Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

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Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1artiste s'est livré à la composition pour son instrument et à l'enseignement du piano. Il s'est fait entendre avec succès dans plusieurs concerts, notamment à l'un de ceux du Conservatoire, où il a exécuté un concerto de sa composition dans la saison de 1831. Doué d'un talent sérieux et original, Alkan n'a pas recherché les succès de vogue, que sa grande habileté lui eût rendus faciles. Les artistes ont une grande estime pour son mérite, et en portent très-haut la valeur. Cette opinion est justifiée, car Alkan n'est pas seulement un très-habile pianiste et un compositeur plein de fantaisie ; c'est un grand musicien qui a jusqu'au fond du cœur le sentiment du beau. Sa manière est d'une originalité incontestable. Mais sa musique est difficile, et pour en bien saisir l'esprit, il faut la lui entendre jouer : le public ne la connaît pas suffisamment.
3M. Alkan a publié jusqu'à ce jour les productions dont les titres suivent : 1° Les Omnibus, variations pour le piano dédiées aux dames blanches ; Paris, Schlesinger. — 2° Variations sur le thème de l'Orage, de Steibelt. — 3° Concerto pour le piano avec accompagnement d'orchestre. — 4° Vingt-cinq préludes dans tous les tons majeurs et mineurs pour piano ou orgue, en trois suites, op. 31 ; Paris, Brandus. — 5° Douze études dans tous les tons majeurs, op. 35 ; ibid. — 6° L'Amitié, grande étude ; ibid. — 7° Marche funèbre, op. 26 ; ibid. — 8° Marche triomphale, op. 27 ; ibid. — 9° Le Chemin de fer, étude pour le piano. — 10° Bourrée d'Auvergne, étude, op. 29 ; ibid. — 11° Le Preux, étude de concert, op. 17 ; ibid. — 12° Nocturne pour piano forte, op. 22 ; ibid. — 13° Saltarelle, idem, op. 23 ; ibid. — 14° Gigue et air de ballet, idem, op. 24 ; ibid. — 15° 1er Trio pour piano, violon et violoncelle, op. 30 ; Paris, Richault. — 16° Due fughe da Camera (Jean qui pleure et Jean qui rit) ; ibid. — 17° Partitions pour le piano tirées des œuvres de Marcello, Gluck, Haydn, Grétry, Mozart, nos 1 à 6 ; ibid. — 18° Variation-fantaisie à quatre mains sur un thème de Don Juan ; ibid. — 19° Recueil d'Impromptus, op. 32, no 1 et 2. — 20° Grande sonate, op. 33. — 21° Scherzo focoso. — 22° Duo concertant pour piano et violon, op. 21. — 23° Études caprices, formant les œuvres 12, 13, 15, 16, et renfermant trois improvisations dans le style brillant, trois andante romantiques, trois morceaux dans le genre pathétique, dédiés à Liszt, et trois scherzi. — 24° trois marches, quasi da cavalleria, op. 37, 1er et 2me livre de chants pour piano, op. 38. — 25° Douze études dans les tons mineurs, dédiés à M. Fétis, op. 39. Cet ouvrage est une véritable encyclopédie pour le piano : elle se développe en 276 pages de musique, et l'on y trouve des pièces d'un genre absolument nouveau, une symphonie en quatre parties, un concerto en trois divisions, une ouverture, un dernier morceau intitulé Le Festin d'Essope. — 27° Trois marches à quatre mains, op. 40. — 28° Trois fantaisies dédiées à L., op. 41. — 29° Réconciliation, petit caprice en forme de danse basque, op. 42. — 30° Salut, cendres du pauvre ! paraphrase, op. 45. — 81° Sonate pour piano et violoncelle, op. 47. On a aussi d'Alkan plusieurs ouvrages distingués sans n° d'œuvre, entre autres, Les Mois, qui se composent de douze morceaux, en quatre suites ; trois grandes études pour les deux mains séparées et réunies ; 1re fantaisie pour la main gauche seule ; introduction, variations et finale pour la main droite seule ; étude à mouvement semblable et perpétuel pour les deux mains.
5ALKAN (Napoléon Morhange), frère du précédent, né à Paris, le 2 février 1826, a fait ses études au Conservatoire de Paris, sous la direction d'Adam et de Zimmerman. Ce dernier lui a donné aussi des leçons de composition. En 1850 il a pris part au concours de l'Institut de France pour le grand prix de composition, et a obtenu le second prix pour la cantate intitulée Emma et Eginhard. On a de lui quelques ouvrages pour le piano, parmi lesquels on remarque une Étude fuguée sur Le Prophète de Meyerbeer ; Paris, Brandus.
7ALLACCI (Léon), en latin Allatius, naquit en 1586, dans l'île de Chio, de parents grecs schismatiques. Dès l'âge de neuf ans il fut amené en Calabre pour y commencer ses études, qu'il alla finir à Rome. Ce fut un des plus savants littérateurs du dix-septième siècle. Le pape Grégoire XV l'employa en diverses circonstances. En 1661 il fut nommé bibliothécaire du Vatican. Il mourut au mois de janvier 1669, âgé de quatre-vingt-trois ans. Peu d'hommes ont écrit autant que lui ; cependant on assure qu'il se servit de la même plume pendant quarante ans, et que, l'ayant perdue, il fut près d'en pleurer de chagrin. Il a donné un catalogue de tous les drames italiens représentés depuis la renaissance de la poésie dramatique jusqu'en 1666, y compris les opéras : le titre de cet ouvrage est Drammaturgia divisa in sette indici ; Rome, 1668, in-12 : une nouvelle édition de ce catalogue fut publiée à Venise en 1755, avec des corrections, des augmentations et la continuation jusqu'en 1755, sous le titre de Drammaturgia accresciuta e continuata fino all' anno 1755. Ce livre fournit des renseignements utiles sur les compositeurs d'opéras italiens, depuis le commencement du dix-septième siècle jusqu'au milieu du dix-huitième. Paul Freher cite aussi un ouvrage d'Allacci (Theat. Viror. erudit., p. 1537) sous le titre : De Melodis Græcorum ; mais il

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