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Scan 116
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1ALEXANDER — ALFARABI
3ambulant, allant de contrée en contrée et de château en château. Un autre poème de sa composition, dont il ne reste que des fragments, fait voir qu'il fut contemporain d'un Henri de Saxe, margrave de Burgau, ville de la Bavière actuelle, entre Augsbourg et Ulm. Or, deux princes de ce nom ont régné dans cette principauté. L'avènement de l'ancien eut lieu en 1234; le jeune fut installé en 1282. C'est donc entre ces deux époques qu'il faut opter pour le temps où florissait Alexander. M. De Hagen a discuté savamment ce point d'histoire littéraire dans son grand ouvrage intitulé Minnesinger (quatrième partie, pages 665 et suiv.). Le même savant a publié dans sa collection, six chansons avec les mélodies de ce trouvère, d'après les manuscrits de Vienne et de Iéna. Ces chants d'amour ont de la douceur et de la grâce, pour le temps où ils furent composés.
5ALEXANDER ou ALEXANDRE, prénom sous lequel les auteurs du seizième siècle citent souvent Alexandre Agricola. Voyez AGRICOLA (ALEXANDRE).
7ALEXANDER. Voyez DÉMOPHON.
9ALEXANDER SYMPHONIARCHA, contrapuntiste qui vivait au commencement du dix-septième siècle, a fait imprimer: Mollctorium quinque et duodecim vocum Lib. III; Francfort-sur-le-Mein, 1606, in-4°. Son nom véritable n'est pas connu.
11ALEXANDER ou ALEXANDRE (Joseph), violoncelliste à Duisbourg en 1800, a publié pour son instrument: 1° Dix variations pour le violoncelle, avec accompagnement d'un violon, sur l'air O mein lieber, etc. — 2° Ariette avec sept variations pour violoncelle et violon, et six variations pour violoncelle et violon, sur l'air allemand Mich fliehen meine Freuden. — 3° Anweisung für das Violoncelle (Instruction pour le violoncelle); Leipsick, 1801, gr. in-4°. Lichtensthal cite un ouvrage sous le nom de Joseph-Alexandre et sous ce titre: Anleitung zum Violoncelle spielen; Leipsick, Breitkopf et Haertel, 1802, in-fol. J'ignore si c'est une autre édition du même ouvrage; ou s'il y a seulement erreur de titre et de date. — 4° Air avec trente-six variations progressives pour l'étude du violoncelle avec le doigté et différentes clefs, accomp. d'un violon et d'une basse; Leipsick, 1802. — 5° Potpourri pour violoncelle avec accompagnement de violon; ibid.
13ALEXANDRE, musicien grec, né à Cythère, passa presque toute sa vie à Éphèse. Ce fut lui qui compléta le nombre des cordes du psaltérion, instrument introduit de l'Asie dans la Grèce. Vers la fin de sa vie, il consacra son instrument dans le temple de Diane. (Voy: Alhénée, l. IV, ch. 24.)
15ALEXANDRE (Charles-Guillaume), professeur de violon à Paris, vers le milieu du dix-huitième siècle, a donné à la Comédie-Italienne les opéras-comiques suivants: 1° Georget et Georgette; en 1764. — 2° Le Petit-Maître en province; en 1765. — 3° L'Esprit du Jour, en 1765. On connaît aussi de lui plusieurs œuvres de musique instrumentale, parmi lesquels on remarque six duetti pour deux violons, œuvre 8; Paris, 1775. En 1755, il fit recevoir à l'opéra Le Triomphe de l'Amour conjugal, ballet-opéra, et en 1756, La Conquête du Mogol, dont il avait composé la musique; mais ces ouvrages n'ont jamais été représentés. one of two readings
16ALEXANDRE (Charles-Guillaume), professeur de violon à Paris, vers le milieu du dix-huitième siècle, a donné à la Comédie-Italienne les opéras-comiques suivants: 1° Georget et Georgette; en 1764. — 2° Le Petit-Maître en province; en 1765. — 3° L'Esprit du Jour, en 1765. On connaît aussi de lui plusieurs œuvres de musique instrumentale, parmi lesquels on remarque six duetti pour deux violons, œuvre 8; Paris, 1775. En 1755, il fit recevoir à l'opéra Le Triomphe de l'Amour conjugal, ballet-opéra, et en 1758, La Conquête du Mogol, dont il avait composé la musique; mais ces ouvrages n'ont jamais été représentés. one of two readings
18ALFARABI (Abou-Nasr-Mohammed-Ibn-Ossydallah-Alkayri), célèbre philosophe arabe, naquit à Fârâb, aujourd'hui Ohrâx, ville de la Transoxane. Le désir de s'instruire le porta à s'éloigner de sa patrie pour aller à Bagdad étudier la philosophie sous un docteur nommé Abou Bâkher Malley, de qui l'on a des traductions arabes de quelques ouvrages d'Aristote. Il alla ensuite à Harran, où un médecin chrétien, nommé Jean, lui enseigna la logique. De là, il se rendit à Damas, puis en Égypte; enfin il retourna à Damas, où les bienfaits de Séïs-ed-Daulah, prince de cette ville, le fixèrent. Il mourut l'an 839 de l'hégire (950 de J.-C.). Au nombre des ouvrages d'Alfarabi est un traité de musique, intitulé: Istikasat-ilm-musike (Éléments de musique), dont le manuscrit existe à la bibliothèque de l'Escorial, sous le numéro 906, suivant le catalogue de Cassiri (Bibliol. Arabico-Hispan. Escorial.). Il en existe un autre manuscrit beaucoup plus beau et en meilleur ordre dans la bibliothèque Ambroisienne de Milan. Le célèbre orientaliste Hammer-Purgstall l'a consulté pour l'ouvrage de Kiesewetter sur la musique Arabe. Enfin, le catalogue des manuscrits orientaux de la bibliothèque de Leyde indique (no 1080, p. 454) l'ouvrage d'Alfarabi sous ce titre: De proportione harmonica Musicæ. Cet ouvrage est dit visé en deux livres. Le premier est en deux parties, dont la première renferme le prologue, et dont la seconde traite de la musique elle-même. Cette deuxième partie forme trois divisions, dont la première expose la doctrine des intervalles et de leurs proportions, selon le système de Ptolémée; doctrine appliquée d'une manière assez obscure aux circulations des modes de la musique arabe. La seconde division renferme la description des instruments de musique arabe le plus en usage au temps d'Alfarabi; et enfin,
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