Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 289

Biographie universelle des musiciens et bibliographie génèrale de la musique, 1868

20 lines. Read by computer on 3 September 2026, twice; the two readings disagreed in places. Printed page 239. See the scan on archive.org.

1morceaux pour le violon. Il mourut le 3 octobre 1676, et fut inhumé à l'abbaye de Westminster.
3BANISTER (JEAN), surnommé le Jeune, fils du précédent, né à Londres vers 1663, apprit à jouer du violon sous la direction de son père. Ayant été admis comme violoniste au théâtre de Drury-Lane, il conserva cet emploi jusqu'en 1720, époque où il fut remplacé par Carbonelli. Il est mort en 1725. On a de lui des caprices variés pour violon, insérés dans la collection intitulée Division Violin; il a aussi publié une collection de musique de différents caractères composée par lui et par Godefroy Finger.
5Un descendant de cette famille, nommé Henri J. Banister, est un bon violoncelliste qui a publié une suite d'études pour son instrument, et un livre intitulé Domestic music for the wealthy; or a plea for the arts and its progress (Musique domestique pour le riche, ou plaidoyer en faveur des arts et de leurs progrès). Londres, 1843, in-8°.
7BANNER (RICHARD), savant ecclésiastique anglais, docteur en théologie à l'université d'Oxford, naquit vers la fin du dix-septième siècle. Il a fait imprimer un discours d'inauguration d'un orgue qu'il avait prononcé, sous le titre de Musick at Worcester; Londres, 1737, in-8°.
9BANNIERI (ANTOINE), né à Rome en 1638, fut amené très-jeune à Paris. Il était laid et contrefait, mais doué d'une des plus belles voix de soprano qu'on eût jamais entendues. Ayant eu l'honneur de chanter devant Anne d'Autriche, mère de Louis XIV, cette princesse le prit en affection et le combla de bontés. Pour prévenir la perte de sa voix, Bannieri engagea un chirurgien à lui faire l'opération de la castration. Celui-ci n'y consentit que sous la promesse d'un secret inviolable. Quelques années après, on s'aperçut qu'au lieu de muer, la voix de Bannieri embellissait tous les jours, et l'on découvrit enfin quelle en était la cause. Cela vint aux oreilles du roi, qui l'interrogea pour savoir qui lui avait fait l'opération : Sire, lui dit Bannieri, j'ai donné ma parole d'honneur de ne point le nommer, et je supplie Votre Majesté de ne pas m'y contraindre.—Tu fais bien, lui répondit Louis XIV, car je le ferais pendre, et c'est ainsi que je ferai traiter le premier qui s'avisera de commettre une pareille abomination. Le roi voulait d'abord chasser le chanteur; mais il lui rendit ses bontés, et ne lui accorda sa retraite que lorsqu'il eut atteint l'âge de soixante-dix ans. Bannieri vécut encore plus de trente ans et mourut en 1740, âgé de cent et deux ans.
11BANNIUS (JEAN-ABERT), ou BANNUS. D'après le titre d'un livre publié par ce savant son nom serait Bannus, car il y est mis au génitif Banni. Il a été réimprimé de la même manière dans les diverses éditions; mais Descartes, qui était son ami, et qui en parle dans plusieurs de ses lettres, l'appelle Bannius. Dans une de ces lettres, écrite en 1640, et adressée à M. de Zutlichem (1), l'illustre philosophe nous apprend que Bannius était prêtre catholique, fixé à Harlem, très-honnête homme, qu'il y jouissait d'une certaine aisance modeste, et que non-seulement il s'occupait de la musique théorique, mais qu'il y avait beaucoup d'art et de beautés dans les airs de sa composition. Ces renseignements sont les seuls que j'aie pu trouver sur ce savant, de qui l'on a un petit ouvrage de quelque intérêt concernant la musique des anciens, sous ce titre: Dissertatio epistolica de musicæ natura, origine, progressu et denique studio bene instituendo, ad incomparabilem virum Petrum Sriverium; Harlem, 1637, in-12 (2). Ce petit écrit a été inséré dans la deuxième édition du recueil intitulé : Hugonis Grotii et aliorum de omni genere studiorum recti instituendo dissertationes. Amsterdam, 1645, in-12. La dissertation de Bannius a reparu une troisième fois, quelques années après, dans un recueil qui a pour titre : Gorardi Jo. Vosi et aliorum dissertationes de studiis bene instituendis; Trajecti ad Rhenum, 1658 in-12. Le livre de Bannius ou Bannus cité par Boecler (Bibliogr. crit., p. 509), sous le titre de Delicias musicæ veteris, pourrait bien n'être que l'ouvrage précédent. one of two readings
12BANNIUS (JEAN-ABERT), ou BANNUS. D'après le titre d'un livre publié par ce savant son nom serait Bannus, car il y est mis au génitif Banni. Il a été réimprimé de la même manière dans les diverses éditions; mais Descartes, qui était son ami, et qui en parle dans plusieurs de ses lettres, l'appelle Bannius. Dans une de ces lettres, écrite en 1640, et adressée à M. de Zutlichem (1), l'illustre philosophe nous apprend que Bannius était prêtre catholique, fixé à Harlem, très-honnête homme, qu'il y jouissait d'une certaine aisance modeste, et que non-seulement il s'occupait de la musique théorique, mais qu'il y avait beaucoup d'art et de beautés dans les airs de sa composition. Ces renseignements sont les seuls que j'aie pu trouver sur ce savant, de qui l'on a un petit ouvrage de quelque intérêt concernant la musique des anciens, sous ce titre: Dissertatio epistolica de musicæ natura, origine, progressu et denique studio bene instituendo, ad incomparabilem virum Petrum Sriverium; Harlem, 1637, in-12 (2). Ce petit écrit a été inséré dans la deuxième édition du recueil intitulé : Hugonis Grotii et aliorum de omni genere studiorum recti instituendo dissertationes. Amsterdam, 1645, in-12. La dissertation de Bannius a reparu une troisième fois, quelques années après, dans un recueil qui a pour titre : Gorardi Jo. Vosii et aliorum dissertationes de studiis bene instituendis; Trajecti ad Rhenum, 1658 in-12. Le livre de Bannius ou Bannus cité par Boecler (Bibliogr. crit., p. 509), sous le titre de Delicias musicæ veteris, pourrait bien n'être que l'ouvrage précédent. one of two readings
14BANTI. Voyez BANDI.
16BANWART (JACQUES), compositeur, né en Suède au commencement du dix-septième siècle, fut maître de chapelle à la cathédrale de Constance. Il est mort peu avant 1657. On connaît de lui:—1° Teutsch mit neu componiren Stücken und Couranten gemehrte Tafel Musik, von 2, 3, 4 Instrumenten; Constance, 1652, in-4°;—2° Motetæ sacræ ex Thesauro musico Jac. Banwart, von 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 Stimmen, mit 4 Ripienis; Constance, 1661, in-4°. La Bibliothèque impériale de Paris possède aussi de cet auteur: 3° Missarum opus 4 et 5 vocibus, addita una a 10 vere 18 (vocibus) cum triplici basso ad organum, lib. 1 et 2; Constance, 1657, in-4°. Cet ouvrage est indiqué au titre comme l'œuvre premier (posthume), ou cinquième de l'auteur. Aucun inérite remarquable ne distingue
18(1) T. II. Lettre 31° de l'édition latine publiée par Clercier, et tome VIII° des œuvres de Descartes publiées par M. Cousin, p. 424 et suiv.
19(2) La date de 1634 donnée dans la première édition de cette Biographie est évidemment inexacte, car l'ouvrage est daté des calendes d'octobre 1638.

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