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Scan 324
Biographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique / 6, 1866
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1vain français qui vivait en 1754. Il dit, en parlant de cet auteur : Nous avons de lui un petit Traité de musique théorique. Je ne connais pas d'autre indication de cet ouvrage.
3BAUCK (MATTHEIU-ANDRÉ), organiste à l'église Saint-Jacques de Lubeck, mort vers 1831, a publié à Hambourg : 1° Musikalischen Andenken für Clavier und Gesang (Souvenirs musicaux pour le clavecin et pour le chant); 1799. — 2° Alleluia de Händel arrangé pour l'orgue, suivi d'une fugue à trois parties; ibid., 1799. Il est aussi auteur d'un manuel d'harmonie, par demandes et réponses, intitulé : Anleitung zur Kenntniss der Harmonie in Fragen und Antwort, als Handbuch; Lubeck, Michelsen, 1813, 4 feuilles 1/2 in-8°. Les exemples de musique sont à la fin du volume; mais dans la seconde édition, publiée à Leipsick en 1818, les exemples ont été ajoutés dans le texte. On a aussi de Bauck : Lübeckisches Choralmelodienbuch (Livre de mélodies chorales de Lubeck), dont la deuxième édition a été publiée à Lubeck, en 1826, in-8°, et Lübeckisches vierstimmiges Choralbuch (Livre choral de Lubeck à quatre voix); ibid. 1828, in-40 oblong.
5BAUD (…), habitant de Versailles, a inventé vers 1796 une machine propre à fabriquer des cordes de soie torse, destinées à remplacer celles de boyaux dans la monture de la harpe, de la guitare, et même du violon, de l'alto et du violoncelle. Il déposa des échantillons de ses cordes à l'Institut, et Gossac fit, en l'an vu (1798), un rapport à la classe des beaux-arts, où il est dit que ces cordes peuvent se substituer avec avantage à celles de boyaux, pour la harpe et la guitare, mais qu'elles sont moins sonores pour les instruments à archet. Baud a fait imprimer une brochure de 47 pages, intitulée : Observations sur les cordes à instruments de musique, tant de boyau que de soie, suivies d'une lettre du citoyen Gossac au citoyen Baud, du rapport du citoyen Gossac à l'Institut national sur les cordes de soie du citoyen Baud, et de l'extrait du procès-verbal de l'Institut national; Versailles, 1803, in-8°. Soit à cause du préjugé qui fait repousser en France toute innovation, soit que les inconvénients de ces cordes en balançassent les avantages, il ne paraît pas qu'on en ait jamais fait usage. En 1810, Baud soumit à l'examen de l'Institut un violon construit dans un système de proportions particulières et dont la table n'était pas barrée, parce que l'auteur de cet essai considérait la barre comme un obstacle aux vibrations longitudinales. Le rapport de l'Institut ne fut pas favorable à cette invention; il a été imprimé dans la mauvaise compilation de César Gardeton, intitulée : Bibliographie musicale de la France et de l'étranger. (Pag. 348 et suiv.)
7BAUD DE LA QUARRIÈRE, trouvère, vivait vers le milieu du treizième siècle. Le manuscrit n° 66 (fonds de Cangé) de la Bibliothèque impériale, contient deux chansons notées de sa composition. La Borde en cite deux autres, t. II, p. 313.
9BAUDERON (ANTOINE), sieur de Sénecé. V. Sénecé.
11BAUDIOT (CHARLES-NICOLAS), violoncelliste, né à Nancy, le 29 mars 1773, reçut des leçons de Janson l'ainé, et succéda à son maître comme professeur au Conservatoire, en 1802. Peu de temps après son entrée dans cette école, il fut chargé de faire avec Levasseur une méthode de violoncelle qui fut rédigée par Baillot. Baudiot, qui avait un emploi au ministère des finances, fut du nombre des professeurs qui conservèrent leurs places au Conservatoire, lorsque cet établissement fut réorganisé, en 1816, sous le nom d'école royale de musique, et il y joignit le titre de premier violoncelle de la chapelle du roi. En 1822 il demanda et obtint sa retraite de professeur du Conservatoire avec une pension pour ses anciens services. Depuis lors, il a fait plusieurs voyages en France pour y donner des concerts. Le caractère du talent de cet artiste était un son pur, mais peu puissant, la justesse de l'intonation et la netteté dans l'exécution des traits; mais son archet manquait de variété : son jeu était froid et sans verve. Dans un concert donné par Mme Catalani à la salle Chantereine, en 1807, il arriva à Baudiot une des aventures les plus pénibles qui puissent se rencontrer dans la vie d'un artiste. Il y devait jouer un solo, et il s'était retiré dans une chambre du théâtre pour préparer et se préparer pendant qu'on exécutait une symphonie de Haydn. Par un singulier hasard, Baudiot avait écrit la fantaisie qu'il allait exécuter sur le thème de l'andante de cette symphonie, et il ignorait que c'était précisément celle-là qu'on avait choisie pour le concert. Le moment venu où il devait jouer, on alla le chercher. Il arrive, accorde son instrument et commence. Quelques accords de l'orchestre servent de prélude; mais vient le thème, et lorsque Baudiot commence ce même thème qu'on venait d'entendre, avec les riches développements qu'y avait mis le génie de Haydn, un éclat de rire part dans toute la salle. Baudiot ne sait ce qui motive cette hilarité; il se trouble, et dans son agitation, prend mal une position au démanché et joue faux. Les rires redoublent et avec eux l'angoisse de Baudiot, dont toutes les facultés morales sont anéanties et qui manque la plupart des traits. Enfin, il est
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