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Scan 323
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1Milan, chez Ricordi, ainsi qu’un choix de cavatines, airs et duos d’Anna La Prie, de Margherita d’Aragon, d’Emo, de la Rosvina de La Forêt, et de Leonora Dori. Ce qui manque dans tout cela, c’est l’originalité; mais il y a de l’intelligence dans la disposition des idées et dans l’effet des morceaux.
3BATTISTINI (Jacques), maître de chapelle de l’église cathédrale de Novare, dans le Milanais, a publié : 1° Motetti sacri, op. 1; Bologne, 1700, op. 2, in-4°. — 2° Armonie sagre; Bologne, 1700, op. 2, in-4°. Cet œuvre consiste en douze pièces à une, deux et trois voix, avec ou sans violons.
5BATTON (Désiré-Alexandre), né le 2 janvier 1797, à Paris, où son père était fabricant de fleurs artificielles, entra au mois d’octobre 1806 dans une classe de solfège, au Conservatoire de musique, et passa ensuite à l’étude du piano, au mois de juillet 1807. Quelques années après il fut admis dans une classe d’harmonie, et enfin il devint l’élève de Cherubini pour le contrepoint. En 1816 il se présenta au concours de l’Institut de France, et y obtint le deuxième grand prix de composition musicale; l’année suivante le premier grand prix lui fut décerné pour la cantate de la Mort d’Adonis. Ce prix donnait à Batton le titre de pensionnaire du gouvernement et le droit de voyager pendant cinq ans aux frais de l’État en Italie et en Allemagne. Avant de quitter Paris, il fit représenter au théâtre Feydeau (en 1818) un opéra comique en trois actes intitulé la Fenêtre secrète. Le sujet, du genre de la comédie, était peu favorable à la musique; cependant Batton sut faire remarquer dans cet ouvrage d’heureuses dispositions pour la composition dramatique; on y trouvait une harmonie pure et correcte, et le sentiment de la scène s’y faisait apercevoir. Arrivé à Rome, le jeune compositeur se livra à des travaux sérieux, et écrivit des morceaux de musique religieuse, un oratorio et quelques pièces de musique instrumentale. A Munich, il fut invité à composer une symphonie et d’autres ouvrages pour la société des concerts de cette ville. De retour à Paris vers 1823, Batton, comme la plupart des jeunes compositeurs français, fut obligé de frapper longtemps à la porte des faiseurs de livrets d’opéras pour en obtenir un; enfin il eut celui d’Ethelvina, drame en trois actes, d’un genre sombre, qui ne fut point heureux. La musique de cet ouvrage était trop uniforme; elle manquait d’effet, quoique l’instrumentation eût de l’éclat. Le 6 février 1828 Batton fit représenter au théâtre Feydeau le Prisonnier d’État, opéra comique en un acte, qui n’eut pas de succès. Un mois après, on joua au même théâtre le Camp du drap d’or, ouvrage en trois actes que ce compositeur avait écrit en collaboration de M. Risaut et Leborne. Il ne fut pas plus heureux cette fois que les précédentes, et le dégoût de la carrière d’artiste sembla s’emparer de lui à la suite de ces échecs. C’est sans doute à ce dégoût qu’il faut attribuer la résolution que prit Batton de succéder à son père dans le commerce des fleurs artificielles. Cependant il tenta un dernier essai en 1832, et cette fois il fut plus heureux, car le drame de la Marquise de Brinvilliers, qu’il écrivit en société avec Auber, Carafa, Hérold et quelques autres musiciens, fut favorablement accueilli du public, et fournit à Batton l’occasion d’écrire un beau finale et quelques autres morceaux qui ont prouvé que des circonstances favorables lui ont manqué seulement pour se faire une réputation plus brillante. Depuis lors il a écrit un petit opéra pour le carnaval de 1835: cet ouvrage a été mis en répétition, mais n’a point été représenté. En 1837, il fit jouer un opéra comique en trois actes, intitulé le Remplaçant, dont le libretto, l’un des ouvrages les plus faibles de Scribe, nuisit au succès de la musique. En 1842 Batton a été nommé inspecteur des succursales du Conservatoire de Paris. Sans cesser d’en remplir les fonctions, il a été chargé en 1849 de la direction d’une classe d’ensemble de musique vocale dans ce même établissement. Batton est mort à Paris le 16 octobre 1855, à l’âge de 58 ans.
7BATTU (P.), violoniste et compositeur, est né à Paris en 1799. Admis comme élève au Conservatoire de musique, dans des classes préparatoires, il devint ensuite élève de Rodolphe Kreutzer, et après avoir achevé ses études musicales d’une manière brillante, il obtint le premier prix de violon au concours de l’année 1822. Depuis lors M. Battu s’est fait entendre dans plusieurs concerts et toujours avec succès. Parmi les élèves de Kreutzer, il est un de ceux qui ont le moins copié la manière de leur maître. Après être devenu successivement l’un des violons de l’orchestre de l’Opéra et de la chapelle du roi, M. Battu a été privé de ce dernier emploi par la révolution du mois de juillet 1830. En 1846, il a été nommé second chef d’orchestre de l’Opéra. Il a fait graver quelques ouvrages de sa composition, entre autres : 1° Concerto pour le violon, œuvre 1°; Paris, Baucé. — 2° Trois duos concertants pour deux violons, op. 2; ibid. — 3° Deuxième concerto, œuvre 3°; Paris, Frey. — 4° Thème varié pour le violon, avec orchestre; ibid. — 5° Quelques romances avec accompagnement de piano.
9BALI (N.). Castiaux cite sous ce nom, dans son histoire manuscrite de la musique, un écri-
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