Scan 104
Die Geigenmacher der alten italienischen Schule: Eine Uebersicht aller …, 1877
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1native et traverse les siècles sans altération. »
2On ne saurait mieux dire !
3Et il faut vraiment rendre hommage à ces maîtres au génie patient qui ont nom Amati, Stradivarius et Guarnerius, pour l'avoir établi de telle sorte que rien ne semble jamais pouvoir y être changé.
4Quelques mots sur l'archet :
5Qu'était-il à ses débuts ? Un ou plusieurs liens attachés aux deux extrémités d'une tige flexible tendue en arc ; il a subi des transformations importantes qui suivirent, comme pour le violon, les progrès de la musique ; au commencement du XVIIIe siècle, on créa le bouton à vis qui permit de régler la tension des crins ; les baguettes rondes ou cannelées étaient droites, la tête était longue, la pointe en était relevée ; la hausse faite de bois divers, palissandre, poirier, ne comportait qu'une mortaise dans laquelle on calait les crins et une rainure pour les maintenir.
6C'est à des Français du nom de Tourte que revient l'honneur d'avoir perfectionné l'archet au point où il est.
7Le premier Tourte, archetier à Paris vers 1740, commença à donner aux baguettes plus de flexibilité, plus de tension. Deux de ses fils continuèrent dans la voie tracée, mais c'est le cadet, François Tourte, dit le Jeune, qui fit de l'archet ce que Stradivarius avait fait du violon, en l'amenant à l'état définitif que nous connaissons.
8Les archets sont faits en bois dur, du Fennambouc ou du Bahia, venant de l'Amérique du Sud.
9Les archetiers français sont restés les meilleurs : les Tourte, François Lupot. Eury, Pecccate, Henry, Pajeot, F.-N. Voirin,
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