Scan 81
Essai de répertoire des artistes lorrains: les luthiers, 1903
21 lines. Read by computer on 29 September 2026. No printed page number was found. See the scan on archive.org.
1comme le transcrit M. Grillet, était né à Mirecourt et non à Paris. Nous rencontrons la mention de son nom dans les registres des contribuables de Mirecourt de 1785 à 1789. Il marquait son nom au feu, sur le bouton de la poignée : J.-L. Mast à Paris, de la même façon que ses compatriotes le faisaient à cette époque. Du reste, son fils, établi plus tard à Toulouse, fit son apprentissage chez Nicolas ainé, à « la Ville de Crémone », dans sa ville natale, à Mirecourt. Joseph-Laurent s’établit dans la suite à Toulouse, rue des Balances, vers 1807. Sa lutherie est assez bonne, mais le vernis rouge brun est assez épais, tandis que celui qu’adopte son fils était plus clair, tirant sur le jaune légèrement teinté de rouge, d’un assez bel effet.
3MATHIEU (Joseph), apprenti luthier à Mirecourt, marié en cette ville le 27 juillet 1750.
5MATHIEU (Nicolas), luthier, de Mirecourt, fils de Joseph, né à Mirecourt le 23 décembre 1753, mentionné, en qualité de maître luthier, de 1775 à 1789, sur les registres des contribuables de la ville de Mirecourt.
7MATHIEU (Claude), luthier à Mirecourt, marié en février 1772, en cette ville.
9MATHIS (Nicolas), luthier à Mirecourt en 1758, marié en novembre 1764, continua la lutherie jusqu’à la fin des corporations tout au moins, puisque les registres des contribuables de cette ville mentionnent son nom jusqu’en 1789.
11MATHON (Jean-Claude), luthier à Mirecourt, de 1773 à 1784.
12Reg. des contribuables. Mirecourt.
14MAURICE (Claude), maître faiseur de violons à Nancy, nous est connu par le baptême de sa fille, en cette ville, le 13 mai 1669.
16Les MÉDARD, luthiers lorrains. Nous avons donné, en 1896, un travail sur ces luthiers, dont la famille, essentiellement lorraine, était de noble extraction. On y lira¹ l’importance que ces luthiers ont eue et qui est véritablement reconnue par Fétis, par M. Chouquet, par M. Gallay et d’autres auteurs qui ne craignaient pas de classer les œuvres de Nicolas et de Jean Médard parmi celles qui pouvaient se comparer tout au moins à celles d’Amati. Nous avons dans notre collection deux superbes instruments de Nicolas Médard, l’un daté de 1680, à Nancy, et dont le vernis est de la même pâte que celui des plus beaux instruments de l’école de Crémone².
17Nous pensons, jusqu’à preuve du contraire, que les Médard, contem-
19¹ Les Médard, luthiers lorrains. A. JACQUOT, Compte rendu du Congrès des Sociétés des Beaux-Arts des départements, et plaquette tirée à part. (Fischbacher, éditeur, rue de Seine, 33, Paris. 1896.)
20² Le second instrument de Nicolas Médard, qui figurait à l’Exposition centen-
Makers on this page
The computer misreads some letters and numbers. Where a name matters to you, read the scan.