Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 217

Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1AUBÉRY DU BOULLEY — AUBIGNY
3des paroles retira le livret pour l'arranger en vaudeville, qui fut joué sans succès au gymnase. M. Aubéry du Boulley écrivit aussi dans le même temps beaucoup de musique instrumentale qui parut chez différents éditeurs de Paris.
5Une maladie de poitrine dont les symptômes étaient graves obligèrent M. Aubéry du Boulley à renoncer à l'enseignement de la musique, en 1827, à se retirer à la campagne (à Grosbois près de Verneuil) et à s'y livrer à l'agriculture. La nouvelle direction qu'il venait de donner à sa vie ne lui fit cependant point oublier la musique. Il consacra ses loisirs à la rédaction d'une méthode d'enseignement qu'il publia en 1830, sous le titre de Grammaire musicale. L'organisation de la garde nationale, dans toute la France, lui fournit à cette époque l'occasion de former à Verneuil un corps de musique militaire de quarante musiciens et de ranimer le goût de la population pour l'art musical. L'heureux essai qu'il avait fait en cette circonstance de sa méthode d'enseignement lui suggéra l'espoir d'en faire une application utile jusqu'à dans les moindres villages, et le hameau qu'il habite fut le premier où il en fit l'essai. Sa persévérance a été couronnée par le succès; des corps de musique de cuivre ou d'harmonie ont été successivement organisés à Breteuil, Conches, Nonancourt, Damville, dans les bourgs de Brezolles et de Tillères-sur-Eure, et enfin dans le petit village de Grosbois, où il y a maintenant une excellente musique composée de deux bugles, dix clairons, quatre trombones, un buccin, un ophicléide alto, deux ophicléides basses et trois caisses à timbre; de simples paysans sont devenus des artistes. C'est un service réel rendu à l'art et aux populations que cette propagation du goût de la musique et des connaissances qui y sont relatives.
7Les œuvres musicales de M. Aubéry du Boulley se composent de sonates pour piano, marches et pas redoublés pour le même instrument, œuvres 1, 4, 6 et 8, Paris, Mme Joly; de six quatuors pour piano, violon, flûte et guitare, œuvres 56, 66, 72, 74, 80 et 82, Paris, Richault; de sept duos pour piano et guitare, œuvres 31, 38, 46, 52, 67, 78 et 81, ibid.; de trois trios pour piano, contrepoit et guitare, œuvres 32, 54 et 83, ibid.; d'un quintetto pour flûte, piano, violon, alto et guitare, œuvre 76, ibid.; d'un septuor pour violon, alto, basse, flûte, cor, clarinette et guitare, œuvre 69, ibid.; d'une grande sérénade pour deux violons, alto, basse, flûte, deux clarinettes, deux cors et basson, œuvre 48, ibid.; d'une collection de pièces d'harmonie contenant soixante morceaux, publiée en dix livraisons formant les œuvres 45, 47, 49, 51, 53, 55, 57, 59, 61 et 63, ibid.; d'un recueil d'harmonie composée pour être exécutée aux messes militaires, œuvre 68, ibid.; de cinq cahiers de contredanses pour piano et guitare, ibid.; de trois recueils de contredanses en sons harmoniques pour guitare seule, ibid.; de plusieurs œuvres pour guitare seule, deux guitares, guitare et flûte ou violon, ibid.; de l'opéra des Amants querelleurs arranger en quatuor pour flûte, violon, alto et basse, et de l'ouverture du même opéra à grand orchestre, œuvres 44 et 58, ibid.; de beaucoup de romances avec accompagnement de piano ou de guitare, Paris, Mme Joly, Meissonnier, Janet et Richault; d'une méthode complète et simplifiée pour la guitare, œuvre 42, Paris, Richault; enfin d'une Grammaire musicale, 1 vol. in-8°, imprimée avec les caractères de musique de Duverger, Paris, Richault. On peut voir l'analyse de cet ouvrage dans le 9me vol. de la Revue musicale. M. Aubéry du Boulley a aussi publié une brochure qui a pour titre : Des Associations musicales en France, et de la Société philharmonique de l'Eure, de l'Orne et d'Eure-et-Loir, fondée par P.-L. Aubéry du Boulley, Versailles, 1839, in-8° de 8 pages.
9AUBIGNY (D'ENGELBRENNER D'). Deux sœurs de ce nom, filles d'un major au service du prince de Hesse-Cassel, se sont fait remarquer par leur talent de cantatrices, à Coblenze, en 1790. Elles avaient été dirigées dans leurs études par Sales, maître de chapelle de l'électeur de Trèves. L'aînée possédait une belle voix de soprano; la plus jeune (Nina) avait une voix de contralto fortement timbrée. Les deux sœurs exécutèrent en 1790, dans des concerts publics, le Stabat Mater de Rodewald, et s'y firent vivement applaudir. En 1792 elles étaient à Cassel et y faisaient l'ornement du concert d'amateurs. A cette époque, l'aînée épousa M. Horslig, membre du consistoire de Bückebourg; Nina suivit sa sœur dans ce lieu, et acheva de perfectionner son talent dans la solitude. Elle y vivait heureuse lorsqu'elle fit, en 1803, la connaissance d'une dame qui se faisait passer pour une comtesse anglaise, et qui lui offrit de l'emmener à Londres, et de se charger des frais du voyage et de son entretien. Nina d'Aubigny se laissa séduire et partit avec elle. Mais à peine furent-elles arrivées à leur destination, que la prétendue comtesse avoua qu'elle n'avait aucun droit à porter ce titre, et qu'elle était hors d'état d'offrir aucun secours à sa compagne. Cette déclaration était un coup de foudre pour la jeune cantatrice, qui se trouvait sans ressource dans un pays

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