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Scan 79
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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11833, in-8° de vingt-quatre pages, avec une préface de huit pages et une planche. On a aussi du même auteur : Die Lehre von Ueber-gaengen. Ein Theil der theoretischen Musik möglichst systematische bearbeitet (La science des transitions; partie de la musique théorique, coordonnée systématiquement, autant que cela se peut); Halle, C.-F.-G. Scharre, 1834, in-8° de soixante-quatorze pages, avec deux planches et une préface de M. de La-mothe-Fouqué. C'est dans cette préface qu'on trouve l'indication de l'insémité de Planitzer et du lieu où il habitait.
3PLANSON (JEAN), né vers 1540, fut organiste de l'église Saint-Germain l'Auxerrois, de Paris. Il occupait cette place lorsqu'il obtint au concours du Puy de musique d'Evreux, en 1578, le prix de la harpe d'argent, pour la composition du motet à quatre parties, Aspice, Domine. Au même concours, il eut un autre prix, pour la chanson française à plusieurs voix, commençant par ces mots : Ah Dieu! que de fletz.
5PLANTADE (CHARLES-HENRI), né à Pontoise, le 10 octobre 1764, fut admis, à l'âge de huit ans, dans l'école des pages de la musique du roi. Il y commença l'étude du violoncelle, qu'il continua plus tard sous la direction de Duport. Après sa sortie de l'école des pages, il se rendit à Paris, où il reçut des leçons de Langlé pour le chant et la composition, et de Hulmandel pour le piano. Petrini lui enseigna aussi à jouer de la harpe, dont il donna des leçons pendant plusieurs années. Une sonate qu'il publia pour cet instrument, et quelques recueils de romances commencèrent à le faire connaître : Une de ces petites pièces (Te bien aimer, ô ma chère Zélie) obtint, en 1791, un succès de vogue dont il n'y avait point eu d'exemple jusqu'alors en France, car on en vendit plus de vingt mille exemplaires. Ce succès exerça beaucoup d'influence sur la carrière de Plantade; il le fit choisir pour maître de chant de mademoiselle Hortense de Beauharnais qui, devenue reine de Hollande, lui accorda une constante protection. Ses romances lui procurèrent aussi des poèmes d'opéras-comiques qu'il mit en musique et dont quelques-uns furent bien accueillis du public, à cause de leurs mélodies faciles. Parmi ses productions en ce genre, on remarqua surtout Zoe, ou la Pauvre Petite, et Palma, ou le Voyage en Grèce, qui semblaient promettre à l'auteur une brillante carrière, bien qu'on y eût désiré plus de fermeté dans le style, et plus d'originalité dans les idées. Mais ces heureux débuts ne furent point justifiés dans la suite, et les autres ouvrages de Plantade furent joués sans succès. En 1797, il était entré, en qualité de maître de chant à l'institution de Saint-Denis, dirigée par madame Campan; ce fut alors qu'il donna les premières leçons à mademoiselle de Beauharnais. En 1802, il fut chargé du même enseignement au Conservatoire, en partage avec Garat; et dès lors commença entre eux une haine qui ne s'est jamais apaisée. Plantade ne quitta sa place au Conservatoire que pour celle de maître de chapelle de Louis Napoléon, roi de Hollande, que sa protectrice lui fit obtenir. Après l'abdication du roi, Plantade retourna à Paris, et pour se rappeler au souvenir des artistes, il fit exécuter à Saint-Eustache, en 1810, une messe avec orchestre où l'on remarquait quelques bons morceaux. Il avait conservé à Paris ses fonctions de directeur de la musique de la reine Hortense : en 1812, il y joignit la place de maître de chant et de directeur de la scène à l'Opéra, et la conserva jusqu'en 1815, où une réaction se fit sentir contre tous les protégés de la maison impériale. Il avait été aussi pendant deux ans membre du jury de lecture du même théâtre. Après la réorganisation du Conservatoire, sous le titre d'École royale de chant et de déclamation, il y rentra comme professeur, et conserva son emploi jusqu'à la réforme opérée dans cette école, au mois de janvier 1828. Une scène lyrique, imitée d'Ossian, mise en musique par Plantade, pour la fête du roi de Louis XVIII, lui fit obtenir, en 1814, la décoration de la Légion d'honneur. En 1816, Plantade succéda à Persuis, comme maître de musique ou chef d'orchestre de la chapelle royale. Il conserva cet emploi jusqu'à la fin du règne de Charles X. La révolution de 1830 lui fit perdre toutes ses places : le chagrin qu'il en ressentit alléra sa santé. Retiré aux Batignolles, il y fut atteint d'une maladie grave et se fit transporter à Paris, où il mourut entre les bras de ses deux fils, le 18 décembre 1850, à l'âge de soixante-quinze ans.
7Plantade a composé pour divers théâtres de Paris les opéras dont voici les titres : 1° Les deux Sœurs, en un acte, au théâtre Feydeau, 1791. 2° Les Souliers mordorés, en deux actes, au même théâtre, 1793. Cet ancien opéra avait été mis en musique par Fridzéri; la nouvelle composition de Plantade ne réussit pas. 3° Au plus brave la plus belle, en un acte, au théâtre Louvois, 1794. 4° Palma, ou
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