Books › Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866 › scan 219
Scan 219
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
12 lines. Read by computer on 3 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1AUDIFFRET — AUFSCHNAITER
3en Belgique et en Hollande. De retour à Paris à la fin de 1797, il entra dans les bureaux de son père, agent de changé à la bourse de cette ville; mais son aversion pour les affaires financières le décida à les abandonner en 1802. Des intérêts de famille l'ayant conduit en Bretagne, il se maria à Nantes, et y obtint la place de directeur du dépôt de mendicité. Démissionné en 1816, il revint à Paris, et y eut, en 1820, un emploi au département des manuscrits de la Bibliothèque royale. Audiffret est mort à Montmartre, près Paris, le 1er juillet 1841, à l'âge de soixante-dix-huit ans. Laborieux écrivain, il a fourni à la Biographie universelle des frères Michaud un grand nombre d'articles relatifs à l'histoire de l'Orient, et à la dernière édition de L'Art de vérifier les dates, la Chronologie historique des Maures d'Espagne. On lui doit aussi beaucoup d'autres ouvrages historiques et littéraires qui l'ont fait admettre dans la Société asiatique de Paris et dans plusieurs académies; mais il n'est cité ici que pour la partie de ses travaux qui est relative à l'histoire de la musique. Il fut le collaborateur de Raguenaud (Voy. ce nom) pour les années 1819-1831 de l'Almanach des Spectacles (Paris, Barba, 13 vol. in-18), et y a fourni toutes les notices biographiques des compositeurs et chanteurs des divers théâtres. Il a été aussi un des coopérateurs de la Biographie universelle et portative des Contemporains, dirigée par Rabe (Paris, 1826-1834, 5 vol. in-8°), et y a fourni un grand nombre de notices du même genre, parmi lesquelles on remarque celles de Grétry, Méhul, Piccinni, ainsi qu'au Supplément de la Biographie universelle de Michaud. On a aussi de sa composition : 6 Romances, avec accompagnement de piano; Paris, Leduc, 1801.
5AUDINOT (Nicolas Médard), acteur de la Comédie italienne, né à Nancy, vers 1730, est mort à Paris, le 21 mai 1801. Le 3 janvier 1764, il débuta dans les rôles de basse-taille, qu'on appelle, dans le langage des coulisses, rôles à tablier. Ce fut lui qui joua d'origine le Maréchal Ferrant, de Philidor. Quelques dégoûts qu'il éprouva de la part de ses camarades, l'obligèrent à se retirer, en 1767. Il se rendit alors à Versailles, pour prendre la direction du théâtre de cette ville; mais il ne la garda que deux ans, et revint à Paris en 1769. Depuis sa retraite, il désirait se venger de la Comédie italienne. Pour satisfaire ce désir, il loua une loge à la foire Saint-Germain, et y plaça des marionnettes ou comédiens de bois qui imitaient la tournure et le jeu de ses anciens camarades. La nouveauté de ce spectacle et la ressemblance des personnages piquèrent la curiosité publique; les marionnettes attirèrent la foule. Le succès enhardit Audinot qui fit bâtir sur le boulevard du temple le Théâtre de l'Ambigu-Comique, dont il fit l'ouverture au mois de juillet 1769, et qui changea ses marionnettes contre des enfants. Il mit sur le rideau cette inscription : Sicut infantes audi nos. Le succès de ce nouveau spectacle fut tel, qu'Audinot se vit obligé d'agrandir sa salle en 1772. Ce fut alors qu'on commença à y représenter de grandes pantomimes, qui ont fait la fortune de l'entrepreneur.
7Audinot a composé les paroles et la musique du Tonnelier, opéra-comique qui fut représenté au Théâtre-Italien, le 28 septembre 1761, et qui n'obtint point de succès. Quelant y ayant fait des changements, et Gossec ayant corrigé quelques déféctuosités de la musique, l'ouvrage fut remis au théâtre, le 16 mars 1765, et fut dès lors vivement applaudi. Audinot fut aussi l'auteur du programme et de la musique d'une pantomime qui fut jouée avec succès à son théâtre, en 1782, sous le titre de Dorothée.
9AUFFMAN (Joseph-Antoine-Xavier), maître de chapelle à Kempten, vers le milieu du dix-huitième siècle, a publié trois concertos pour l'orgue, sous ce titre : Triplus Concentus harmonicus, Augsbourg, 1754, in-fol. E. L. Gerber, et d'après lui les auteurs du Dictionnaire historique des Musiciens (Paris, 1810) sont tombés dans une erreur singulière sur ce musicien : ils en ont fait un maître de chapelle du prince Campidon, parce qu'on lit au titre de son ouvrage : Pr. Campidon. Music. Chor. Præf. Campidona est le nom latin de Kempten.
11AUFSCHNAITER (Benoit-Antoine), maître de chapelle à Passaw, vers la fin du dix-septième siècle et au commencement du dix-huitième, a publié : 1° Concors discordia, imprimé à Nuremberg, en 1695, consistant en six ouvertures. 2° Dulcis fidium harmonica, consistant en sonates d'église à huit, 1699, in-folio. 3° Vesperæ solemnissimæ, quatuor vocibus concertantibus, duobus violinis et duabus violis necessariis, quatuor ripien. pro pleno choro, violone cum dupli basso continuo, duobus clarinis concert., op. 5, Augsbourg, 1709, in-folio. 4° Alaudæ quinque, contenant cinq messes solennelles, op. 6, Augsbourg, 1711, in-folio. 5° Duodena offertoria de venerabili sacramento, etc., quatuor vocibus, duobus violinis, duabus violis, cum dupli basso et duobus trombonis, op. 7, Passaw, 1719. 6° Cymbalum Davidis vesperinum, seu vespera pro festivitatibus, etc., quatuor vocibus, quatuor violinis, duabus violis, cum dupli basso, duobus hautb. in
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.