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Scan 195
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1le bois), intermède, Hay-Market, 1793. — 26° Robin Gray, intermède, ibid. — 27° Torinski, opéra, ibid., 1795. — 28° Mountainers (les Montagnards), ibid., 1795. — 29° Who payd the reckoning? (Qui paiera l'écot?), intermède, ibid., 1795. — 30° Love and Money (Amour et Argent), farce, ibid., 1795. — 31° Baunian Day, intermède, ibid., 1796. — 32° Shipwreck, opéra-comique, à Drury-Lane, 1796. — 33° Italian Monk (le Moine italien), opéra, à Hay-Market, 1797. — 34° False and True (le Faux et le Vrai), ibid., 1798. — 5° Throw physic to the dogs (Jeter ses remèdes aux chiens), farce, 1798. — 36° Cambro-Britons, opéra, ibid., 1798. — 37° Review (la Revue), farce, ibid., 1801. — 38° The Corsair (le Corsaire), ibid., 1801. — 39° Veteran Tar (le Vieux Matelot), op. com. à Drury-Lane, 1801. — 40° Sixty-third Letter (La soixante-troisième Lettre), farce, à Hay-Market. Une collection complète de tous les ouvrages gravés d'Arnold, reliée en 18 volumes in-folio, a été vendue à Londres, chez Kalkin, en 1846, 9 guinées. Outre cela, Arnold a laissé en manuscrit une grande quantité de musique sacrée, un traité de la basse continue, et a fait graver douze œuvres de sonates et de pièces pour le piano. On a aussi de lui une collection de chansons intitulée: Anacreontic songs, duets and glees, Londres, 1788. Le portrait d'Arnold a été gravé dans le Biographical Magazine, en 1790.
3ARNOLD (Ferdinand), habile chanteur, né à Vienne, vers le milieu du dix-huitième siècle, possédait une belle voix de ténor. Il brilla sur le théâtre de Riga en 1796, et puis sur ceux de Hambourg, de Berlin et de Varsovie.
5ARNOLD (Ignace-Ernest-Ferdinand), docteur en droit et avocat à Erfurt, naquit dans cette ville, le 4 avril 1774. Il a donné un catalogue de compositeurs dramatiques dans l'Almanach de Gotha de 1799, où l'on trouve, parmi beaucoup d'erreurs et de négligences, quelques détails intéressants. En 1803 il publia une analyse esthétique des œuvres de Mozart, sous ce titre: Mozart's Geist. Seine kurze Biographie und aesthetische Darstellung seiner Werke (Esprit de Mozart. Sa Biographie abrégée, et tableau esthétique de ses œuvres); Erfurt, 1803, in-8°. Cet essai fut suivi de publications de même genre qui parurent à des époques diverses, et qui concernent Zumstieg, Dittersdorf, Haydn, Cherubini, Paisiello, Cimarosa, Winter et Himmel. Ces opuscules ne portent pas de nom d'auteur. Ils ont été réunis en deux volumes, sous le titre de Galerie des musiciens les plus célèbres des dix-huitième et dix-neuvième siècles (Galerie der berühmtesten Tonkünstler des achtzehnten und neunzehnten Jahrhunderts); Erfurt, J. K. Müller, 1816, 2 vol. in-8°. Enfin il a fait paraître un assez bon ouvrage sous ce titre: Der angehende Musikdirector, oder die Kunst ein Orchester zu bilden, etc. (Le Directeur de Musique, ou l'art de diriger un Orchestre); Erfurt, 1806, in-8°. Dans ce livre, divisé en 16 chapitres, Arnold donne une idée générale des fonctions d'un directeur de musique, de la préparation et de l'exécution d'un morceau, des répétitions, de la disposition d'un orchestre, de la mesure et de la manière de la battre, de l'expression et de la précision, de la direction dans les divers genres de musique d'église, de concert, de l'opéra, du ballet, etc. Arnold est mort à Erfurt, le 13 octobre 1812; il avait alors le titre de conseiller privé et de secrétaire de l'université de cette ville. Outre ses travaux dans la littérature musicale, on lui doit aussi quelques romans.
7ARNOLD (Jean-Godefroi), compositeur agréable et virtuose sur le violoncelle, naquit le 1er février 1773, à Niedernhall, près d'Oehringen, où son père était encore maître d'école en 1810. Après avoir terminé ses études élémentaires, Arnold se livra exclusivement à la musique, au piano et surtout au violoncelle, pour lequel il avait un goût passionné. Dès l'âge de dix ans, il causait déjà l'étonnement de ceux qui l'entendaient jouer de ce dernier instrument; mais il y avait si peu de moyens de développer ses dispositions naturelles dans le lieu qu'il habitait, que son père se décida à l'envoyer, en 1785, à Lüngelsau pour y prendre des leçons du musicien de la ville. Ce musicien était un homme dur qui soumit le jeune Arnold à une discipline si sévère, que sa santé en fut altérée, et qu'il ne se rétablit jamais parfaitement. Au mois de mars 1790, il entra chez son oncle Frédéric Adam Arnold, musicien de la cour à Wertheim. Là, il eut occasion d'entendre souvent de bonne musique exécutée par un orchestre choisi, et son talent sur le violoncelle y prit de nouveaux développements. Pour compléter son éducation musicale, il prit des leçons d'harmonie et de composition d'un habile chanteur et organiste nommé Frankenstein. Ses progrès furent rapides, et il fut bientôt en état d'écrire des concertos de violoncelle qui eurent beaucoup de succès, non-seulement à Wertheim, mais dans toutes les villes où il se fit entendre dans le cours de ses voyages. Au mois d'avril 1795, il se rendit en Suisse pour y donner des concerts; mais à cette époque la guerre désolait ce pays, et Arnold ne réussit point dans son entreprise. Le succès d'un second voyage qu'il fit par Wetterstein et Nordlingen ne fut pas meilleur. Mécontent de sa position, Arnold se
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