de son oncle qui lui fit donner des leçons par Ballot; puis il voyagea pour donner des concerts et obtint partout des succès. Arrivé à Cologne, en 1850, il y fut attaché comme maître de concert et professeur du Conservatoire. A l’âge de vingt-cinq ans, cet artiste, frappé d’un coup de sang, mourut subitement le 1er août 1856. On connaît de sa composition deux recueils de Lieder, et plusieurs solos de violon avec accompagnement de piano.
9PIZZATI (l’abbé Joseph), savant italien, vécut à Venise vers la fin du dix-huitième siècle. On lui doit un livre concernant la théorie de l’harmonie, intitulé : La scienza de’ suoni e dell’armonia; diretta specialmente a render ragione de’ fenomeni ed a conoscere la natura e le leggi della medesima, come a giovare alla pratica del contrapunto; opera divisa in cinque parti;

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