Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 267

Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866

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1BAERMANN (CHARLES), fils de Henri-Joseph, né à Munich, en 1820, a reçu de son père toute son éducation musicale. Devenu fort habile sur la clarinette et le cor de bassette (sorte de clarinette alto), il fut placé comme seconde clarinette dans la chapelle royale de Bavière, à l’âge de quatorze ans. Dans les années 1838 et 1839 il a fait avec son père un grand voyage dans l’Allemagne méridionale, dans les provinces rhénanes, en Hollande, en Belgique et à Paris. Ils obtinrent dans cette ville un grand succès, particulièrement dans un concert du Conservatoire, où ils exécutèrent une symphonie concertante. De retour à Munich, Charles Baermann y a repris ses études et a perfectionné son talent presque à l’égal de celui de son père, dont il a été le successeur dans la chapelle royale de Bavière. On a publié de sa composition jusqu’à ce jour (1858) environ vingt-cinq œuvres de fantaisies, variations et divertissements pour clarinette, avec orchestre ou piano, à Munich, chez Falter, et à Mayence, chez Schott.
3BAERWALD (Faßbäck-Henri). Il a paru sous ce nom, une brochure de quatre feuillets, qui a pour titre : Die neuesten Erfindungen und Verbesserungen an den musikalischen Instrumenten, sowohl Saiten-als Blasinstrumenten, insbesondere des Forte-piano und anderer Tasteninstrumente, etc. (Les plus nouvelles inventions et les derniers perfectionnements des instruments de musique, etc.); Quedlinbourg et Leipsick, Gott. Basse, 1833, in-8°, avec trois planches contenant 77 figures.
5BAGATELLA (ANTONIO), né à Padoue, vers le milieu du dix-huitième siècle, a écrit un opuscule intitulé : Regole per la costruzione de’ violini, viole, violoncelli e violoni, Memoria presentata all’ Academia delle scienze, lettere ed arti di Padove, al concorso del premio dell’ arti dell’ anno 1782; Padoue, 1786, 24 pages gr. in-4°, avec 2 planches. Le travail de Bagatella, qui avait été fait pour un concours proposé par l’académie de Padoue, obtint le prix et fut publié aux frais de l’académie. Il y a dans cet ouvrage quelques préceptes utiles pour la construction des instruments à archet, puisés dans les proportions de Stradivari et des autres habiles luthiers de l’école de Crémone; mais il est à regretter que l’auteur du mémoire ne lui ait pas donné plus de développements. L’opuscule de Bagatella a été traduit en allemand par Schaum, sous ce titre : Ueber den Bau der Violine, Bratsche und Violoncell; Leipsick, Kühnel, 1806, in-8°.
7BAGATTI (FRANÇOIS), excellent compositeur et organiste à Sainte-Marie della Porta, à Saint-Victor et au Saint-Sépulcre à Milan, vers le commencement du dix-septième siècle, a publié deux œuvres de motets, ainsi que des messes et des psaumes. Piccinelli, qui nous fait connaître ce musicien dans son Aleneo de’ Letterati Milanesi (p. 199), n’indique ni le lieu ni la date de ces publications.
9BAGGE (CHARLES-ERNEST, baron de), chambellan du roi de Prusse, vivait à Paris vers 1783. Amateur passionné de la musique, il recherchait les artistes, leur ouvrait sa bourse, les accueillait chez lui, et appréciait bien leur talent. Malheureusement il ne conservait pas le même tact lorsqu’il s’agissait de lui. Il avait appris à jouer du violon, et, quoiqu’il jouât faux, il croyait être de la première force. Dans cette persuasion, il invitait la plupart des violinistes qu’il connaissait, ceux même qui jouissaient de la plus brillante réputation, à prendre de ses leçons; et lorsqu’ils lui objectaient, pour se débarrasser de ses importunités, la nécessité d’utiliser le temps pour vivre, il leur offrait de les payer pour qu’ils devinssent ses élèves. Ce ridicule lui fit donner le nom de Francaise du violon. L’empereur Joseph II lui dit un jour : Baron, je n’ai jamais entendu personne jouer du violon comme vous. Outre son goût pour le violon, il avait aussi la manie de composer; il a fait graver à Paris, en 1783, un concerto que Kreutzer, alors fort jeune, exécuta avec beaucoup de succès, et précédemment (en 1773), six quatuors concertants pour deux violons, alto et basse, œuvre I. On trouve aussi dans le catalogue de Westphal, marchand de musique à Hambourg, l’indication d’une symphonie à huit parties, de la composition du baron de Bagge. Il est mort à Paris, en 1791. Hoffmann a fait du baron de Bagge le sujet d’un conte où l’on trouve le cachet de son talent original.
11BAGGE (SELMAR), violoncelliste à Lemberg, né en Bohême vers 1815, est élève du Conservatoire de Prague. En 1841 il se fit remarquer comme compositeur distingué par une ouverture exécutée dans le troisième concert de cette année à Lemberg, et par un concerto de violoncelle dans lequel il fit preuve d’une rare habileté sur son instrument. En 1847 il était à Vienne, et y brillait dans les concerts. Il a publié quelques compositions parmi lesquelles on remarque une jolie sonate facile pour piano et violoncelle, op. 3; Vienne, Haslinger.
13BAGLIONI (LOUIS), de Milan, fils de François Baglioni, musicien de la chambre à Ludwigsburg, et, depuis 1770, un des meilleurs violinistes de la chapelle du duc de Wurtemberg, a composé la musique de Tancrede, et de la Guinguette allemande (1777), qui ont été représentés à l’Opéra de Stuttgart.

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