Bow & Bridge Violin and bow makers, as the old books printed them

Scan 22

Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903

21 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.

1de l'état civil, qu'on voit apparaître le mot luthier, qui s'est conservé jusqu'ici pour désigner seul celui qui construit lui-même les instruments à cordes et à archet.
3Au dix-septième siècle, par exception, nous rencontrons aussi le mot velonier ou violonier.
5Dans l'ouvrage de M. Vidal¹, il n'est question que d'une cinquantaine de luthiers de Mirecourt.
7Nous avons donc pensé qu'il était utile de donner, non pas une liste brève de l'importante lutherie lorraine, mais un recueil biographique de chacun de ces artistes, en nombre considérable, si l'on songe que pendant les deux derniers siècles Mirecourt ne comptait pas plus de quinze cents à deux mille habitants environ.
9Du reste, il est prouvé que les ducs de Lorraine reconnaissaient l'importance de cette école, puisque le duc François donna, le 15 mai 1732, des chartes pour les luthiers et faiseurs de violons de Mirecourt et de Mattaincourt².
11Dans ces chartes, nous relevons certains détails intéressants ; les maîtres luthiers et faiseurs de violons de Mirecourt se plaignaient « des abus qui se glissent dans leur métier, demandant de les créer en corps de maîtrise, au moyen de quoi il se formera de bons maîtres qui, en servant bien le public, conserveront à la ville de Mirecourt la renommée qu'elle s'est autrefois acquise, de contenir d'habiles faiseurs d'instruments ».
13Cette dernière phrase de la charte de 1732, consacrant « la renommée autrefois acquise par la ville de Mirecourt, de contenir d'habiles faiseurs d'instruments », confirme catégoriquement ce que nous déclarions précédemment à ce sujet.
15Les faiseurs de violons et les luthiers eurent pour patronne sainte Cécile ; tous les trois ans, on é lisait un maître de la corporation, prêtant serment entre les mains du lieutenant général, de deux échevins et d'un doyen de Mirecourt.
17Pour être reçu luthier, il fallait dix-huit mois d'apprentissage, avoir de bons certificats, faire un chef-d'œuvre selon les indications des maîtres et échevins et être examiné ensuite par les maîtres du corps, nommé par le maître de la confrérie. Le droit de réception était de cinquante francs barrois, dont vingt-cinq
19¹ Vidal, les Instruments à archet.
20² Archives de la Lorraine, B. 174, f° 65.

The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.