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Scan 93
Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1860
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1siciens et les amateurs. Exposé populaire de l'acoustique, comme science naturelle en rapport avec la musique); Leipsick, Bruno Hinze, 1853, petit in-8° de cent vingt-huit pages. L'avertissement est daté de Dresde, au mois de février 1855. La méthode de M. Pohl est claire, facile, et son style a toute la simplicité nécessaire pour un travail de ce genre. Les écrits de Kraushaar, de Waelte, de Stehlin, de Drobisch et d'Opelt, lui ont fourni la matière de ses lettres. Il est regrettable que cette première partie du travail de son auteur soit la seule qui ait vu le jour. Zélé partisan de la musique de Richard Wagner et de son système dramatique, M. Pohl s'est associé à M. Brendel, pour la rédaction et la publication de l'écrit périodique intitulé : Anregungen für Kunst, Leben und Wissenschaft (Incitations à l'art, la vie (intellectuelle) et la science), depuis la deuxième année (1857) jusqu'à la sixième (1861), qui a été la dernière. Ainsi qu'il arrive partout aux apôtres de doctrines déplorables, qui prétendent donner à la musique une direction qui lui est antipathique et aussi contraire à son essence qu'au sentiment universel, cet écrit n'a pas trouvé de lecteurs en nombre suffisant pour le faire vivre. En dépit, je ne dirai pas des convictions, mais du parti pris des sectateurs de l'art faux qu'on veut substituer au vrai, tous leurs efforts seront vains en définitive; mais ils produisent, par des écrits semblables, un mal réel sur les âmes faibles, dans lesquelles ils ébranlent la foi en la réalité du beau ainsi que dans ses conditions éternelles. En exaltant les dernières œuvres de Beethoven, aberrations d'un génie qui s'éteint, et les monstrueuses combinaisons de Tannhäuser et de Lohengrin, monuments d'impuissance à créer dans le domaine de la noble et belle musique, les rédacteurs des Anregungen ont contribué à faire naître le doute et l'anarchie actuelle d'opinions, qui font descendre aujourd'hui la nation allemande de la position élevée où l'avaient placée les Bach, Händel, Gluck, Haydn, le divin Mozart et Beethoven, dans sa belle époque.
3POHLE (M.-A.), médecin à Wittenberg, au commencement du dix-huitième siècle, est auteur d'une dissertation intitulée : De Curaetione morborum per cantum; Wittenberg, 1706, in-4°.
5POHLEI (RODOLPHE), pianiste, né à Nordhausen, vers 1810, s'est fixé à Leipsick, en 1836, et y a fait représenter, dans la même année, un petit opéra intitulé Florette. On a aussi de lui des Lieder à voix seule avec accompagnement de piano.
7POHLENZ (CARÉTIEN-AUGUSTE), organiste à l'église Saint-Thomas et directeur de musique du grand concert de Leipsick, est né en 1790, à Saligast, dans la Basse-Lusace. Il a publié deux recueils de polonaises pour le piano, à Leipsick, chez Hoffmeister et Peters, deux recueils de chants allemands à quatre voix ; ibid., et des chants à voix seule ; ibid. On connaît de lui de la musique d'église et des chants pour un chœur d'hommes. Pohlenz fut directeur de musique de la Société des amateurs et de l'Académie de chant. Il est mort à Leipsick, d'une attaque d'apoplectie, le 9 mars 1845. one of two readings
8POHLENZ (CARÉTIER-AUGUSTE), organiste à l'église Saint-Thomas et directeur de musique du grand concert de Leipsick, est né en 1790, à Saligast, dans la Basse-Lusace. Il a publié deux recueils de polonaises pour le piano, à Leipsick, chez Hoffmeister et Peters, deux recueils de chants allemands à quatre voix ; ibid., et des chants à voix seule ; ibid. On connaît de lui de la musique d'église et des chants pour un chœur d'hommes. Pohlenz fut directeur de musique de la Société des amateurs et de l'Académie de chant. Il est mort à Leipsick, d'une attaque d'apoplectie, le 9 mars 1845. one of two readings
10POISE (FERDINAND), compositeur, né à Nîmes, le 4 juin 1829, y apprit les éléments de la musique. S'étant rendu fort jeune à Paris, il entra au collège Louis-le-Grand, y fit ses études classiques et fut reçu bachelier ès lettres. En 1850, il fut admis au Conservatoire et y devint élève d'Adolphe Adam pour la composition. Ses progrès furent si rapides, qu'il obtint le grand prix de composition de l'Institut de France, en 1852. Dans l'année suivante, il a fait représenter au Théâtre-Lyrique son premier opéra intitulé Bonsoir, voisin, qui a obtenu plus de cent représentations. Parti ensuite pour l'Italie et l'Allemagne, conformément au règlement des grands concours de l'Institut, M. Poise revint à Paris, en 1855; et donna dans la même année, au Théâtre-Lyrique, les Charmants, opéra en un acte, qui obtint aussi plus de cent représentations, et a été repris à l'Opéra-Comique. En 1856, il fit représenter, au théâtre des Bouffes-Parisiens, Policinelle, en un acte; en 1858, Don Pedro, en deux actes et trois tableaux, à l'Opéra-Comique, et en 1861, au même théâtre, le Jardinier galant, en deux actes et trois tableaux. Le style de M. Poise rappelle celui de son maître; mais à un degré plus faible : la distinction y manque.
12POISOT (CHARLES-ÉMILE), né à Dijon, le 8 juillet 1822, étudia d'abord le piano dans cette ville, sous la direction de M. Jules Senart, élève de Liszt et artiste distingué. Arrivé à Paris en 1834, M. Poisot acheva ses études classiques au Lycée national ; dans le même temps, il reçut des leçons de piano d'un élève de Zimmerman, nommé N.-G. Bach. Plus tard, il eut tour à tour pour maîtres de cet instrument Louis Adam (père), M. Stamaty et Thalberg. Après avoir étudié le contrepoint dans les leçons privées de M. Leborne, M. Poisot entra au Conservatoire, en 1844, et
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