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Scan 117
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1dans la troisième, l'auteltr expose le système de la formation des Tabaqah, ou échelles musicales. Le second livre a pour objet la comparaison des divers systèmes de théorie musicale, avec les observations et corrections d'Alfarabi. Le manuscrit de ce traité, qui se trouve à la bibliothèque de l'Escurial, est dans un très-grand désordre, qui en rend la lecture difficile, parce que la plupart des feuillets ont été transposés par le relieur. En cet état le manuscrit a été confié à M. Mariano Soriano Fuertes, de Barcelone, avec une traduction espagnole inédite, qui a été faite par le célèbre orientaliste D. José Antonio Conde, bibliothécaire de l'Escurial. M. Fuertes s'est attaché à mettre l'ouvrage en aussi bon ordre qu'il a pu; puis il en a publié des extraits dans le livre qui a pour titre : Musica Arabo-Española, y conexión de la música con la astronomía, medicina y arquitectura; Barcelona, par D. Juan Olicares, impressor de S. M., 1853, in-8° de 133 pages. M. Soriano-Fuertes remarque, dans sa préface ou prologue, qu'antérieurement au temps d'Alfarabi, plusieurs auteurs arabes-espagnols avaient travaillé au perfectionnement de la musique de leurs compatriotes, et avaient écrit sur cette matière de bons ouvrages qui existent encore. Une traduction latine d'une partie du traité de musique d'Alfarabi a été faite dans le quinzième siècle par le fameux hérésiarque Jérôme de Prague. Cette traduction a été publiée par M. Schmoerders, dans ses Documenta Arabum ex codicibus Mss.; Bonn, 1836, in-8°. Il est dit dans la notice d'Alfarabi, insérée dans la Nouvelle Biographie générale de MM. Didot frères (tome 1er, col. 932) que le traité de musique de cet auteur a été consulté par La Borde (Essai sur la Musique ancienne et moderne, I, p. 177-182): c'est une erreur; ce qui concerne la musique des Arabes, dans le livre de La Borde, est tiré d'un travail inédit de l'orientaliste Monton (voy. ce nom) dont le ms. est à la Bibliothèque impériale de Paris. La doctrine exposée dans ce travail, ainsi que dans l'extrait fait par La Borde, est celle de la musique usitée chez les Arabes jusqu'à ce jour: doctrine beaucoup mieux expliquée par Villo-teau (voy. ce nom) dans la grande Description de l'Égypte publiée par le gouvernement français; tandis que la partie théorique de l'ouvrage d'Alfaradi n'est que l'exposé de la doctrine de Ptolémée ou des Grecs du deuxième siècle. Le jésuite Andrès a donné dans ses Origine e Progressi d'ogni letteratura (t. IX, p. 122) une analyse de cet ouvrage, d'après Cassiri. Le savant Kosegarten a parlé d'une manière trop générale, dans la préface de l'Aghani Izafahani, lorsqu'il a dit que les principes de la musique arabe sont calqués sur ceux de la musique grecque: cela n'est exact que pour la théorie exposée par Alfarabi. Il existe un autre ouvrage de ce philosophe où il a aussi traité de la musique: c'est une encyclopédie intitulée Ihsa-el-o'loum, où il donne une notion et une définition de toutes les sciences et de tous les arts. Le manuscrit de cet ouvrage est à la bibliothèque de l'Escurial (n° 643).
3ALFIERI (L'abbé Pierre), prêtre romain, ancien moine camaldule, membre de l'académie de Sainte-Cécile, et professeur de chant grégorien dans le college de la Nation-Anglaise, est né à Rome vers 1805. Il a publié les ouvrages dont voici les titres : 1° Saggio storico teoretico-pratico del canto gregoriano per istruzione degli ecclesiastici; Roma, tipografia delle Belle-Arti, 1835, gr. in-4° de 134 pages.— 2° Ristabilimento del canto e della musica ecclesiastica, considerazioni scritte in occasione de' moltiplici reclami contro gli abusi insorti in varie chiese d'Italia e di Francia; Roma, tipografia delle Belle-Arti, 1843, in-8° de 180 pages. On a aussi de l'abbé Allieri une traduction du traité d'harmonie de Catel, intitulée : Trattato di armonia di Carlo Simone Catel tradotto in italiano; Roma, della stampa litografica de Luigi Polistiero, 1840, in fol. Enfin, M. Allieri s'est distingué comme éditeur de musique classique et religieuse, par les publications suivantes : 1° Excerpta ex celebroribus de musica viris Jo. Petro Aloisio Praenestino; Thoma Lodovico Vittoria et Gregorio Allegri Romano; Roma, 1840, in-fol. Ce recueil contient des motets à huit voix.— 2° Inno e Ritmo: Stabat Mater dolorosa; e motetto : Fratres ego enim accepi, a otto voci distribuiti in due cori, da Giov. Pier Luigi da Palestrina; Roma, 1840, in-fol. — 3° Raccolta di motetti a quattro voci di Giov. Pier Luigi da Palestrina, di Lodovico de Vittoria, di Avia e di Felice Anerio, Romano; Roma, 1841, in-fol. Celle collection renferme seize motets.— 4° Raccolta di musica in cui contengonsi i Capo Lavori di celebri compositori italiani, consistenti in messe, secuence, offertorii, salmi, Inni, etc., da due sino a otto voci.
5ALFORD (Jean) musicien anglais, vivait à Londres vers le milieu du seizième siècle. Il donna une traduction du traité de musique d'Adrien Le Roy, sous ce titre : A Briefe and Easye Instruction to learne the tablelure, to conducte and dispose the hande unto the lute; Englished by J. A. with a cut of the lute; London, 1568, in 4°. Quelques années
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