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Scan 216
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1siciens (Paris, 1810). Aubert a écrit pour l'Opéra la musique des ouvrages suivants : 1° La Paix triomphante, 1713, ballet non représenté. — 2° Diane, divertissement, en 1721, en société avec Bourgeois. — 3° Le Ballet de vingt-quatre heures, 1722. — 4° La Reine des Peris paroles de Fusselier, 1725. — 5° La Fête champêtre et guerrière, 1746. Il reçut 360 livres pour prix de la musique de cet ouvrage. On a aussi d'Aubert Le Ballet de Chantilly, cantate in-4° obl., Paris, 1728, et trois livres de sonates pour le violon, gravées à Paris : sans date.
3AUBERT (Louis), fils aîné du précédent, né le 15 mai 1720, entra comme violoniste à l'orchestre de l'Opéra, en 1731, à l'âge de onze ans, et quelques années après au Concert spirituel. Au mois de septembre 1755, il obtint la place de chef des premiers violons de l'Opéra, place qu'avait occupée son père. C'est en cette qualité qu'il était suppléant de Chéron pour battre la mesure ; il conserva cet emploi jusqu'en 1771, époque de sa retraite. Il vivait encore en 1798, et jouissait d'une pension de 1,000 fr. sur la caisse de l'Opéra. Aubert a publié six livres de solos pour le violon, six livres de duos, deux concertos, et quelques autres ouvrages, tous gravés à Paris, sans date. Il a écrit pour l'Opéra : 1° la musique d'un pas de deux dans l'acte de l'Espagne, de l'Europe galante, à la reprise de 1755. Ce morceau a été inséré dans un livre de symphonies à quatre parties dédié à la marquise de Villeroy et publié en 1756. — 2° la musique d'un pas de six, ajouté au dernier acte de Roland, en 1755. — 3° une chaconne dans Alcione, en 1756.
5AUBERT (L'Abbé Jean-Louis), frère du précédent, né à Paris, le 15 février 1731, mort dans la même ville, le 10 novembre 1814, s'est fait connaître par quelques ouvrages de littérature au nombre desquels se trouve une Réfutation suivie et détaillée des principes de M. Rousseau de Genève, touchant la musique française, adressée à lui-même, en réponse à sa lettre ; Paris, 1754, in-8°.
7AUBERT (**), plus connu sous le nom d'Auberti, était violoncelliste à la Comédie italienne, et mourut à Paris, en 1805. Il a publié : 1° Six solos pour violoncelle, op. ; 1. — Paris 2° Six duos pour le même instrument, op. 2, ibid.
9AUBERT (Pierre-François-Olivier), né à Amiens, en 1763, apprit à la maîtrise de cette ville les premiers éléments de la musique, et parvint, par son travail et sans le secours d'aucun maître, à jouer fort bien du violoncelle. Étant venu à Paris, il entra à l'orchestre de l'Opéra-Comique, où il est resté pendant vingt-cinq ans. Il a publié deux méthodes de violoncelle, et il fut le premier en France qui fit succéder un bon livre élémentaire pour cet instrument aux ouvrages insuffisants de Cupis et de Tillière. Il a de plus composé : 1° Trois quatuors pour deux violons, alto et basse, op. 1 ; Zurich, 1796. — 2° Trois idem, op. 2. — 3° Trois duos pour deux violoncelles, op. 3. — 4° Trois idem, op. 5. — 5° Trois idem, op. 6. — 6° Trois idem, op. 7. — 7° Études pour le violoncelle, suivies de trois duos et de trois sonates, op. 8. — 8° Huit livres de sonates pour le même instrument. Olivier Aubert a publié une brochure de 44 pages in-12, sous ce titre : Histoire abrégée de la musique ancienne et moderne, ou Réflexions sur ce qu'il y a de plus probable dans les écrits qui ont traité ce sujet, Paris, 1827. Dans l'introduction de ce petit ouvrage, l'auteur dit qu'il n'a pu se décider à garder en portefeuille ce fruit de vingt-cinq années de recherches et de réflexions ! C'est beaucoup de temps employé pour peu de chose.
11AUBÉRY (F. Félix), amateur de musique à Paris, s'est fait connaître par un livre qui a pour titre : Éléments de la Théorie musicale, ou Méthode propre à en abréger l'étude. Seconde édition. Paris, Gibus, 1835, in-4°.
13AUBÉRY DU BOULLEY (Prudent-Louis), né à Verneuil (département de l'Eure), le 9 décembre 1796, eut pour premier maître de musique son père, qui était bon musicien. À l'âge de cinq ans il était déjà assez instruit pour lire toute espèce de musique à livre ouvert ; à dix ans il était assez habile sur la flûte et sur le cor pour jouer sur ces instruments des concertos difficiles. Après avoir reçu quelques leçons d'harmonie, il écrivit, à l'âge de onze ans, des marches et des pas redoublés qui furent exécutés par la musique de la ville. En 1808 M. Aubéry du Boulley fut envoyé à Paris pour y continuer ses études musicales. Il eut d'abord pour professeur de composition Momigny ; ensuite Méhul et enfin Cherubini perfectionnèrent ses connaissances. Le Conservatoire de musique ayant été fermé en 1815, M. Aubéry du Boulley retourna à Verneuil où il se maria. Rempli du plus vif enthousiasme pour la musique, il saisissait alors toutes les occasions de coopérer aux concerts qui étaient donnés par les artistes et les amateurs dans les villes qui environnent Verneuil, telles qu'Évreux, Vernon, Dreux, etc. Jusqu'en 1820, la musique n'avait été qu'un plaisir pour lui ; mais à cette époque, il en fit sa profession. Malgré la multiplicité de ses occupations, il trouvait le temps d'écrire ; c'est ainsi qu'il fit, en 1824, la musique d'un opéra intitulé : Les Amants querelleurs, qui fut reçu à l'Opéra-Comique, mais dont l'auteur
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