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Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1nemis, et mit même son existence en danger. Enfin les événements politiques devinrent plus favorables vers le milieu de 1849, et Ambros put se réfugier à Vienne, où il retrouva la santé et le calme de l'esprit. Dans l'année suivante, une nouvelle organisation de la justice ayant été faite dans tous les États de l'empire d'Autriche, il fut nommé avocat général près du tribunal supérieur de Prague ; poste qu'il occupe au moment où cette notice est écrite (1858). Il est aussi membre de la direction du Conservatoire de cette ville. Les œuvres de ce compositeur, de même que celles de plusieurs élèves de Mendelssohn, sont un reflet de la manière de ce maître. Il a publié les ouvrages suivants : 1° Sonate pour piano (en mi), op. 5 ; Vienne, Witzendorf. — 2° Trio pour piano, violon et violoncelle ; Prague, Berra. — 3° Ouverture du concert sur la légende de Geneviève, à grand orchestre. — 4° Idem de Catherine de Heilbronn, pour le drame de Kleist. — 5° Six pièces lyriques pour le piano, Vienne Gloeggl. — 6° Plusieurs recueils de chants avec piano ; à Vienne, chez Witzendorf. Ambros a en manuscrit : 7° Ouverture, entr'actes et chants pour l'Otello de Shakspeare. — 8° Stabat Mater, pour voix seule, chœur et orchestre. — 9° La Fondation de Prague, monodrame pour voix seule, chœur et orchestre. — 10° Symphonie à grand orchestre, en mi bémol. — 11° Deux grands trios pour piano, violon et violoncelle, le premier en mi majeur, et l'autre en ré majeur. — 12° Paysages : pièces caractéristiques pour le piano. A l'occasion de la fête qui eut lieu à Prague pour le cinquantième anniversaire de la fondation du conservatoire de cette ville, Ambros a publié un écrit qui a pour titre : Das Conservatorium in Prag. Eine Denkschrift bei Gelegenheit der fünfzigjährigen Jubelfeier der Gründung (Le Conservatoire de Prague, Mémoire à l'occasion de la fête jubilaire de la cinquantième année de son établissement) ; Prague, Gottl. Haase, 1858, in-8°, de 153 pages. On y trouve des renseignements historiques et statistiques sur cette institution, qui ne manquent pas d'intérêt.
3AMBROSCH (JOSEPH-CHARLES), premier ténor au théâtre national de Berlin, naquit en 1759, à Crumau, en Bohême. Il fit ses études musicales à Prague, sous la direction de Kozeluch l'ainé, et débuta au théâtre de Bayreuth en 1784. Il se fit entendre sur les théâtres de Hambourg, d'Hanovre et de Vienne jusqu'en 1791, où il se rendit à Berlin. Il y obtint de grands succès, tant à cause de la beauté de sa voix que par sa vocalisation pure et l'expression de son chant. Outre son talent comme chanteur, Ambrosch possédait aussi celui de la composition ; on connaît de lui diverses productions dont voici les titres : 1° Ambrosch und Baeheim freimaurer-Lieder mit Melodien, 2 th. (Chants maçonniques avec mélodies, par Ambrosch et Baeheim) ; Berlin, 1793. — 2° Freundchaftliches Trinklied : Unbesorgt Voll edler Freude (Chanson de table, etc.) ; Berlin, 1796. — 3° Zwey Lieder : Als ich auf meiner Bleiche, und Ich Klage hier, etc. (Deux chansons de table, etc.) ; Hambourg, 1796. — 4° Sechs Lieder mit Veränderungen für die Singstimme (Six Chansons avec variations pour la voix), Zerbst, 1797, 26 pag. in-folio. — 5° Romanze des Pagen aus Figaros Hochzeit (Romance du page des noces de Figaro, pour la guitare) ; 1800. — 6° Chansons allemandes et italiennes avec des variations pour la voix, 2 suites ; Berlin, Schlesinger. — 7° Chant d'un Prussien sur la bataille de Leipsick, avec piano ; Berlin, Paez. Ambrosch est mort à Berlin, le 8 septembre 1822.
5AMBROSE (JOHN), musicien anglais qui vécut au commencement du seizième siècle, n'est connu que par un canon à plusieurs parties, sans paroles, qui se trouve dans un volume manuscrit de pièces de différents genres, lequel est au Muséum britannique, sous le no 56 de l'Appendice. Ce morceau est intéressant par sa forme ingénieuse.
7AMBROSIO (….), maître de chapelle de l'église d'Ortona, petite ville de l'Abruzzo, naquit à Crémone, dans les dernières années du seizième siècle. Il a fait imprimer des madrigaux à quatre voix, en 1636.
9AMÉ (LÉONARD), ancien élève du conservatoire de Paris, fut attaché comme flûtiste au Théâtre de la Gaîté, depuis 1814 jusqu'en 1823. On a de lui une Méthode de flûte. Paris, Frère, sans date.
11AMÉDÉE (FRANÇOIS), fils naturel d'Audinot, ancien acteur de la Comédie italienne, et fondateur du théâtre qui a porté son nom, est né à Paris, le 2 octobre 1784. Le 13 pluviose an VII, il entra au Conservatoire de musique. Élève de Catel pour l'harmonie et de Baillot pour le violon, il fut longtemps répétiteur de ces deux maîtres, et fut nommé professeur de solfège dans cette école en 1816. Sous le nom d'Adrien, Amédée a composé et arrangé la musique d'un très-grand nombre de mélodrames pour le théâtre de l'Ambigu-Comique. Une absence à peu près totale d'imagination se fait apercevoir dans toutes ces productions ; mais l'auteur avait le bon esprit de se servir aussi souvent qu'il le pouvait de fragments des œuvres de Haydn, de Mozart et de Beethoven, pour suppléer au génie qui lui manquait. Pendant longtemps Amédée a joué l'alto à l'orchestre de l'Opéra et

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