Scan 34
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
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1Ce luthier, originaire de Prague, avait francisé son nom que l’on voit écrit Burghardt dans ses étiquettes primitives. Ces étiquettes sont presque toujours manuscrites et libellées ainsi :
3BOURGARD, FACTEUR
4D’INSTRUMENTS, RUE
5DE LA POISSONNERIE A
61786 NANCY 1786
8Le vernis de ses instruments est communément brun.
10BOURLIER (Jacques), né à Mirecourt, s’y maria en 1770 et fut luthier en cette ville jusqu’en 1789. On remarquera, lors de son mariage, à Nancy, la présence, en qualité de témoin, de Jean-François Charotte. (Voir ce nom.)
12BOURLIER (Jean-Baptiste), maître luthier de Mirecourt de 1773 à 1789, figure en cette qualité sur les registres des contribuables, et en qualité de parrain, le 26 mars 1766, du fils de Joseph Huguenin, maître luthier, puis le 3 août de la même année, de la fille de François Jacquot et de Jeanne Harmand.
14BOURLIER (François), luthier à Mirecourt, cité comme tel de 1788 à 1789.
16BOURLIER (Laurent), luthier de Mirecourt de 1798 à 1878.
18BOYER (Alexis), luthier à Mirecourt, élu comme tel de 1773 à 1789.
20BOYER (Alexis) fils, élu compagnon à Mirecourt de 1783 à 1784.
22BRETON (Joseph-François), né à Mirecourt, s’y maria le 7 février 1787, qualifié maître luthier dans les registres des contribuables de cette ville. Ses étiquettes datent souvent de 1740 à 1789. Il habitait Mirecourt, mais signait ses œuvres de Paris.
24BRETON (François), né à Mirecourt, où nous le trouvons cité comme maître luthier, en 1778, dans les registres des contribuables, ce qui démontre l’erreur commise jusqu’ici et qui lui accordait seulement la période d’action de 1800 à 1830, selon M. Grillet¹. Sa lutherie, faite avec soin, présentait sous des voûtes un peu accusées une exécution assez délicate pour les coins et les filets. Le vernis, d’un jaune clair, est assez transparent. Il fut l’un des maîtres de Charles Jacquot. François Breton a souvent marqué ses violons au fer chaud, sur le talon du manche. Il fut agréé, plus tard, comme luthier breveté de la duchesse d’Angoulême, et ses étiquettes sont décorées des armes fleurdelysées.
26¹ Les Ancêtres du violon, p. 299.
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