Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 19

Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903

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1daté de 1546 et qui figurait dans la collection du comte Cozio di Salabue, n’était à vrai dire qu’un rebec et qu’il avait été primitive-ment monté à trois cordes, sa transformation en violon à quatre cordes étant bien postérieure¹.
3D’autre part, si l’Italie peut, à juste titre, revendiquer un maître de l’importance d’un Amati, il est prouvé que la Lorraine, à la même époque, possédait des chefs d’école véritables, tant à Nancy, avec les Renauld et les Médard, qu’à Mirecourt, avec les Tywersus et les Dieudonné Montfort.
5D’après un manuscrit de M. Iverneau, de Mirecourt, datant de 1866 environ, « la lutherie de Mirecourt ne remonterait guère au delà de cent cinquante ans, et vers cette époque un luthier, élève d’Amati, dit-on, alla s’établir à Saint-Avold (Moselle), son pays natal, y enseigna son art à un jeune homme de Mirecourt, nommé Grandgérard, lequel, après son apprentissage, se fixa en cette ville et formait à son tour de nombreux élèves, les Médard, les Nicolas et autres. »
7Nous avons cité ici, pour la forme, cette assertion, qui nous paraît fantaisiste sur plusieurs points, d’abord parce qu’en se reportant à cent cinquante ans environ avant 1866 on arrive à la date de 1716 et que les Médard exerçaient déjà à Nancy avant 1597. Ensuite les Nicolas datent de la seconde moitié du dix-huitième siècle, et le nom du premier luthier Grandgérard à Mirecourt nous y apparaît en 1776 dans les registres des contribuables.
9De plus, la lutherie de Mirecourt, d’après les documents des archives, indique Dieudonné Montfort, faiseur de violons, en 1602.
11Nous avons voulu, cependant, examiner sérieusement la question, et nos recherches à Saint-Avold n’ont abouti qu’à nous indiquer un luthier que nous rencontrions d’abord à Nancy vers 1750, Christophe Ray ou Rech, puis se fixant à Saint-Avold en 1757. Nous dirons, à propos de Tywersus, ce qui semblerait se rattacher à l’indication très vague et aucunement documentée de M. Iverneau.
13Jusqu’ici quelques auteurs ont écrit sur les luthiers et sur l’art de la lutherie. Ils se sont adressés, n’étant pas praticiens, à quelques luthiers contemporains, et ont ainsi recueilli des documents verbaux plus ou moins authentiques.
15¹ Georges Hart, le Violon, p. 66.

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