Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 266

Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1et flûtiste à Halle, a publié divers ouvrages de sa composition : 1° Trois duos pour deux flûtes, œuvre premier; Leipsick, 1798. — 2° Trois idem, œuvre deuxième; ibid.— 3° Trois duos pour violon et violoncelle, œuvre quatrième; ibid, 1799. — 4° Trois duos pour violon et alto, op. 6, et trois idem, op. 7; Offenbach, 1799. — 5° Trois duos pour deux flûtes, op. 8, 1802.
3BAERMANN (HENRI-JOSEPH), virtuose sur la clarinette, est né à Potsdam, le 14 février 1783. A l’âge de onze ans il fut admis dans l’école de musique militaire de cette ville, et y commença son éducation musicale. Plus tard il eut le bonheur de recevoir des leçons du célèbre clarinettiste Beer, qui lui fit faire de rapides progrès dans l’art de jouer de son instrument. Malheureusement les devoirs multipliés du service militaire, où il était engagé, lui laissaient peu de temps à donner à ses études. Fils de soldat, il était de droit, suivant les lois de son pays, soldat lui-même, et, comme tel, obligé de sacrifier sans cesse ses penchants aux exigences despotiques de son état. Pendant dix ans, lui que la nature et le travail avaient fait un des artistes les plus remarquables de son temps, fut obligé de faire, comme un simple manœuvre de musique, le service de clarinettiste ordinaire dans le premier bataillon de la garde royale de Prusse, et celui de première clarinette de la musique du roi. Les événements qui suivirent la bataille d’Elena lui rendirent la liberté; il en profita, quitta sa patrie, et se rendit en Bavière, où il fut placé en 1806 dans la musique de la cour. En 1811 il fit son premier voyage dans la Suisse et le midi de la France, et partout son talent excita l’enthousiasme. De retour à Munich, il y apprit la réorganisation de la chapelle du roi de Prusse, et crut devoir offrir d’y reprendre du service; mais, ses propositions n’ayant pas été acceptées, sa liberté lui fut définitivement acquise. En 1811, Charles-Marie de Weber alla à Munich pour y donner des concerts; Baermann, dont ce compositeur admirait le grand talent, se lia avec lui d’une étroite amitié, et en obtint trois concertos de clarinette, qui furent composés expressément pour lui. Pendant l’automne de la même année, ces artistes firent ensemble un voyage de concerts, et se firent entendre à Gotha, Weimar, Dresde, Prague et Berlin. En 1813 Baermann visita pour la première fois la capitale de l’Autriche; son talent y excita l’enthousiasme, comme cela était arrivé dans toutes les villes que l’artiste avait visitées. Deux ans après il fit un voyage en Italie, et, malgré l’indifférence des habitants de ce pays pour la musique instrumentale, il obtint partout de brillants succès, particulièrement à Venise, où il donna un concert qui fut dirigé par Eybler. Arrivé à Paris vers la fin de 1817, il y donna des concerts avec Mme Catalani, et s’y fit entendre plusieurs fois dans les concerts de la semaine sainte. On y admira la belle qualité des sons qu’il tirait de son instrument, le brillant de son exécution et l’élégance de son style; mais cette admiration fut stérile, car on ne songea point à fixer Baermann à Paris pour servir de modèle aux jeunes gens qui se livraient à l’étude de la clarinette dans le Conservatoire. Depuis cette époque, Baermann a fait plusieurs autres voyages, recueillant partout des témoignages d’intérêt pour son beau talent; le premier à Dresde, en 1819; l’année suivante à Londres, où il était appelé par la Société philharmonique; en 1821 à Vienne; en 1822 et 1823 en Russie et en Pologne, enfin, en 1827, à Berlin, Copenhague et Hambourg. En 1833, il retourna à Potsdam, et postérieurement il visita de nouveau quelques grandes villes de l’Allemagne et fit un second voyage à Paris. Toute l’Allemagne le considéra longtemps comme un modèle de perfection dans l’art de jouer de la clarinette. Les compositions qu’il a publiées sont au nombre d’environ trente-cinq œuvres. On y remarque plusieurs concertos et concertinos, particulièrement les œuvres 24, 27 et 28, publiés à Leipsick, chez Breitkopf et Haertel; des airs variés avec orchestre, œuvres 12, 20, 21 et 29, Bonn, Simrock; Paris, Gambaro; Leipsick, Hofmeister, et Br. et Haertel; des fantaisies et des sonates avec orchestre, œuvres 26 et 31; des quintettis pour clarinette, deux violons, alto et violoncelle, œuvres 19, 22 et 23, Leipsick, Br. et Haertel; des quatuors pour clarinette, violon, alto et basse, œuvres, 18 et 25, Leipsick, Br. et Haertel, Mayence, Schott; des duos, études et solos. Baermann est mort à Munich le 16 juin 1847, à l’âge de soixante-quatre ans. one of two readings
4BAERMANN (HENRI-JOSEPH), virtuose sur la clarinette, est né à Potsdam, le 14 février 1783. A l’âge de onze ans il fut admis dans l’école de musique militaire de cette ville, et y commença son éducation musicale. Plus tard il eut le bonheur de recevoir des leçons du célèbre clarinettiste Beer, qui lui fit faire de rapides progrès dans l’art de jouer de son instrument. Malheureusement les devoirs multipliés du service militaire, où il était engagé, lui laissaient peu de temps à donner à ses études. Fils de soldat, il était de droit, suivant les lois de son pays, soldat lui-même, et, comme tel, obligé de sacrifier sans cesse ses penchants aux exigences despotiques de son état. Pendant dix ans, lui que la nature et le travail avaient fait un des artistes les plus remarquables de son temps, fut obligé de faire, comme un simple manœuvre de musique, le service de clarinettiste ordinaire dans le premier bataillon de la garde royale de Prusse, et celui de première clarinette de la musique du roi. Les événements qui suivirent la bataille d’Elena lui rendirent la liberté; il en profita, quitta sa patrie, et se rendit en Bavière, où il fut placé en 1806 dans la musique de la cour. En 1818 il fit son premier voyage dans la Suisse et le midi de la France, et partout son talent excita l’enthousiasme. De retour à Munich, il y apprit la réorganisation de la chapelle du roi de Prusse, et crut devoir offrir d’y reprendre du service; mais, ses propositions n’ayant pas été acceptées, sa liberté lui fut définitivement acquise. En 1811, Charles-Marie de Weber alla à Munich pour y donner des concerts; Baermann, dont ce compositeur admirait le grand talent, se lia avec lui d’une étroite amitié, et en obtint trois concertos de clarinette, qui furent composés expressément pour lui. Pendant l’automne de la même année, ces artistes firent ensemble un voyage de concerts, et se firent entendre à Gotha, Weimar, Dresde, Prague et Berlin. En 1813 Baermann visita pour la première fois la capitale de l’Autriche; son talent y excita l’enthousiasme, comme cela était arrivé dans toutes les villes que l’artiste avait visitées. Deux ans après il fit un voyage en Italie, et, malgré l’indifférence des habitants de ce pays pour la musique instrumentale, il obtint partout de brillants succès, particulièrement à Venise, où il donna un concert qui fut dirigé par Eybler. Arrivé à Paris vers la fin de 1817, il y donna des concerts avec Mme Catalani, et s’y fit entendre plusieurs fois dans les concerts de la semaine sainte. On y admira la belle qualité des sons qu’il tirait de son instrument, le brillant de son exécution et l’élégance de son style; mais cette admiration fut stérile, car on ne songea point à fixer Baermann à Paris pour servir de modèle aux jeunes gens qui se livraient à l’étude de la clarinette dans le Conservatoire. Depuis cette époque, Baermann a fait plusieurs autres voyages, recueillant partout des témoignages d’intérêt pour son beau talent; le premier à Dresde, en 1819; l’année suivante à Londres, où il était appelé par la Société philharmonique; en 1821 à Vienne; en 1822 et 1823 en Russie et en Pologne, enfin, en 1827, à Berlin, Copenhague et Hambourg. En 1833, il retourna à Potsdam, et postérieurement il visita de nouveau quelques grandes villes de l’Allemagne et fit un second voyage à Paris. Toute l’Allemagne le considéra longtemps comme un modèle de perfection dans l’art de jouer de la clarinette. Les compositions qu’il a publiées sont au nombre d’environ trente-cinq œuvres. On y remarque plusieurs concertos et concertinos, particulièrement les œuvres 24, 27 et 28, publiés à Leipsick, chez Breitkopf et Haertel; des airs variés avec orchestre, œuvres 12, 20, 21 et 29, Bonn, Simrock; Paris, Gambaro; Leipsick, Hofmeister, et Br. et Haertel; des fantaisies et des sonates avec orchestre, œuvres 26 et 31; des quintettis pour clarinette, deux violons, alto et violoncelle, œuvres 19, 22 et 23, Leipsick, Br. et Haertel; des quatuors pour clarinette, violon, alto et basse, œuvres, 18 et 25, Leipsick, Br. et Haertel, Mayence, Schott; des duos, études et solos. Baermann est mort à Munich le 16 juin 1847, à l’âge de soixante-quatre ans. one of two readings
6BAERMANN (CHARLES), frère du précédent, né comme lui à Potsdam, reçut aussi son éducation musicale dans l’école de musique militaire des grenadiers de la garde royale. Après avoir servi longtemps comme musicien dans un bataillon de cette garde, il fut nommé premier bassoniste de la chapelle du roi de Prusse. Il mourut à Berlin, le 31 mars 1842, comme musicien pensionné de la cour. On a de cet artiste un article qui a été publié dans la Gazette musicale de Leipsick (ann. 22e, col. 601), sous ce titre : Ueber die Natur und Eigenthümlichkeit des Fagots, über seinen Gebrauch als Solo und Orchester-Instrument (Sur la nature et les propriétés du basson, sur son usage comme instrument de solo et d’orchestre). Cet article est peu développé.

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