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Scan 320
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1Prague le 14 octobre 1747, était un excellent ténor et jouait fort bien du basson. On a de lui des concertos pour cet instrument qui sont restés en manuscrit.
3BATKA (MARTIN), virtuose sur le violon, succéda à son père dans sa place de directeur de musique. Il est mort à Prague en 1779. Il a laissé en manuscrit plusieurs concertos et des études pour le violon.
5BATKA (MICHEL), excellent violoniste, né le 29 septembre 1755, vivait encore à Prague en 1800. On ne connaît rien de sa composition.
7BATRA (ANTOINE), habile chanteur, né le 21 novembre 1759, devint musicien de chambre de l'évêque de Breslau, et vivait encore en 1800. Sa voix était une basse du plus beau timbre.
9BATKA (JEAN), fils de Michel, né à Prague vers 1791, est un pianiste distingué, qui s'est fixé à Pesth, en Hongrie. On connaît sous son nom : 1° Rondino pour le piano sur un motif de Spohr, Pesth, Miller. — 2° Six variations pour piano et violoncelle sur l'air allemand : Wir vinden dir ; ibid. — 3° Des recueils de danses hongroises, de valses et de quadrilles ; ib. — 4° La marche nationale hongroise pour le piano ; ibid. — des pièces d'orgue ; Vienne, Witzend ; un Libera me Domine, à quatre voix et orgue ; Vienne, Diabelli. — Un Graduel pour deux soprani et basse, avec violoncelle solo et orgue ; Vienne, Witzend. — Et quelques Lieder ou chansons allemandes.
11BATON (HENRI), connu sous le nom de Bâton l'âgé, né à Paris, vers 1710, eut vers le milieu du dix-huitième siècle la réputation d'un virtuose sur la musette, qui était en vogue à cette époque chez les Français. Il a fait graver à Paris trois livres de sonates et deux livres de duos pour cet instrument.
13BATON (CHARLES), frère du précédent surnommé le Jeune, virtuose, autant qu'on peut l'être, sur l'instrument appelé vielle, en donnait des leçons à Paris, vers le milieu du dix-huitième siècle. Il prit la défense de l'ancienne musique française contre les attaques de J.-J. Rousseau, dans une brochure de trente-six pages, intitulée : Examen de la lettre de M. Rousseau sur la musique française, Paris, 1754, in-8°. C'est une des meilleures pièces qu'on ait publiées dans cette controverse : elle eut deux éditions en peu de temps ; la première, publiée en 1753, est anonyme. Bâton a donné aussi un mémoire sur la Vielle dans le Mercure de France, octobre 1757, p. 143. Ses compositions pour la vielle sont : 1° Suites pour deux vieilles, musettes, etc., op. 1 : Paris, 1733, in-fol. — 2° Pièces pour la vielle, op. 2. — 3° Amusements d'une heure, duos pour deux vieilles, op. 4, in-fol., sans date. Bâton est mort en 1758. Il s'était occupé longtemps de perfectionnements qu'il voulait introduire dans la construction de la vielle. On voit dans le Mercure de France (sept. 1750, p. 153), qu'il avait augmenté l'étendue de son clavier et qu'il y avait ajouté les notes fa dièse, la et la bémol graves, qui ne se trouvaient pas dans les anciennes vieilles. Deux ans après il inventa une autre vielle qui avait l'étendue de la flûte et sur laquelle on pouvait imiter le coup de langue de cet instrument et le coup d'archet du violon (Voy. Merc. de France, juin 1752, p. 161). C'est de cet instrument qu'il a donné l'analyse dans le Mercure de 1757. Son mémoire a pour titre : Mémoire sur la vielle en D-la-ré, dans lequel on rend compte des raisons qui ont engagé à la faire, et dont l'extrait a été présenté à la reine.
15BATRACHUS (JEAN). Sous ce nom, J.-C. Heuning a mentionné, dans sa Bibliotheca seu notitia librorum rariorium (Kilionae, 1766, in-8°, part. I, p. 211), un livre sous ce titre : Opusculum rerum musicalium totam ejus negotii rationem explicans ; Argentorati, 1536. Or, ce titre est celui du livre de Frosch, mais dénaturé (Voyez Frosch), et avec une date fausse ; car ce livre porte 1535 et non 1536. En cherchant ce qui a pu conduire Heuning à changer le nom de l'auteur de l'ouvrage, j'ai trouvé que Batrachus est le nom latin d'un poisson marin qui se nomme Frosch en allemand. Le nom latinisé Froschius, qui se trouve au frontispice du livre, n'avait pas satisfait l'érudition de ce pédant. Que de sottises ont faites les savants !
17BATTA (Alexandre), violoncelliste, fils d'un professeur de solfège au conservatoire royal de Bruxelles, est né à Maestricht le 9 juillet 1818. Élève de son père pour les éléments de la musique, il étudia d'abord le violon, sur lequel il faisait peu de progrès ; mais après que sa famille se fut établie à Bruxelles, et lorsqu'il eut entendu le violoncelliste Platel, il sentit que le violoncelle était l'instrument auquel il était destiné. A force de sollicitations il obtint de son père la permission de renoncer au violon, et d'entrer au conservatoire, où il reçut des leçons du virtuose qui l'avait charmé. Après plusieurs années d'études sans la direction de cet excellent maître, Batta obtint le premier prix de son instrument au concours de 1834, en partage avec Demunck. En 1835 il sortit du conservatoire et se rendit à Paris, où les succès de salon qu'il obtint tout d'abord le décidèrent à se fixer. A cette époque, Rubini brillait encore au théâtre de la rue Favart et jouissait de toute la faveur du public, autant par ses défauts que par ses qualités incontestables. Le plus remarquable de ces défauts
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