Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 218

Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1étranger. Toutefois, ses talents vinrent la tirer d'embarras. Elle donna des leçons de chant, et finit par s'attacher à une famille riche, en qualité d'institutrice. Le chef de cette famille était un des principaux agents de la Compagnie des Indes; ses affaires l'obligèrent à aller s'établir à Bombay, et Nina d'Aubigny l'y accompagna. On ignore ce qu'elle est devenue depuis lors. On a sous le nom de cette artiste : 1° Airs allemands, italiens et français, Augsbourg, 1797. — 2° Ueber das Leben und den Character des Pompeo Sales (Sur la vie et le caractère de Pompeo Sales), dans la 2me année de la Gazette musicale de Leipsick, pag. 377-384. — 3° Ueber die Aufmerksamkeit, die Jeder dem Saenger schuldig ist (Sur l'attention qu'on doit au chanteur), dans la même Gazette musicale, 3me année, pag. 752. — 4° Mein Lieblingswort, Piano (Mon mot favori, Piano), ibid., pag. 800. — 5° Brief an Natalia über den Gesang, als Beförderung der häuslichen Glückseligkeit des geselligen Vergnügens. Ein Handbuch für Freunde des Gesanges die sich selbst, oder für Mütter und Erzieherinnen, die ihre Zöglinge für die Kunst bilden wollen (Lettres à Natalie sur le chant, considéré comme véhicule du bonheur domestique, etc.), Leipsick, Voss, 1803, gr. in-8° avec 5 planches de musique. Ces lettres, écrites d'un style fort agréable, sont au nombre de 31; elles contiennent d'excellentes observations. On en a publié une seconde édition améliorée à Leipsick, en 1824, gr. in-8°.
3AUBINS DE SEZANNE, poète et musicien français, vivait vers 1260. On trouve deux chansons notées de sa composition dans deux manuscrits de la Bibliothèque impériale de Paris, n° 65 et 66, fonds de Cangé.
5AUDEBERT (PIERRE), chantre à déchant (contrapuntiste) de la chapelle de Jean d'Orléans, depuis 1455 jusqu'en 1467, aux appoin-tements de 24 liv. tournois (140 francs 88 cents- times), suivant un compte de la maison de ce prince (Manuscrit de la Bibl. du Roi, F. 540, suppl.)
7AUDEFROI LE BATARD, trouvère ar- tésien du treizième siècle, dont on trouve une chanson notée dans un manuscrit de la Bibliothèque impériale, à Paris, n° 66, fonds de Cangé, et seize romances dans un autre manuscrit, coté 7222.
9AUDIBERT (….), maître de musique de l'Académie du Roi, à Lyon, naquit à Aix en Provence, au commencement du dix-huitième siècle. Il apprit les éléments de la musique comme enfant de chœur au chapitre de Saint-Sauveur de sa ville natale, et fut, dans cette école, le condisciple de l'abbé Blanchard. Son éducation finie, il alla s'éta- blir à Toulon, où il fut pensionné du Concert. Il paraît qu'il ne quitta cette ville que pour prendre possession de sa place de maître de musique de l'Académie. Dans une lettre qu'il écrivit au ministre d'Argenson, en 1746, on voit qu'il avait sept en- fants, que l'aîné de ses fils, âgé de dix-sept ans, était musicien, et que lui-même faisait subsister sa famille au moyen des leçons qu'il donnait. Dans un mémoire, dont il sera parlé tout à l'heure, et qui est joint à la lettre déjà citée, il dit aussi qu'il est connu par différents ouvrages en plusieurs genres qu'il a donnés au public dans les provinces. Ces ouvrages sont depuis long-temps tombés dans l'oubli, et le nom d'Audibert serait aujourd'hui parfaitement inconnu, si les recherches de l'auteur de ce Dictionnaire ne lui avaient fait découvrir un fait qui recommande ce musicien à l'attention des historiens de l'art musical.
11Dans un recueil manuscrit qui se trouve à la Bibliothèque impériale de Paris, parmi les livres imprimés, sous le numéro V, 1840, sont contenus : une lettre écrite par Audibert au ministre des af- faires étrangères, au mois de février 1746, et un mémoire sur un chiffre musical de son inven- tion pour l'usage de la diplomatie. Selon lui, ce chiffre, dont il donne un exemple dans un mor- ceau de quinze portées, devait être à l'abri de toute explication par ceux qui n'en posséderaient pas le secret; néanmoins son exemple ayant été soumis à l'analyse dans les bureaux des affaires étrangères, fut déchiffré avec facilité, et les éléments de son chiffre furent dégagés mé- thodiquement par l'employé chargé de ce travail. Sans lui avouer que son secret n'en était plus un, le ministre lui répondit qu'il possédait déjà plu- sieurs chiffres du même genre, que ces chiffres ne pouvaient être considérés que comme des choses curieuses, et qu'on n'en pouvait faire usage dans les expéditions habituelles. Dans le fait, le grand inconvénient de l'invention d'Audibert consistait en ce que chaque signe ne re- présentait qu'une lettre de l'alphabet, ce qui rendait l'opération de la traduction fort longue. L'analyse de ce chiffre musical a été donnée dans le 26e numéro de la cinquième année de la Revue musicale.
13AUDIFFRET (PIERRE-HYACINTHE-JAC- QUES-JEAN-BAPTISTE), né à Avignon, le 7 no- vembre 1773, fit ses études chez les doctrinaires de cette ville et dans la maison du même ordre, à Marseille. Dès son enfance il avait appris la musique. Il mêla la culture de cet art à ses tra- vaux littéraires jusqu'à la fin de sa vie. Atteint par la réquisition, en 1792, il fit, comme musi- cien de régiment, les campagnes de 1794 et 1795

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