Scan 20
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
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1Tels les ouvrages de M. Vidal, de M. Laurent-Grillet, qui reproduit à peu près celui du précédent, et de plusieurs auteurs.
3Il nous a paru indispensable, pour écrire une telle étude, de puiser les renseignements aux sources des archives. Depuis bientôt dix années, nous avons dirigé nos recherches dans les registres de l'état civil de Nancy, de Mirecourt et d'autres villes lorraines, ainsi que dans ceux des contribuables et des corporations jusqu'en 1789.
5Nous présentons donc ici un travail documenté où rien ne doit être laissé aux suppositions et à la fantaisie et qui relève forcément des erreurs nombreuses commises jusqu'ici. Ces rectifications portent sur les noms des Lupot, des Jacquot, des Vuillaume, des Nicolas et jusque sur les familles des petits maîtres dont on sera surpris de retrouver des descendants émigrés en France et dont on ne soupçonnait pas l'origine lorraine.
7Nos recherches ont été à tel point productives que, pour pouvoir nous limiter aux prescriptions régulières, nous avons partagé notre travail en deux sections. C'est la première partie de cet essai que nous présentons ici, celle qui aboutit à la limite du dix-huitième siècle.
9En adoptant ce principe, nous signalons d'abord les luthiers lorrains du duché de Lorraine, nés lorsque cette province était autonome, et ensuite la seconde traitera des luthiers contemporains, nés ou issus des anciennes familles lorraines.
11Indiquons, à titre de preuves, les transformations que la lutherie italienne voyait s'opérer, notamment à Brescia, vers la seconde moitié du seizième siècle.
13Une de ces preuves se trouve dans les instruments rappelant les formes de la vièle à archet. Nous voulons parler de la viole que le célèbre Gaspard de Salo construisit et que l'on a pu admirer à l'exposition centennale et rétrospective des instruments de musique, organisée avec notre concours à Paris en 1900. Cet instrument porte la date de 1561. C'est de là, il nous semble, que l'on peut établir le commencement de l'évolution italienne vers le violon, puisqu'il faut bien avouer que l'on ne peut considérer sincèrement Jean Kerlino, Breton d'origine, établi à Brescia vers 1450, que comme un faiseur de rebeccs ou de vièles à archet.
15On peut plus sérieusement attribuer la véritable forme du
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