Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 212

Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1bits), intermède, idem, 1799. — 11° Red-Cross Knights (les Chevaliers de la Croix-Rouge), Hay-Market, 1799. — 12° S. David's day (le Jour de Saint-David), farce, 1800. — 13° True Friends (les vrais Amis), à Covent-Garden, 1800. Outre ces ouvrages, Attwood a composé plusieurs œuvres de sonates pour piano, et des leçons progressives pour cet instrument, qui ont été gravées chez Clementi, à Londres. Il a écrit aussi beaucoup de musique d'église pour le service de la chapelle royale, et notamment l'antienne avec chœur et orchestre pour le couronnement du roi Georges IV, qui est d'une beauté remarquable. Attwood se distingue entre les musiciens anglais par un style plein de goût et de pureté; sa musique a de la force, de l'expression et de l'effet. Il est triste que le sol de l'Angleterre soit si peu favorable à la musique, qu'un artiste si distingué soit obligé de renoncer à la carrière de gloire qu'il aurait pu parcourir, pour se livrer uniquement à l'enseignement.
3ATYS, ou ATIS (…), créole, né à Saint-Domingue, vers 1715, suivant La Borde (Essai sur la Musique, t. III, p. 493), fut un flûtiste distingué qui se fixa en France. Une affaire qu'il eut en Autriche l'obligea de se battre; il reçut une balle dans le menton, et cet accident altéra sensiblement son embouchure. De retour à Paris, il s'y livra à l'enseignement, et composa beaucoup de sonates, duos, trios et quatuors pour la flûte. On trouve de lui, en manuscrit, à la Bibliothèque impériale de Paris, un œuvre de six sonates pour deux flûtes, en forme de conversation. Suivant M. Bernmann (Oesterreich. Biograph. Lexikon, t. I, p. 287), la date précise de la naissance d'Atis serait le 18 avril 1715; il aurait été à Vienne en 1760; et il serait mort le 8 août 1784. M. Bernmann sait les dates d'une manière effrayante.
5ATZE (Frédéric), musicien né en Allemagne, était organiste à Breslau vers 1815; depuis lors il a quitté cette ville pour aller en Russie, où il était encore en 1833. Atze est un artiste distingué comme organiste et comme pianiste; il a fait admirer partout la délicatesse et la précision de son jeu. On a de lui : 1° Polonaise pour le piano, Leipsick, Hofmeister. — 2° Duo pour piano et violon, œuvre 2. — 3° Polonaise pour le piano, œuvre 9, Berlin, Forster. — 4° Grande polonaise, dédiée à Mme Amalie Korepa, Breslau, Forster et Hoffman, œuvre 10. — 5° Pot-pourri pour le piano, œuvre 11, ibid.
7AUBER (Daniel-François-Esprit), né à Caen, le 29 janvier 1782 (1) dans un voyage que ses parents firent en cette ville, est fils d'un marchand d'estampes de l'aris, dont la situation était aisée. Sa famille était originaire de la Normandie. Doué des plus heureuses dispositions pour la musique, Auber étudia d'abord cet art comme un objet d'agrément. Après avoir appris à jouer du piano sous la direction de Ladurner, il fut envoyé à Londres pour y apprendre la profession du commerce; mais bientôt, dégoûté d'un état pour lequel il ne se sentait point né, il revint à Paris. Accueilli dans le monde avec plaisir à cause de son talent et de son esprit, il commença à se faire connaître par de petites compositions telles que des romances: quelques-unes de celles-ci eurent un succès de vogue. Un trio pour piano, violon et violoncelle, qu'il publia vers le même temps à Paris, fit voir qu'il pouvait traiter avec talent la musique instrumentale. D'autres ouvrages plus considérables vinrent bientôt augmenter sa réputation parmi les artistes. Il était lié d'amitié avec le célèbre violoncelliste Lamare. Celui-ci avait un style tout particulier dans sa manière de jouer de la basse, et il désirait le propager par un genre de musique qui lui fût propre; mais, par une singularité qu'il serait difficile d'expliquer, il n'avait pas une idée mélodique ni un trait dans la tête qu'on pût employer dans un morceau de musique. À sa prière, Auber écrivit tous les concertos de basse qui ont paru sous le nom de ce virtuose, et même quelques autres qui sont restés en manuscrit. Le public croyait que ces concertos étaient de Lamare; mais tous les artistes savaient qu'ils étaient dus au talent d'Auber. Le caractère original de cette musique produisit une assez vive sensation dans le monde, et l'on prévit dès lors que le jeune compositeur à qui on la devait se ferait un jour une brillante réputation. Vers le même temps, Auber écrivit un concerto de violon qui fut exécuté au Conservatoire de musique de Paris par Mazas; et qui obtint un brillant succès.
9Le désir de travailler pour le théâtre lui avait déjà fait remettre en musique l'ancien opéra comique intitulé Julie, avec accompagnement de deux violons, deux altos, violoncelle et contrebasse. Cet ouvrage, qui renfermait plusieurs morceaux charmants, fut représenté sur un théâtre d'amateurs à Paris, et reçut beaucoup d'applaudissements. Peu de temps après, Auber écrivit pour le petit théâtre de M. de Caraman, prince de Chimay, un autre opéra avec orchestre complet, dont il a tiré depuis lors plusieurs morceaux pour ses autres ouvrages.
11(1) Cette date m'a été donnée en 1810 par le père du célèbre compositeur, à l'époque de mes premières recherches pour la Biographie universelle des musiciens. Tous les recueils biographiques donnent celle du 29 janvier 1784.

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