Books › Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866 › scan 321
Scan 321
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
19 lines. Read by computer on 3 September 2026, twice; the two readings disagreed in places. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1BATTA — BATTEUX
3était une formule d'opposition du forté et du piano qui se reproduisait incessamment, quel que fût d'ailleurs le caractère de la phrase. Ce moyen de séduction ne manquait jamais son effet sur les dilettanti : Batta comprit qu'il pouvait l'appliquer au violoncelle, dont le diapason et le timbre ont de l'analogie avec la voix de ténor. Il ne s'était pas trompé sur le résultat que pouvait avoir cette application pour sa fortune et sa renommée ; car, en l'entendant chanter ainsi sur sa basse, les femmes du monde se passionnèrent pour son talent, quelques-unes même, dit-on, pour sa personne. Quoi qu'il en soit, il devint l'instrumentiste à la mode. Mais tout n'est pas bénéfice pour l'art dans les moyens faciles. En rétrécissant son mécanisme aux proportions d'une mélodie renfermée dans une étendue restreinte, et toujours phrasée de la même manière, Batta perdit la puissance d'exécution ; le son, l'archet, le mécanisme de la main gauche, tout s'en ressentit. C'est dommage, car son sentiment de musique était naturellement bon ; il avait reçu de Platel les principes d'une belle et large manière avant qu'il allât à Paris ; enfin, il avait un talent remarquable par la précision et le sentiment dans la musique classique du quatuor et du quintette. Au surplus, il n'a vraisemblablement pas de regret de sa métamorphose ; car les succès ne lui ont pas manqué. Partout, à Paris, en Belgique, en Hollande, dans les départements de la France, en Suisse, en Allemagne, à Pétersbourg, ses concerts ont attiré la foule ; les journaux lui ont prodigué des éloges sous toutes les formes, il est décoré de plusieurs ordres, et les éditeurs publient sa musique. Ce n'est pas tout ce qu'un artiste peut désirer ; mais on ne peut tout avoir.
5On a gravé de cet artiste : 1° Trois nocturnes pour violoncelle et piano, avec Osborne; Paris, Schonenberger. — 2° Grand duo de piano et violon sur Lucrèce Borgia, avec Édouard Wolff; Paris, Mayaud. — 3° Fantaisie pour violoncelle et piano sur Lucia de Lammermoor ; ibid. — 4° Romance de l'Élise de l'amore ; idem, ibid. — 5° Romance de Richard Cœur de Lion ; idem, ibid. — 6° Andante pour violoncelle et piano ; ibid. — 7° Mélodie de Lucrèce Borgia ; idem, ibid. — 8° La Viennoise, grande valse ; idem, ibid. — 9° Souvenirs ; idem, ibid. — 10° Airs Béarnais, chant des Montagnes ; idem, ibid. — 11° Fantaisie et adagio de la cavatine de la Sonnanbula ; idem. — 12°. Réminiscences de la Juive, fantaisie, idem ; Paris, Brandus. — 13° Souvenir de Dom Sébastien, élégie pour violoncelle et piano, op. 48; Paris, Escudier. — 14° Six Lieder de Schubert, idem, en deux suites ; Paris, Messonnier. — 15° Grande fantaisie sur des thèmes originaux de Bériot ; idem, ibid. — 16° Sérénade de Hartog, idem ; Paris, Richault, etc., etc.
7Deux frères de Batta se sont aussi fait connaître dans la musique. Le premier, Laurent, né à Maestricht, le 30 décembre 1817, a fait ses études de piano au conservatoire de Bruxelles et y a obtenu le premier prix en 1836. Pendant quelques années il a vécu à Paris et a voyagé avec Alexandre, pour donner des concerts. En 1848 il s'est fixé à Nancy comme professeur de piano.
9Le plus jeune des trois frères, Joseph, né à Maestricht, le 24 avril 1820, a fait également ses études au conservatoire de Bruxelles, comme violoniste et comme compositeur. En 1845 il a obtenu le second prix au grand concours de composition musicale institué par le gouvernement belge. L'année suivante il s'est fixé à Paris et y a été attaché comme violoniste au théâtre de l'Opéra-Comique. Il a en portefeuille des cantates, des ouvertures, des symphonies, etc.
11BATTALUS ou BATALUS, joueur de flûte qui a joui d'une grande célébrité dans l'ancienne Grèce, naquit à Éphèse, et vécut vers l'an 408 avant J.-C. Sa mollesse devint proverbiale : Aristophane en avait fait le sujet d'une comédie satirique qui n'est pas parvenue jusqu'à nous.
13BATTANCHON (FÉLIX), violoncelliste distingué, né à Paris le 9 avril 1814, est ancien élève de Vaslin et de Norblin, au Conservatoire. Il a été attaché à l'orchestre de l'Opéra de cette ville depuis 1840. M. Battanchon s'est fait connaître avantageusement dans les concerts de cette capitale pendant plusieurs années, et a eu de brillants succès en parcourant les départements de la France, particulièrement la Bretagne. Un instrument appelé baryton par son inventeur, et qui tient le milieu entre l'alto et le violoncelle, a été joué à Paris par M. Battanchon, avec un talent remarquable, dans les années 1846 et 1847. On a imprimé de cet artiste : 1° Trois études en double corde pour violoncelle, op. 1; Paris, Richault. — 2° Airs bretons, pour violoncelle et piano ; ibid. — 3° Deux mélodies pour violoncelle et piano, op. 3; Leipsick, Hofmeister. — 4° 24 études pour violoncelle adoptées pour l'enseignement du Conservatoire de Paris, op. 4.
15BATTEN (ADRIEN), organiste et vicaire du chœur de Saint-Paul, à Londres, exerça ces emplois sous les règnes de Charles 1er et de Charles II, c'est-à-dire de 1640 à 1680. C'était un bon harmoniste de l'ancienne école. Plusieurs de ses anciennes ont été insérées dans la collection de Barnard. one of two readings
16BATTEN (ADRIEN), organiste et vicaire du chœur de Saint-Paul, à Londres, exerça ces emplois sous les règnes de Charles Ier et de Charles II, c'est-à-dire de 1640 à 1680. C'était un bon harmoniste de l'ancienne école. Plusieurs de ses anciennes ont été insérées dans la collection de Barnard. one of two readings
18BATTEUX (CHARLES), chanoine honoraire
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.